Notre ministre des affaires qui lui sont étrangères, Monsieur Barrot était sur France inter hier matin ;
Peut-être l'avez-vous entendu?
- Benyamin Nétanyahou dit avoir donné l'ordre à l'armée israélienne d'occuper 70% de la bande de Gaza. Il recule une ligne jaune de démarcation de 50, à 60, et maintenant 70 % du territoire de la Bande Gaza. Les tireurs des troupes israéliennes – soldats où tueurs à gage d’Israël- car ils tuent tous ceux qui sont à proximité : hommes, femmes ou enfants ;
Ma directive est de passer à…” L’assistance a alors clamé : “100 % !”
“Dans l’ordre. D’abord 70 %. Commençons par ça”, a repris le chef du gouvernement israélien[1].
- Sont-ils du Hamas les enfants ?
Le prétexte évoqué pour massacrer les Gazaouis : faire régner la terreur. Pourquoi ? Puisqu’il y a un cessez le feu depuis octobre 2025. Jamais respecté. Mais par qui ? L’armée israélienne, le Hamas n’a fait que répliquer à ses attaques.
- C’est ce que dit Pierre Haski aussi sur Inter, à 8h17, qui se dit ébranlé par cela. Il dit aussi :
C’est donc "l’émigration volontaire" (la déportation) qui est programmée? Et inévitable ! puisque Netanyahou fait ce qu’il veut, y compris s’accaparer des pays voisins, (Liban, Syrie, Yémen , Irak, Iran – NDLA- AG) car il est à l’étroit dans son « corset »!!!!, et bien sûr massacrer qui il veut, autant qu’il veut, quand il veut, par milliers, depuis de si nombreuses années…
Et que les pays du Monde, d’Europe (à quelques exceptions admirables près), et en particulier, la France, entre autres, ne font RIEN, sinon le soutenir.
KATZ, le ministre de la Défense d'Israël est encore plus clair, il a dit : « Le plan de migration volontaire depuis Gaza sera également mis en œuvre, tout sera fait au moment opportun et de la bonne manière…(c'était dans l'Huma du 27 mai : article de Bruno Odent).
Israël Katz, se félicite aussi d’une exécution du nouveau chef de la branche armée du Hamas, qui a fait de nouvelles victimes « collatérales », tout en soulignant sa volonté d’accélérer le projet de purification ethnique du territoire. Il a fait ainsi référence au projet de nettoyage ethnique des habitants de Gaza vers des pays tiers. Mais lesquels ? Les pays voisins ne veulent pas accueillir des réfugiés palestiniens, ni l’Egypte, ni la Jordanie, ni la Syrie, ni le Liban.
Alors où ?
Des camps de concentration dans le Néguev ? Puis c’est quoi l’étape suivante ?
Je n’ose pas le dire, prononcer les mots auxquels je pense – peut-être vous aussi ? Pour lesquels je pourrais être accusé d’antisémitisme, de soutien du terrorisme, comme un ami de l’UJFP récemment, comme Rima Hassa, et bien d’autres.
Et après, ce sera le tour de la Cisjordanie, où la colonisation illégale s’accélère sous ce régime fascisant, sioniste, cad colonialiste.
- En février dernier, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait dénoncé « des actions d’Israël qui semblent viser à opérer un changement démographique permanent à Gaza ».
C’est quoi ce changement démographique permanent ? Allez dites-le clairement !
C’est ni plus ni moins que déporter les habitants de Gaza pour les remplacer par des colons juifs. Là se profile le projet trumpien de la riviera !
Vous remarquerez aussi que le processus, la stratégie israélienne est la même au Liban : faire régner la terreur !
Là, deux objectifs :
- Vider le Sud-Liban pour l’occuper militairement, voire le coloniser !
- Diviser la population en espérant que l’importante communauté chrétienne maronite se retourne contre la non-moins importante communauté chiite, acquise en majorité au Hezbollah. Comme cela s’était produit quand Israël avait occupé le Liban pour en chasser les Palestiniens d’Arafat en 1982[2]. Ce qui avait précisément fait naître le Hezbollah et 14 années de guerre civile, provoqué les massacres de Sabra et Chatilah sous les regards, la complicité, la complaisance israélienne.
Ces actions ont-elles affaibli le Hezbollah ? Non, il a une milice armée aujourd’hui plus importante que l’armée libanaise ; ce qui ne lui permet pas de désarmer cette milice comme l’exige le gouvernement israélien de Netanyahou.
C’est aussi un parti politique avec des députés, comme l’est d’ailleurs le Hamas à Gaza. Ce dernier avait d’ailleurs légitimement, légalement gagné les élections législatives.
