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Le Plan Trump en 28 points pour la paix en Ukraine est aussi inacceptable et du même tabac que son plan pour Gaza, car il ne tient aucun compte de l’avis des populations et accepte toutes les exigences du Kremlin : annexion du Donbass, de la Crimée ( La Crimée ok , c’est russe ), mais :

Selon Volodymyr Zelensky, après quatre ans de guerre totale, la Russie a occupé un tiers supplémentaire de ce territoire, contrôlant 67 à 69 % de la région depuis le mois d’août. Il a déclaré qu’il faudrait encore quatre ans à Moscou pour occuper entièrement la région du Donbass.

  • Partager la production de la centrale nucléaire de Zaporijjia !
  • Limiter les troupes Uk à 600.000 hommes, c’est à dire, ne plus avoir la capacité de se défendre !

En matière de garantie sécuritaire, c’est très original de limiter les capacités de défense de l’UK ! « En janvier, le pays comptait environ 880 000 soldats mobilisés, d'après Volodymyr Zelensky. Le centre de recherche Council on Foreign Relations (CFR)(Nouvelle fenêtre) a récemment noté que plusieurs estimations existent sur le sujet. Selon le centre, Kiev disposait en février de 730 000 soldats en service, contre 1 134 000 pour la Russie[1]. « OIhdan Krotevych, ancien commandant de la brigade Azov ukrainienne, affirme que le seul point du plan concernant la réduction des forces armées ukrainiennes suffit à assimiler le document à une capitulation. …

« Aucune promesse ne nous protégera de l’armée d’un autre État, seule notre propre armée peut le faire, souligne-t-il. Plus elle sera bien équipée et bien entraînée, plus la garantie de sécurité sera efficace. »

  • Ne pas adhérer à l’OTAN ;  ce serait ne reconnaître qu’une souveraineté limitée à l’Ukraine.

La question de l’Otan ne concerne pas que l’Ukraine, mais tous les pays européens. Cette alliance militaire occidentale, dominée par les Etats-Unis, est un instrument au service de leurs intérêts. Le plan Trump pour régler le conflit Russo – ukrainien en est l’illustration, la démonstration de cet argument, avec des propositions sans aucune consultation ou participation de l’UE sur ce conflit européen. Quelle morgue impériale !

"Pour qu'un plan fonctionne, il faut que les Ukrainiens et les Européens soient impliqués", a résumé jeudi la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas.  Ceci d’autant plus que les Européens sont devenus les principaux soutiens financiers et militaires de l'Ukraine depuis le début de la guerre, supplantant l'aide américaine, selon les chiffres de l'Institut de Kiel. Il faut assurer une défense des Etats européens dans le cadre européen, une alliance  de l’UE avec des pays européens non membres de l’UE, Grande-Bretagne, Norvège, etc… La France et la Grande-Bretagne disposent des armes nucléaires, suffisantes pour assurer une dissuasion militaire. Au-delà de l’aspect guerrier, il faut organiser une conférence de tous les Etats européens, avec la Russie, la Biélorussie, la Turquie, la Serbie, etc…dans le cadre de l’OSCE

(Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Cet instrument est une organisation régionale de sécurité couvrant une zone s'étendant de Vancouver à Vladivostok, incluant 57 États participants et 11 partenaires pour la coopération. L’objectif serait de régler ensemble les questions de frontière et de sécurité, avec l’assentiment des peuples concernés.

 

Donald Trump a donné à Kiev jusqu'à jeudi 27 novembre pour répondre à sa proposition et jugé qu’il faudra bien à un moment donné" que Volodymyr Zelensky "accepte quelque chose".

Il a été négocié par l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et l’envoyé russe Kirill Dmitriev, et semble montrer que Washington s’est finalement rangé du côté de Moscou. Les États-Unis ne laissent à Kyiv que quelques jours pour accepter une proposition défavorable.

C’est en fait un ultimatum !

Le plan réitère les exigences maximalistes imposées depuis longtemps par la Russie à Kyiv.

Dans un discours télévisé prononcé le 21 novembre Le dirigeant ukrainien a assuré qu'il proposerait "d'autres options" et qu'il ne "trahira" pas son pays., Volodymyr Zelensky a confirmé que l’Ukraine pourrait bientôt être confrontée à un choix difficile :

« Soit la perte de sa dignité, soit le risque de perdre un partenaire clé ». Il a déclaré que l’Ukraine collaborerait avec les États-Unis et ses partenaires européens pour proposer des alternatives [2].

Les propositions américaines augurent "une vie sans liberté, sans dignité, sans justice. Et qu'on croie à celui qui a déjà attaqué deux fois", s'est indigné Volodymyr Zelensky, en référence à la guerre du Donbass et l'annexion de la péninsule de Crimée en 2014, puis l'invasion russe de février 2022.

"La proposition n'est rien de plus qu'une mauvaise blague" pour les Européens, résume sur X Sashank Joshi, (chercheur et rédacteur en chef Défense de The Economist. Et le chef de la diplomatie ukrainienne, Andrii Sybiha, d'ironiser à la divulgation du projet : "Voilà à quoi ressemblent en réalité les 'plans de paix' de la Russie"[3].

Il oblige les Européens à renoncer aux avoirs gelés de la Russie.

