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"Au Moyen-Orient, les menaces d’intervention militaire sont d’autant plus prises au sérieux que « l’armada » navale et aérienne dont se vante Donald Trump est en train de se positionner au large des côtes iraniennes.

Washington souhaite que les discussions portent sur le programme nucléaire de l’Iran, ses missiles balistiques, son soutien aux groupes armés dans la région et le « traitement réservé à sa population », a insisté mercredi le secrétaire d’État américain, Marco Rubio.

Mais Téhéran affirme qu’il ne discutera que de son programme nucléaire. Interrogé sur les inquiétudes que pourrait susciter l’échec des négociations auprès du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, Trump a répondu : « Je dirais qu’il devrait être très inquiet, oui, il devrait l’être. »

La guerre est loin d’être écartée, selon Pierre Barbancey dans l’Humanité.

« C’est pourquoi ils entendent lier le dossier nucléaire à la possession de missiles stratégiques à moyenne portée et à la fin de l’aide aux organisations telles que le Hezbollah, le Hamas et les houthis. Mais Washington cherche également à contrer le rôle des milices soutenues par l’Iran en Irak. Le 30 janvier dernier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, faisait savoir que « les capacités défensives et balistiques de l’Iran – et les missiles iraniens – ne feront jamais l’objet de négociations ».

Dans ce contexte, la référence faite par Marco Rubio aux récentes manifestations qui se sont déroulées dans les principales villes iraniennes (et réprimées dans le sang) apparaît comme une simple manœuvre. C’est néanmoins l’indication que les États-Unis n’écartent pas un possible changement de régime.

Jeudi, Steve Witkoff, l’envoyé spécial de la Maison-Blanche au Moyen-Orient, et Jared Kushner, le gendre de Trump, devaient se rendre à Oman. Le premier avait d’abord fait halte en Israël pour se concerter avec Benyamin Netanyahou. La guerre est loin d’être écartée et sert de paramètre de négociation pour les États-Unis, dont on sait qu’ils ne reculeront devant rien pour défendre leurs intérêts politiques, économiques et financiers. »

Mais l’équipe de Trump hésite à appliquer le scénario du Venezuela, soit soumettre militairement l’Iran, en éliminant les chefs du régime et en trouvant des complaisances en son sein, sans changer sa nature ; ce qui risque de coûter très cher, car l’Iran n’est pas le Venezuela : 100 millions d’habitants et une puissance militaire non négligeable. L’autre option, poussée par Israël, est de bombarder massivement et détruire la menace atomique. Mais les pays arabes, alliés de l’Amérique, et la Turquie membre de l’Otan, ne veulent pas d’une solution qui déstabiliserait la région, en particulier les Emirats. La Chine y est aussi opposée, car l’Iran lui fournit du pétrole et entretient de bonnes relation économiques avec les mollahs, comme le Venezuela d’ailleurs. Pour les Etats-Unis, couper les approvisionnements énergétiques est l’axe principal de sa stratégie à long terme, dont les routes arctiques, donc la nécessité de contrôler le Groenland.

Dans cette stratégie étatsunienne, seul l'intérêt compte, celui des Etats-Unis à long terme, pas celui des peuples concernés, que ce soit en Palestine, au Venezuela ou en Iran, ou après avoir menacé et encouragé la population à descendre dans la rue, il a laissé les Bassindji la massacrer... 

Allain

Tag(s) : #ASIE, #PAIX, #géopolitique, #international
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