Overblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Lundi 13 avril : 

Une nouvelle réjouissante en Europe, connue dès hier soir.

En HONGRIE : le Dimanche 12 avril 2026:

Comme prévu dans les sondages, l’autocrate hongrois Victor Orban est largement battu lors des élections législatives qui se sont déroulées ce jour.

Tisza, le parti de Péter Magyar inflige une défaite historique à Viktor Orbán. Il va pouvoir gouverner avec une majorité qui dépasse les 2/3 au Parlement. Il a remporté une victoire historique dans les urnes, célébrée par des foules en liesse à Budapest. De nombreux dirigeants européens, et tous les démocrates sont soulagés et heureux de voir disparaître cette figure centrale de l’illibéralisme. Après seize années de règne, le dirigeant nationaliste de 62 ans a concédé sa défaite.

Péter Magyar

Sur les quais du fleuve, celui qui a suscité d’énormes espoirs en promettant un « changement de régime » a prononcé un discours extrêmement offensif.

« Je demande au président de me nommer immédiatement premier ministre et de remettre sa démission sans attendre, ainsi que les autres marionnettes : le président de la Cour suprême, le procureur général, le président de la Cour des comptes et [celui] de l’Autorité des médias. Partez de vous-mêmes ou c’est nous qui vous chasserons. Ils ont occupé notre pays, maintenant ce régime est terminé ! [1]»

Péter Toth, le directeur de campagne de Tisza, issu du Parti socialiste, qui avait autrefois structuré la vie politique avant de s’effondrer dans les années 2010, est sorti de l’ombre pour la première fois ; il est l’artisan de l’implantation locale du parti dans des « ilôts Tisza » de bénévoles disséminés sur tout le territoire. Mais :

« Aujourd’hui c’est l’euphorie, le gouvernement va rester en place encore trente jours et on ne sait pas ce dont ils sont capables », alerte une étudiante de l’Université technique qui, malgré l’alternance du pouvoir, préfère ne pas donner son nom. Comme beaucoup, elle est préoccupée par les lendemains qui pourraient déchanter, car « ce n’est que le début, tout reste à faire », et elle n’a qu’une confiance limitée dans l’ancien du Fidesz qui va les gouverner. « On va avoir deux droites au Parlement qui se haïssent et une population toujours divisée ».

« Trois droites en réalité, car le parti d’extrême droite Mi Hazánk (« Notre patrie ») a réussi à se hisser à l’Assemblée en recueillant 5,8 % des suffrages. Péter Magyar a promis dimanche soir de se souvenir qu’il a été élu par des gens de toutes sensibilités politiques. Mais son tempérament autoritaire nourrit des inquiétudes [2]».

 

[1] https://www.mediapart.fr/journal/international/130426/c-est-fini-camarade-en-hongrie-tisza-inflige-une-defaite-historique-viktor-orban#:~:text=Apr%C3%A8s%20le%20d%C3%A9compte,conservateurs%20du%20Fidesz.

[2] Corentin Léotard – Médiapart.

LA GUERRE AU MOYEN ORIENT 

Moins bonne nouvelle :Les négociations de paix entre l'Iran et les Etats unis ont échoué ! 

Dimanche 12 avril, le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, selon des médias iraniens. "S'ils se battent, nous nous battrons, et s'ils font preuve de logique, nous agirons avec logique", a-t-il ajouté après les propos de Donald Trump annonçant le début d'un blocus "de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Ormuz". "Nul ne pourra naviguer en toute sécurité en haute mer s'il paie un péage illégal" à l'Iran, a-t-il ajouté. Ce serait sans doute plus légal à ses yeux si l’Iran partageait les bénéfices avec lui ! comme il lui avait proposé…

Plus aucun membre de la délégation américaine n’est présent à Islamabad. Ses membres ont quitté la capitale pakistanaise, a déclaré dimanche un responsable américain à plusieurs médias dont la chaîne CNN.

Donc la confirmation de l’échec du processus de paix malgré les efforts du médiateur pakistanais.

Les négociations ont bloqué sur "deux ou trois problèmes clés", selon Téhéran. Malgré la volonté des deux parties de mettre fin à cette guerre", a estimé dans le New York Time Vali Nasr, professeur et spécialiste de l'Iran à l'université américaine Johns Hopkins.

« Si la plupart des points ont été approuvés », "le seul qui comptait vraiment, le nucléaire, ne l'a pas été", a clamé J.D. Vance sur sa plateforme Truth Social :  "Nous avons besoin d'un engagement formel de leur part, par lequel ils ne chercheront pas à se doter d'une arme nucléaire et ne chercheront pas à se procurer les moyens qui leur permettraient d'en fabriquer une rapidement."

Le site d'information américain Axios a rapporté que les désaccords portaient aussi sur "la demande de l'Iran de contrôler le détroit d'Ormuz et son refus d'abandonner son stock d'uranium enrichi". Le New York Times affirme que les Etats-Unis ont également exigé la réouverture de ce passage stratégique pour le commerce mondial. Selon ces sources, Téhéran s'y refuse tant qu'un accord de paix définitif n'est pas signé. "L'Iran avait promis d'ouvrir le détroit d'Ormuz, et il a sciemment manqué à sa parole", s'est emporté Donald Trump. Sans doute pourquoi il le bloque à son tour ! Inextricable logique, autant financière que stratégique…

Les Etats-Unis refusent de débloquer 27 milliards de dollars (23 milliards d'euros) d'avoirs iraniens issus des revenus du pétrole et gelés à l'étranger dans le cadre des sanctions contre le régime.

Mais comme chacun des belligérants souhaite sortir du conflit, il ne fait aucun doute que des conciliabules ont lieu pour permettre une nouvelle rencontre qui pourrait-être cette fois décisive. A moins que Netanyahou parvienne à empêcher une issue favorable alors que la dictature  islamique ne s’est pas effondrée. Il fera tout pour cela, au Liban comme en Iran.

Tag(s) : #GEOPOLITIQUE, #Monde, #PAIX, #international, #politique, #union européenne
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :