Lundi 4 mai , suite à l’essai américain de forcer le barrage du détroit d’Ormuz par les Gardiens de la Révolution iraniens dont Téhéran a instauré de facto des droits de passage pour franchir le détroit,
Six ou sept vedettes rapides iraniennes auraient été coulées par les forces navales étatsuniennes, une explosion suivie d’un incendie s’est produite sur un navire sud-coréen ancré dans les eaux proches des Émirats arabes unis.
Deux navires marchands battant pavillon états-unien auraient pu franchir « avec succès » la voie maritime, écrit le commandement états-unien pour la région (le Centcom). Ce que dément l’Iran.
Les belligérants américains et iraniens se sont à nouveau affrontés et l’armée iranienne a bombardé un centre pétrolier des Emirats.
Le conflit semble en resté à ce stade où chacun attend une réaction de l’autre. Ce qui peut durer longtemps, or Trump s’impatiente - pour des raisons intérieures : il doit se justifier auprès de ses électeurs et obtenir un succès avant les élections de mi-mandat de novembre. Ce qui est loin d’être le cas. Le temps joue en faveur des Iraniens, alors que le monde s’impatiente aussi, en raison de la crise économique mondiale que cette guerre a provoqué, notamment par l’augmentation importante du prix des carburants, mais aussi la pénurie d’autres produits comme les engrais.
Le processus de négociation au Pakistan reste ouvert, mais « entre Ormuz et le volet nucléaire, les points de discorde restent importants et les efforts pour relancer les négociations ont échoué, malgré une première rencontre directe au Pakistan le 11 avril.
Selon l’agence Tasnim, Téhéran réclame une liste de mesures : le retrait des forces états-uniennes des zones proches de l’Iran, la levée du blocus des ports iraniens et du gel des avoirs du pays, le financement de réparations, la levée des sanctions, un « mécanisme » concernant le détroit d’Ormuz et « la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban[1] » que les forces armées d’Israël continue de bombarder chaque jour, malgré un soi-disant cessez le feu, faisant de nombreuses victimes dont des femmes et des enfants, prétendant combattre le Hezbollah pro-iranien, alors qu’en réalité le gouvernement théocratique israélien occupe de facto la zone du Sud Liban jusqu’au fleuve Litani. Il tue aussi chaque jour à Gaza et dans les camps et quartiers de la Cisjordanie occupée, et que les colons colonisent de nouveaux territoires.
Le dossier nucléaire ne figure apparemment pas dans le plan iranien de paix, or il s’agit d’une question centrale pour les États-Unis et Israël.
Chacun s’est déclaré prêt à reprendre les hostilités.
Donald Trump a menacé l’Iran vendredi: « Est-ce que nous voulons les pulvériser et finir le travail, ou est-ce que nous voulons trouver un accord ? Voilà les options. » Et il a exclu tout accord à court terme : « Nous n’allons pas partir bientôt, pour nous retrouver face au même problème dans trois ans. » Le conflit est donc « loin d’être terminé », a-t-il encore déclaré.
[1] Selon l’AFP au 4 mai.
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