L'UNRWA signale que des Palestiniens meurent sous une trêve fragile dans la bande de Gaza. L'agence onusienne dénonce le fait qu'Israël continue de mener des attaques systématiques malgré la cessation des hostilités supposée, négociée par les États-Unis. Selon ses rapports, au moins 601 Palestiniens ont été tués et 1 607 blessés depuis son entrée en vigueur. L'UNRWA exige une trêve durable afin de mettre fin aux pertes en vies civiles et de permettre une véritable réponse humanitaire à cette catastrophe. L’organisation a dénoncé le régime de Tel-Aviv pour le maintien de violences continues et de déplacements forcés qui compromettent les accords internationaux. Ces actions, conjuguées à de graves restrictions de l’accès humanitaire, entravent l’acheminement d’une aide essentielle à une population épuisée. L’UNRWA exhorte à la mise en œuvre immédiate d’un véritable cessez-le-feu qui mette fin à l’impunité des attaques perpétrées dans les zones résidentielles.
Depuis le cessez-le-feu négocié par les États-Unis, Israël en viole systématiquement les termes. Ces attaques ont fait des centaines de victimes supplémentaires, démontrant que la présence de médiateurs n'a pas enrayé l'offensive militaire. Les organisations humanitaires soulignent que cette violence vise à aggraver la crise et à affaiblir la résistance du peuple palestinien par une terreur constante. Cette escalade survient dans un contexte de conflit qui, depuis octobre 2023, a atteint des niveaux de destruction et de mortalité effroyables. À ce jour, plus de 72 065 Palestiniens ont été tués et près de 172 000 blessés dans l’enclave. Les infrastructures sanitaires, électriques et de logement ont été gravement endommagées, laissant des millions de personnes sans services essentiels et dans un état d’extrême vulnérabilité sous le blocus israélien.
Les attaques contre des zones civiles ne sont pas des incidents isolés, mais bien une agression délibérée.
La destruction systématique des hôpitaux et des habitations vise à rendre le territoire inhabitable, provoquant ainsi un bouleversement démographique par la force. La communauté internationale observe avec inquiétude la fragilité des promesses de paix face à la poursuite des bombardements contre les populations civiles.
Avant le 7 Octobre, le territoire ne comptait que huit chirurgiens plasticiens et reconstructeurs certifiés. Les infrastructures médicales sont à terre : sur trente-six hôpitaux avant la guerre, seulement dix-huit sont capables de fonctionner aujourd’hui, et encore, partiellement, selon l’agence des Nations unies pour la coordination humanitaire (Ocha). Même si les structures sanitaires étaient remises en état entièrement, il faudrait dix ans pour traiter toutes les blessures, estiment les chercheurs. Chaque jour, malgré un cessez-le-feu théorique, de nouvelles personnes sont tuées et blessées dans la bande de Gaza. Le Conseil de la paix devrait se pencher non seulement sur la reconstruction du bâti, dans le fantasme de riviera et de zones franches de la présidence états-unienne, mais aussi sur celle des corps et des âmes. D’une société en lambeaux - ( Gwenaelle Lenoir - MEDIAPART )
La survie à Gaza dépend d'une pression internationale visant à mettre fin aux violations systématiques du régime occupant et à permettre la libre circulation de l'aide humanitaire vitale.
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