Dans une embuscade, aussitôt attribuée au Hezbollah par Macron lui- même, alors que ce dernier dément. Fantasme présidentiel du terroriste islamiste qui a remplacé celui du communiste avec le couteau entre les dents, ennemi du « monde démocratique libéral capitaliste »…quoiqu’il en soit, ce crime est infâme. »
"Le Hezbollah nie avoir un lien avec l'incident survenu avec la Finul." Dans un communiqué, il a appelé à "faire preuve de prudence (...) avant d'attribuer des responsabilités concernant l'incident, en attendant les résultats de l'enquête de l'armée libanaise".
Le général Dominique Trinquand pense que la présence française est d'abord souhaitée par les Libanais bien sûr, mais elle contribue à l'apaisement des tensions dans la région"[1]. A la lueur des évènements, on ne voit pas, à première vue, l’efficacité de cette force d’interposition qui ne s’interpose à rien, ni aux attaques et bombardements israéliens, ni aux envois de roquettes du Hezbollah sur Israël.
La Finul est composée de plus de 7 000 militaires, dont plus de 600 Français. (France-info – 18.04.26).
Au Liban, le criminel de guerre présumé, premier ministre d’Israël mène une guerre « barbare » (pour reprendre le qualificatif très approprié du président de ce pays martyr) : le sang versé et les humiliations ne vont pas « éradiquer » le Hezbollah, mais le renforcer.
Verra-t-on de vraies négociations (avec de vrais négociateurs américains, pas un agent immobilier et un gendre du président) et le temps nécessaire ? Sinon, dans quelle dramatique impasse la nouvelle épreuve de force de Trump va-t-elle conduire le monde ? La raison commande un choix clair : la diplomatie, pas la guerre !
Il faut replacer cette guerre d’Israël contre le Hezbollah dans le contexte historique qui a préludé à sa création en 1982, comme mouvement de résistance et de libération suite à l’occupation du Liban contre Israël.
L'invasion du Liban de 1982 est une opération militaire de l'armée israélienne qui a envahi le Sud du Liban à partir du 6 juin 1982 et fait le siège de Beyrouth, la capitale. La guerre prendra fin en 1985 avec le retrait partiel de l'armée israélienne ; le retrait total n'a lieu qu'en 2000... 20 000 Libanais et Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués, selon un bilan de l'Associated Press, ainsi que 670 soldats israéliens[2].
L'objectif d'Israël était de détruire l'Organisation de Libération de la Palestine en allant jusqu'à Beyrouth et de modifier la structure multiconfessionnelle du pouvoir au Liban pour en faire un État chrétien allié d'Israël[3].
En septembre 1982 le massacre de Sabra et Chatila, à Beyrouth-Ouest, est commis par les Phalanges Libanaises, mouvement paramilitaire chrétien d’extrême droite, allié d'Israël, sous les regards complaisants de l'armée israélienne commandée par Ariel Sharon (futur premier ministre) qui occupe cette partie de la ville.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a exigé le retrait sans condition d'Israël hors du Liban dès le premier jour de l'invasion.
Le nom de code officiel de l'opération en Israël était « Paix en Galilée » !!!
Cette guerre au Liban est une conséquence de la création d’Israël sur le territoire de la Palestine, suite à sa partition sous le mandat britannique, puis de l’occupation de toute la Palestine par Israël après la guerre des six jours en 1967.
Cette création d’un Etat juif par des colons européens sur un territoire dont les habitants de toutes religions ( juives, chrétiennes, musulmanes), n’avaient aucune responsabilité dans les pogroms en Europe de l’Est, puis les massacres hitlériens et la Shoah, est la cause primaire de tous les conflits qui s’ensuivirent depuis l’application des accords Franco-britannique Syke-Picot de 1916, qui partageaient le Proche Orient, avec la création d’une Palestine internationalisée. Suite aux déclarations Balfour en novembre 1917 d’un Foyer national juif en Palestine, une entité juive est créée en Palestine dont le nom n’est même pas évoquée, pas plus que les droits politiques de la population locale. Ce sont des « Arabes », pas des Palestiniens !!! Pourtant il était dit aussi que : « rien ne se fera qui puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des collectivités non juives …et aux droits politiques dont les juifs disposent dans tout autre pays.
Israël n’est rien d’autre qu’un état issu du colonialisme britannique et du projet sioniste d’ « un état pour un peuple sans terre sur une terre sans peuple ». Sauf qu’il y avait un peuple sur cette terre et qu’il a été dépossédé de ses terres et de ses droits.
Tant que cette injustice ne sera pas réparée, des mouvements de résistance, de diverses croyances ou idéologies, lutteront pour la libération de la Palestine.
Allain Louis Graux. Le 19.04.26.
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