Israël va débattre d'un projet de loi visant à les annulerCette annulation affecterait trois piliers fondamentaux de la diplomatie contemporaine au Moyen-Orient.
Le Comité ministériel israélien de la législation se prépare à débattre d'un projet de loi controversé visant à annuler complètement les accords d'Oslo, ainsi que les accords d'Hébron et de Wye River.
Cette initiative, portée par la députée Limor Son-Har Melach et d'autres parlementaires du parti de droite Otzma Yehudit, vise à rompre définitivement avec les engagements historiques pris envers les Palestiniens il y a trente ans.
Selon le texte cité par le site d'information i24NEWS, la proposition envisage non seulement l'annulation des traités signés avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et l'Autorité palestinienne (AP), mais exige également la fin de toutes les obligations juridiques et politiques qui en découlent et l'abrogation de toute législation israélienne permettant leur mise en œuvre.
« Une faille de sécurité »
Les partisans de la loi affirment que le cadre de paix conçu dans les années 1990 n'a pas atteint ses objectifs déclarés.
Selon lui, les accords n'ont pas apporté la paix promise, mais ont au contraire contribué à la détérioration de la sécurité nationale et à l'augmentation des conflits et des tensions sociales dans la région.
Quels accords sont menacés ?
L'annulation affecterait trois piliers fondamentaux de la diplomatie contemporaine au Moyen-Orient :
- Accords d'Oslo (1993) : signés en présence de Bill Clinton, ils ont établi le système d'autonomie palestinienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza dans le cadre d'une « Déclaration de principes ».
- Protocole d'Hébron (1997) : Document qui réglementait le redéploiement des forces israéliennes et les mesures de sécurité spécifiques dans la ville d'Hébron.
- Accord de Wye River (1998) : Traité prévoyant le retrait israélien de certaines zones de Cisjordanie et renforçant les mécanismes de coopération en matière de sécurité.
Un débat politique très sensible
Étant donné que ces accords ont régi les relations bilatérales, quoique de manière précaire, pendant des décennies, leur annulation formelle laisserait les deux parties dans un vide juridique aux conséquences imprévisibles pour l'administration des territoires et le contrôle de la sécurité.
L’ adoption de ce projet de loi marquerait la fin d’une ère diplomatique et le début d’une période d’incertitude accrue dans le conflit israélo-palestinien.
Source : Al Mayadeen
Si ce projet de loi, scénario inimaginable avant que l’infernal duo Trump – Netanyahou ne déclenchent la guerre au Moyen-Orient, est voté et appliqué, le résultat en sera la colonisation totale de la Palestine, voire l’annexion. Soit l’objectif des suprématistes sionistes israéliens.
Il est plus que temps que les nations démocratiques réagissent en actes :
- En Europe avec la suppression de l’accord d’association avec Israël ;
- A l’ONU avec l’application de dures sanctions, et effectives par les Etats.
L’impunité d’Israël doit-être stoppée. Car pensez-vous que la politique d’Israël et de Trump mène à la paix ? C’est tout le contraire qui s’est produit : guerre dans tout le Moyen-Orient, crise économique mondiale, fin du droit international pour la résolution des conflits. Une menace pour la paix mondiale.
Déjà, dans la foulée, Benyamin Netanyahou pousse à la reprise des combats contre l’Iran dont Trump juge la réponse des mollahs à ses propositions de paix, en fait de reddition, inacceptables.
Le premier objectif de Benyamin Netanyahou dans la poursuite de cette guerre réside surtout dans l’effondrement du régime iranien, et avec lui ses alliés au Liban (Hezbollah), à Gaza (Hamas) et au Yémen (Houthis). « L’Iran continue à soutenir ces supplétifs, qui cherchent à produire des missiles balistiques. Nous les avons beaucoup réduits mais ils sont toujours là et il reste du travail à faire », a-t-il déclaré dimanche. Et puis aussi, se sauvegarder lui-même dans ses démêlés judiciaires pour corruption…
Ces gens -là sont des criminels de guerre et contre l’humanité, raison pour laquelle le premier ministre israélien est mis en accusation par le Tribunal international (TPI) et la CIJ.
Allain Graux
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