Que pense Barrot de tout cela ?
- Il dit être favorable à la solution à 2 États, que la France a reconnu la Palestine. Il sait, "ils" savent que cet Etat de Palestine (reconnu par 149 pays) est irréalisable sans le départ de tous les colons : 750 000 ... au moins ! ça augmente constamment!
Ce que Netanyahou n'acceptera jamais.
Sans prendre aucune mesure pour que la Palestine existe réellement dans des frontières reconnues par tous, garanties par des forces internationales, des élections, un gouvernement.
- Et de ce projet de déportation du peuple palestinien de Gaza, sous prétexte d'éliminer le Hamas définitivement ? Barrot ne dit rien !
Or, on ne tue pas une idée, quand il s’agit de la justice pour le peuple palestinien qui continuera de refuser l'occupation, l'apartheid. Il continuera de s'exprimer d'une façon ou d'une autre. Il en est de même au Liban.
Ce silence - pour ne pas dire la complicité à l’égard des projets du sionisme - relève de l'hypocrisie la plus totale.
- Le problème c'est l'occupation, ce n'est pas le Hamas ou le Hezbollah.
Ils sont résistants, parfois terroristes[3], du fait de la colonisation de la Palestine.
LE PROBLEME C’EST L’EXISTENCE DE LA PALESTINE
Les droits du peuple palestinien victime d’occupation illégale, d’apartheid, de génocide à Gaza.
Tant que cette question de la Palestine ne sera pas réglée, il n’y aura pas de paix, ni en Palestine, ni au Moyen-Orient.
- La politique génocidaire des sionistes en Israël oblige les pacifistes, les défenseurs des droits humains, à prendre des positions de soutien aux peuples occupés et colonisés ; pas à des organisations comme le Hamas, le Hezbollah ou le régime islamiste iranien, dont - pour ma part- je condamne les orientations idéologiques.
J’en veux aussi pour cela aux sionistes !
La vérité est dans les faits constatés et avérés, pas dans leur inversion :
Qui est l’occupant ?
Qui est l’occupé ?
Allain
Le 30 Mai 2026[4]
[1] https://www.courrierinternational.com/article/moyen-orient-netanyahou-veut-porter-a-70-du-territoire-la-zone-controlee-par-israel-a-gaza_244525?at_medium=email&at_campaign=nl_quotidienne&at_creation=article_1&at_send_date=20260529
[2] En 1978, Israël envahit le Liban une première fois, jusqu'au fleuve Litani, et occupe alors une zone dans le sud du Liban. En 1982, Israël envahit le Liban une deuxième fois et élargit alors sa zone d'occupation. Après être arrivée jusqu'à la capitale Beyrouth, l'armée israélienne s'est ensuite retirée d'une partie du territoire occupé entre 1983 et 1985, mais a conservé le contrôle des zones le long de la frontière israélo-libanaise, en coordination avec l'État séparatiste du Liban libre, qui s'est effondré en 1984.
À partir de 1985, Israël a soutenu l'Armée du Sud-Liban (ALS), milice composée de supplétifs de l’État hébreu, contre le Hezbollah et d'autres militants musulmans, ainsi que des combattants communistes, dans la majeure partie du Sud-Liban. La bande de territoire occupée était large de dix kilomètres à l'exception d'un saillant qui atteignait au nord Jezzine et le fleuve Litani et mettait Tyr et Sidon ainsi que la vallée de la Bekaa à portée d'artillerie.
À la suite des actions menées par le Hezbollah, Israël se retire du Sud du Liban en 2000.
À partir de 2024, Israël occupe à nouveau une partie du Sud-Liban, pillant puis rasant des dizaines de villages.
(Daniel Meier, « Au Sud-Liban, la Blue Line comme marqueur du post-conflit ? », L’Espace Politique. Revue en ligne de géographie politique et de géopolitique, no 33, 22 février 2018)
[3] Le terrorisme, Israël l’a pratiqué pendant le mandat britannique, avec le massacre lors de l’attentat commis par l’Irgoun, groupe terroriste juif, contre l'hôtel King David à Jérusalem le 22 juillet 1946. Cette attaque à la bombe a été préparée et dirigée par Menahem Begin qui sera Premier ministre d’Israël de 1977 à 1983 avec l'aval du Mouvement de la résistance hébraïque (structure qui en juin 1945 fédérait la Haganah, l'Irgoun et le Lehi, ou groupe Stern.
[4] Source : mon intervention – révisée et corrigée - au rassemblement pour la Paix en Palestine, à Dijon le 30 mai.
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