Trump veut maintenant taxer le champagne à 200% parce que Macron ne veut pas entrer dans son Conseil de la Paix, organisation qu’il veut créer et diriger pour remplacer l’ONU qu’il ne maitrise pas. La France rappelle son "attachement à la Charte des Nations unies" et "n'entend pas donner une suite favorable".
Sous le prétexte qu’on ne lui a pas décerné le prix Nobel, dans un message envoyé au Premier ministre norvégien, Donald Trump, vexé, laisse penser qu’il pourrait user de la force pour obtenir “ce qui est bon et convenable pour les États-Unis”. Délirant !
Dans son message, le républicain réitère également sa volonté d’acquérir le Groenland : “Le Monde n’est pas en sécurité tant que nous n’avons pas un Contrôle Total et Complet du Groenland.”
“La déclaration du président américain, qui n’est désormais plus obsédé par l’idée de jouer les faiseurs de paix, intervient dans un contexte de tentatives d’intimidation de plus en plus agressives au sujet du Groenland”, analyse, depuis Bruxelles, Politico.
De plus en plus d’Etatsuniens résistent, manifestent contre sa police raciste ICE de traque des émigrés. Même des élus républicains votent contre ses lois. En douze mois, le pays a perdu 1 million d’immigrés, expulsés ou partis d’eux-mêmes par l’effet de terreur.
Les sondages le donnent perdant aux élections de mi-mandat en novembre. Selon le dernier sondage réalisé par CNN, 39 % des personnes interrogées approuvent son action, le plus faible étiage pour un président à ce stade de son mandat. Sur tous les sujets, son déficit de soutien devient stratosphérique : – 16 % sur l’immigration, – 21 % sur l’économie, – 25 % sur les droits de douane. 58 % des États-Uniens estiment même que cette première année est un « échec ».
S’il perd sa majorité au Congrès, il est à craindre qu’il ne veuille pas reconnaître les résultats et déclenche l’Etat d’urgence, une véritable guerre civile déjà plus ou moins engagée contre plusieurs villes démocrates où il a envoyé la garde nationale. La fin de l’Etat libéral de droit !
En revenant à la Maison-Blanche le 20 janvier 2025, le milliardaire disposait d’un plan de bataille élaboré et précis : le « Projet 2025 » de la Fondation Heritage.
« Sur le plan intérieur, l’agenda se déroule à peu près comme prévu, à savoir la dérégulation de l’économie et la baisse des impôts des plus aisés (ce qui satisfait l’électorat républicain traditionnel), mais aussi la remise en cause de l’État de droit (droit à la santé, droit du sol, droit à l’éducation, égalité raciale, égalité de genre, etc.) », détaille pour l’Humanité Marie-Cécile Naves, directrice de recherches à l’Iris. « Il est passé du statut de protecteur de la tribu blanche à celui de protecteur d’une centaine d’oligarques américains, et c’est l’une des raisons pour lesquelles sa politique ne fonctionne pas », selon Simon Rosenberg.
Il a lancé une immense « chasse aux sorcières » au service de sa contre-révolution culturelle, tentant de mettre au pas les universités, les médias et les intellectuels, à coups combinés de suppressions de subventions fédérales, de politiques de rachat par des proches (à l’instar de CBS par Larry Ellison, cinquième fortune mondiale) et de stigmatisation-intimidation. Et il l’a fait sans opposition institutionnelle. « Donald Trump n’a jamais été aussi puissant, estime le chercheur Romuald Sciora. Aucun président n’a disposé d’autant de pouvoir et d’influence dans l’histoire récente des États-Unis. » Le Congrès, à majorité républicaine, a renoncé à son rôle législatif, laissant le président étendre son champ d’intervention presque à l’envi : en un an, 229 décrets présidentiels ont été signés, soit plus que durant le premier mandat. Le ministère de la Justice, indépendant du pouvoir exécutif, a été transformé en bras armé, lançant des procédures contre les « ennemis » désignés par la Maison-Blanche ».
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