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ÉTATS-UNIS : LE PAYS LE PLUS BELLIQUEUX DU MONDE

 

Les experts, les analystes autoproclamés et les soi-disant « journalistes » des médias traditionnels et de leurs plateformes de réseaux sociaux, et même les gens ordinaires et bien intentionnés qui, dans leur naïveté, se laissent berner par ceux qui colportent l'histoire des États-Unis comme terre de liberté, de démocratie et de droits de l'homme. Un élément crucial de cette tromperie est la dissimulation des crimes que la « grande démocratie du Nord » a commis tout au long de son histoire et continue de perpétrer aujourd'hui. Enveloppés dans un nuage de « mensonges qui passent pour des vérités », comme l'a dit Vargas Llosa.

Les États-Unis sont, à ce jour, le seul gouvernement à avoir largué des bombes atomiques sur deux villes japonaises – Hiroshima et Nagasaki en août 1945 – tuant 210 000 personnes civiles en un instant. Ces chiffres sous-estiment probablement la létalité de ce bombardement, car les personnes se trouvant dans un rayon d'environ 600 mètres autour des bombes ont été vaporisées et réduites en cendres en moins d'une seconde. Aucun des présidents américains ayant succédé à Harry Truman, qui avait ordonné le bombardement, n'a envisagé de présenter des excuses pour ces crimes. Il s'ensuit que s'il est un pays au monde qui n'est pas qualifié pour juger d'autres pays comme « sanctuaires du terrorisme » ou « États soutenant le terrorisme » — une accusation que Washington porte malicieusement contre Cuba —, ce pays n'est autre que les États-Unis.

Une anecdote à ce sujet, à propos de la Chine, « l’ennemi », l’objectif ultime de la politique de Trump :

Lors de son office dominical habituel à l'église baptiste Maranatha de Plains, en Géorgie, sa ville natale, l’ex-président Carter révéla avoir discuté de la Chine avec le président Donald Trump. Carter, alors âgé de 94 ans, expliqua que Trump était préoccupé par la croissance économique chinoise et s'inquiétait de voir « la Chine prendre l'ascendant sur nous ». Carter, qui avait normalisé les relations diplomatiques entre Washington et Pékin en 1979, fit remarquer à Trump qu'une grande partie du succès de la Chine était due au pacifisme de sa politique étrangère. « Depuis 1979, savez-vous combien de fois la Chine a été en guerre contre qui que ce soit ? » demanda Carter à l'assemblée. « Jamais, et pourtant nous avons toujours été en guerre. »

L'ancien président a conclu sa conférence en déclarant que « les États-Unis n'ont connu la paix que pendant 16 de leurs 242 années d'existence (249 ans au 5 février 2026) en tant que nation indépendante. Si l'on comptabilise les guerres, les attaques militaires et les occupations, on ne dénombre en réalité que cinq années de paix dans l'histoire américaine : 1976, dernière année de la présidence de Gerald Ford, et 1977-1980, soit toute la durée de la présidence de Carter. » L'ancien président a terminé son discours en affirmant que « les États-Unis sont la nation la plus belliqueuse de l'histoire du monde », conséquence, selon lui, de leur volonté d'imposer leurs principes aux autres pays et, il convient de le préciser, de garantir la suprématie de leurs intérêts.

Donald Trump a autorisé près de 6 000 frappes sur sept pays depuis son retour au pouvoir, en janvier 2025. La majeure partie (5 000, selon le U.S. Central Command) de ces frappes ont visé l’Iran entre le 28 février et le 10 mars 2026.

En plus de ces actions militaires, Trump, son administration et plusieurs de ses proches ont proféré des menaces à l’encontre de neuf pays.

Le Canada, le Groenland (territoire du royaume de Danemark), le Panama (convoité pour son canal) et l’Islande ont fait l’objet de menaces d’annexion de leur territoire.

Après que Trump a répété à plusieurs reprises l’an dernier qu’il souhaitait faire du Canada le « 51e État » américain, William Long, nommé pour occuper le poste d’ambassadeur à Reykjavik, a « plaisanté » en janvier en déclarant que l’Islande allait devenir « le 52e État » et qu’il en serait le « gouverneur ».

L'agression militaire contre le Venezuela, la violation de sa souveraineté et l'enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse, la députée Cilia Flores, constituent un autre chapitre de cette tragédie. L'agression contre l'Iran, lancée alors que les négociations semblaient progresser, Téhéran ayant explicitement renoncé à la construction de l'arme atomique, illustre une fois de plus comment des « États faillis » ( États voyous , selon la terminologie des sciences sociales) comme les États-Unis et Israël agissent en bafouant la Charte des Nations Unies et les normes les plus fondamentales du droit international. Cette guerre a déjà causé la mort de milliers d'innocents, se confond avec le génocide brutal perpétré par le régime sioniste et néo fasciste israélien à Gaza, les meurtres et bombardements en Palestine et au Liban. Elle déclenche une crise économique mondiale, avec la hausse vertigineuse des ressources énergétiques. Elle pourrait précipiter le début d'une troisième guerre mondiale.

