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Le grand sujet du jour : c’est Martine Le Pen et sa bande d’escrocs devant la Cour d’appel pour les détournements de fonds du parlement européen part des emplois fictifs d’attachés parlementaires.

Sera-t-elle condamné à la prison, ce qui l’éliminerait du scrutin présidentiel. Les juges ont rendu un jugement très politique qui la condamne à 1an de prison ferme au lieu de 2 ( entre autres peines : 100 000 euros d’amende et quarante-cinq mois d’inéligibilité, dont trente avec sursis. ). Elle peut donc se présenter et si elle fait appel devant la Cour de Cassation, éviter de porter le bracelet infâmant à la cheville pendant le temps que la décision soit rendue. C’est donc tout naturellement qu’elle a décidé de se présenter aux élections.

« Imagine-t-on une candidate à la fonction suprême faire campagne fraîchement condamnée en appel ? Ce sera une première dans l’histoire de la Ve République. Une première qui dit quelque chose de l’état de notre démocratie. En choisissant de se pourvoir en cassation, Marine Le Pen a donc choisi d’enjamber la case prison (en l’occurrence le port du bracelet électronique) pour se lancer pour la 4 e fois à l’assaut de l’Élysée. La délinquante en col blanc part cette fois lestée d’un sacré boulet au pied. L’arrêt rendu par la Cour d’appel, bien plus clément que les cinq ans d’inéligibilité réclamés par le parquet général, complique désormais le récit de « l’acharnement du système » à l’encontre de ces oies blanches que seraient les dirigeants du Rn[1]. ( l’Humanité

En choisissant cette importante durée d’inéligibilité tout en ajoutant une peine ferme sous bracelet électronique, compliquant sérieusement une campagne électorale, la cour d’appel a laissé à Marine Le Pen le choix de se présenter ou non, justifié par la présidente Michèle Agi, évoquant la « liberté du choix des électeurs ». Annihilant de ce fait les critiques attendues sur une justice qui « prive des millions d’électeurs de leur candidate », comme l’avait dénoncé la principale intéressée le 31 mars 2025. Et permettant au pouvoir Macron, par le ministre Darmanin de se défausser de sa probable « influence » sur le procureur que donne le droit français au Chancelier, sous des prétextes démocratiques et généreux, soit sans fâcher des électeurs droitiers qui pourraient être utiles à Edouard Philippe.

Quelles sont les options possibles ?

La cour d’appel a bien précisé que sa décision « infirmait » le jugement de première instance, ce qui tendrait à aller dans le sens de la désormais quadruple candidate à la présidentielle.

Mais, même si Marine Le Pen est bien éligible, son pari paraît risqué. En effet, en décembre dernier, la Cour de cassation a indiqué qu’en cas de pourvoi elle tâcherait de rendre sa décision avant la fin de l’année 2026. Deux options sont alors possibles. La moins probable serait que la haute juridiction, qui ne juge pas sur le fond mais uniquement en droit, casse la décision prononcée ce mardi et renvoie vers une autre cour d’appel. Dans ce cas, quand aurait lieu ce nouveau procès ? Potentiellement en plein cœur de la présidentielle…

La seconde option, plus vraisemblable, serait que la Cour de cassation valide la décision de la cour d’appel, ce qui rendrait alors la décision définitive. Marine Le Pen devra donc renoncer à sa candidature ou faire campagne sous bracelet électronique.

Un juge d’application des peines fixerait alors les modalités de cette détention sous surveillance électronique. Il pourrait l’autoriser à quitter son domicile en journée, sur des horaires définis mais, en principe, la candidate devra retourner chez elle chaque soir. Ce qui donnerait une campagne quelque peu folklorique.

Marine Le Pen tente le tout pour le tout, car si la Cour de cassation ne casse pas un jugement rendu avant le début de la campagne électorale – ce qui me paraît probable – pourquoi le ferait-elle, alors que Marine a été reconnue deux fois coupable ? Elle devra alors porter le bracelet dont elle ne veut évidemment pas pendant cette campagne et se verrait limitée dans ses déplacements… 

Elle se lance dans une stratégie jusqu’au-boutiste, n’ayant en fait pas d’autre choix, car selon les sondages, l’extrême droite n’a jamais été aussi proche de prendre le pouvoir en France. Pour elle, c’est l’année prochaine ou jamais !

 

LE RN RESTE COUPABLE AINSI QUE SES DIRIGEANTS

Cela ne changera pas le fond de l’affaire : même libre, c’est une candidate deux fois reconnue coupable qui fera campagne. Dans sa décision, la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, a insisté sur la culpabilité de l’ensemble des 11 prévenus, ainsi que celle du Rassemblement national lui-même, condamné à une amende de 2 millions d’euros et à verser au Parlement européen 1,943 686 euros et 31 centimes – le reste du préjudice, estimé à 2,8 millions d’euros, ayant déjà été remboursé[2].

 

Jordan Bardella, président du RN, lui-même en instance de condamnation se voyait sans doute propulsé candidat à la présidentielle,  doit se contenter d’espérer Matignon. Il avait cependant déclaré sur BFMTV en novembre 2024, le principe selon lequel « ne pas avoir de condamnation à son casier judiciaire est la règle numéro une quand on souhaite être parlementaire de la République »…

Mais les dirigeants du Rn ne sont  pas à une contradiction prêt, que ce soit en matière de, des retraites, des cadeaux aux entreprises, de l’Ukraine et de Poutine, etc…

 

Avant de tester le pire, pour un changement avec « ceux » qui n’ont jamais gouverné, réfléchissez un peu ! Le pire n’est jamais sûr …

 

 Allain louis Graux

   Le 8 juillet 2026  

 

[1] Florent Le Du – l’Humanité – 07.07.26 - Présidentielle 2027 : Marine Le Pen, condamnée et candidate en sursis

[2] Idem

Tag(s) : #Actualité politique et sociale, #POLITIQUE, #République
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