Voici donc le bilan du 19 février 2026 tel qu’émis par les autorités de l’enclave : 72 069 personnes tuées et 171 728 blessées.
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Les corps de 53 Palestinien·nes non identifiés, morts à la suite des attaques israéliennes sur la bande de Gaza, sont enterrés dans une fosse commune à Deir El-Balah, Gaza, le 13 février 2026. © Photo Abdalhkem Abu Riash / Anadolu via AFP
Le ministère de la santé, affirment les chercheurs qui les ont réalisées, sous-estime le nombre de morts directes et indirectes et celui des blessés. Et pas d’un peu : de 35 % à 40 %. Soit, au 5 janvier 2025, il y a plus de treize mois, plus de 83 000 décès au cours des quinze premiers mois de la guerre génocidaire. Le ministère de la santé donnait, à ce moment-là, un bilan de 49 000 tué·es.
Il est une donnée qui ne varie pas, des chiffres officiels aux estimations de l’enquête sur la mortalité à Gaza : celle de la répartition en fonction des âges et du genre. Plus de la moitié des victimes, 56,2 %, sont des femmes, des enfants en dessous de 18 ans et des personnes âgées de plus de 64 ans.
Il est certain, au regard de cette recherche, que le bilan donné aujourd’hui est encore en dessous de la réalité. D’autant que l’étude s’est déroulée avant que la famine ne soit déclarée dans l’enclave palestinienne (elle l’a été en août 2025).
Déjà avant le 7-Octobre, le territoire ne comptait que huit chirurgiens plasticiens et reconstructeurs certifiés. Les infrastructures médicales sont à terre : sur trente-six hôpitaux avant la guerre, seulement dix-huit sont capables de fonctionner aujourd’hui, et encore, partiellement, selon l’agence des Nations unies pour la coordination humanitaire (Ocha). Même si les structures sanitaires étaient remises en état entièrement, il faudrait dix ans pour traiter toutes les blessures, estiment les chercheurs.
Chaque jour, malgré un cessez-le-feu théorique, de nouvelles personnes sont tuées et blessées dans la bande de Gaza. Le Conseil de la paix devrait se pencher non seulement sur la reconstruction du bâti, dans le fantasme de riviera et de zones franches de la présidence états-unienne, mais aussi sur celle des corps et des âmes. D’une société en lambeaux
- Gwenaelle Lenoir - Médiapart 19.02.26
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