Donald Trump et Benjamin Netanyahu, ont besoin de la guerre pour éviter la prison et d'être traduits en justice pour leurs crimes. Une industrie militaire prospère grâce aux guerres et aux profits colossaux qu'elles génèrent. Rien ne justifie cette guerre. Dans un article remarquable[1], Kenneth Waltz démontrait qu'aucune guerre n'avait jamais opposé deux pays possédant l'arme atomique. Il n'y en a pas eu entre les États-Unis et l'Union soviétique, ni aujourd'hui avec la Russie, ni entre l'Inde et le Pakistan. Rien n'est plus préjudiciable à la stabilité et à la paix internationales que la présence, dans une même région, d'un pays doté de l'arme nucléaire, entouré d'autres pays qui en sont dépourvus et qui, à juste titre, se sentent menacés par le premier.

 

[1]  « Pourquoi l’Iran devrait se doter de la bombe. L’équilibre nucléaire serait synonyme de stabilité », dans Foreign Affairs , 91 juillet-août 2012.

ISRAEL son comparse et complice, ne vaut pas mieux …

648 Palestinien-nes assassiné-es par Israël pendant le “cessez-le-feu”

Le meurtre d’Amal Al-Shamali est survenu dans un contexte de violations presque quotidiennes par Israël du cessez-le-feu entré en vigueur de 10 octobre 2025. Selon le ministère de la Santé de Gaza, les attaques israéliennes depuis le début du “cessez-le-feu” ont fait au moins 648 mort-es et près de 18 000 blessé-es. Selon des sources médicales, six Palestinien-nes, dont deux enfants, ont été assassiné-es et une dizaine d’autres blessé-es lors d’attaques israéliennes contre la ville de Gaza et le camp de réfugiés de Nuseirat, le dimanche 8 mars.

Interrogé par Al Jazeera, le directeur d’Euro-Med Monitor avertit qu’Israël mène des “actes systématiques de génocide” à Gaza, exploitant chaque occasion pour aggraver les conditions de vie d’une population épuisée et confrontée à des conditions de vie extrêmement difficiles[2].

“Il est clair qu’Israël profite de l’attention mondiale portée sur la guerre avec l’Iran pour étendre ses politiques répressives à Gaza, à un moment où la pression internationale et la responsabilisation diminuent”, ajoute Ramy Abdu, soulignant que bon nombre de ces meurtres ont lieu en l’absence de combats actifs, que des civils sont tués, des maisons détruites et les passages frontaliers restreints, dans ce qui semble être une punition collective et une stratégie visant à affamer la population.

Le Liban est massacré jour après jour, 2 millions de personnes sont sur les routes, campent dans la rue, les fossés.

La punition collective israélo-étasunienne contre les populations libanaise et iranienne visent ainsi à traumatiser ces sociétés en profondeur, afin qu’elles se détournent de toute velléité de résistance. Les roquettes lancées par le Hezbollah après l’assassinat du guide suprême iranien n’ont pas fait de mort en Israël. Israël a immédiatement tué près de 400 Libanaises et Libanais, dont plus de 83 enfants, et déplacé des centaines de milliers d’habitant.es.

Iran

Le ministère iranien de la Santé a indiqué lundi que plus de 1.200 personnes avaient été tuées, dont environ 200 femmes et 200 enfants de moins de 12 ans, et que plus de 10.000 civils avaient été blessés.

Liban 

Le ministère libanais de la Santé a indiqué lundi que 486 personnes avaient été tuées et 1.313 blessées par des frappes israéliennes depuis le 2 mars. Dimanche, il avait fait état de 394 morts, dont 83 enfants et 42 femmes, ainsi que 1.130 blessés. L’armée libanaise a indiqué que trois de ses soldats avaient été tués. Le mouvement pro iranien Hezbollah n’a pas communiqué sur ses propres pertes.

Les pays du Golfe

Les autorités des pays du Golfe et le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) font état de 23 morts dans cette région depuis le début des attaques iraniennes. La majorité sont des militaires ou des membres des forces de sécurité, dont sept militaires américains, aux côtés de 10 civils.

La France, Macron appelle gentiment Netanyahou, condamne ou plutôt déplore les attaques israéliennes contre des civils, les destructions d’immeubles, mais qu’elle place sur le même plan qu’un refus de désarmer du Hezbollah. Il ne suffit pas de blablater, il faut agir ! Par exemple en supprimant les accords d’associations économiques avec Israël.

Allain Louis Graux

Le 11 mars 2026

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