210 milliards d'euros sont immobilisés, mais pas saisis par les Vingt-Sept par mesure de rétorsion. Et si les recettes de ces avoirs financiers peuvent déjà être utilisées pour soutenir Kiev, la Commission européenne souhaite mobiliser cet argent pour garantir un prêt à hauteur de 140 milliards d'euros à destination du pays agressé et envahi, remboursé à la fin de la guerre.

Le plan des Etats-Unis prend une direction bien différente, passant outre la souveraineté des Européens sur cette question. Il propose ainsi que "100 milliards de dollars d'actifs russes gelés" soient investis dans des projets menés par les Etats-Unis pour la reconstruction de l'Ukraine, Washington "recevant 50% des bénéfices de l'initiative". Le plan propose aussi de "débloquer" les "fonds russes gelés en Europe" non utilisés et que les Européens rajoutent 100 milliards d'euros pour la reconstruction.

Trump n’oublie jamais ces propres intérêts immobiliers dans ces propositions…

 

Un retour à l’histoire d’un projet de traité en Europe.

« Incapable de bloquer l’expansion de l’OTAN, le Kremlin a sondé à diverses occasions les Occidentaux sur la possibilité de rejoindre l’organisation. Le premier dirigeant à le faire est Gorbatchev, lors d’un entretien avec le président François Mitterrand, le 25 mai 1990. En 2000, M. Poutine évoquera à son tour, parmi d’autres options, une intégration de la Russie à l’OTAN »[4].

Dès 1996, Jacques Chirac s’inquiétait dans les propos tenus à M. Lake (conseiller à la sécurité nationale de Clinton) : « Nous les avons trop humiliés. (…) La situation en Russie est très dangereuse. (…) Un jour il y aura un retour de bâton nationaliste.[5] »

Toutes les offres de coopération Europe-Russie ont été repoussées sous la pression des Etats-Unis, inquiets d’un renforcement, d’un accroissement de la puissance de l’UE.

« Avec la présidence de Dmitri Medvedev (2008-2012) s’ouvre une fenêtre d’opportunité. Après l’intervention armée de Moscou en Géorgie pour prévenir la reprise par la force de territoires sécessionnistes en 2008, le nouveau chef d’État russe veut tendre la main aux Européens. Il adresse un projet de traité de quatorze articles. Son idée : coiffer tous les organes de sécurité d’Europe, y compris l’OTAN, d’une instance de concertation à laquelle Moscou serait associé. « La Russie accepterait par ce traité de restreindre sa liberté de recourir à la force de manière unilatérale à condition que les pays européens et les États-Unis en fassent de même, analyse un rapport d’information du Sénat français à l’époque. S’il était accepté tel quel, [ce texte] relèguerait l’OTAN au second plan en forçant les États signataires à s’en remettre, en dernière instance, au Conseil de sécurité des Nations unies. Cette proposition restera sans réponse »[…]

« Les relations entre la Russie et l’Occident continuent de se dégrader jusqu’à la révolution de Maïdan en Ukraine et à l’annexion de la Crimée en 2013-2014. Paris et Berlin parrainent les accords de Minsk, qui gèlent les positions des séparatistes prorusses du Donbass et dessinent un processus de règlement politique. En réalité, les Européens entendent préserver un statu quo précaire en laissant Kiev repousser l’application de ce règlement. La décision d’envahir l’Ukraine en février 2022 révèle la détermination de Moscou à rompre les équilibres établis, plutôt que de subir le grignotage de son influence dans ce pays. Depuis, la guerre s’enlise et la relance d’un projet de sécurité demeure très hypothétique [6]».

Et en France …

La guerre imminente, il faut se préparer…à mourir jeunes gens !

« Le premier objectif que j’ai donné aux armées, c’est de se tenir prêtes à un choc dans trois, quatre ans, qui serait une forme de test ( venant de la Russie – ndlr), mais peut-être quelque chose de plus violent.

Ce sont les propos tenus par le chef d’état-major des armées en France, dont on peine à croire que Macron les ignorerait.

Ces déclarations interviennent après d’autres prises de position expliquant que la France devait se tenir prête à un possible affrontement avec la Russie d’ici quatre ou cinq ans. En répétant publiquement ces scénarios de guerre et en les dramatisant jusqu’à évoquer la perte d’enfants. (LFI).

Le 22 octobre, le Général Schill, le chef d’Etat-major de l’armée de terre appelait à se préparer aux menaces qui s’accroissent : « La menace russe en Europe est la  plus grande, car on a vu des incursions de drones… ». Vraies ou fausses, les médias se sont largement emparés de cette information présentée sous des effets à tendance dramatique, destinés à provoquer une peur afin de justifier les projets d’armement. Certes, la modernisation de l’armée est une mesure nécessaire pour un pays comme la France, mais … « Une méprise peut arriver et un engrenage s’installer (…) » déclarait encore le Général. Cela est vrai et c’est justement cette course aux armements encouragée par les va-t’en-guerre, tranquillement assis devant leur ordinateur, l’absence de propositions de négociations globales qui engendre ce climat guerrier lourd de dangers.

Le budget militaire français.

Il dépasse les 50 milliards d’euros. Son montant était de 32 milliards d’euros en 2017 et devrait  atteindre 67,4 milliards en 2030. Les nouveaux objectifs visent les 5 % du PIB recommandés par … Trump. Dès mars 2025, dans les pages de La Tribune dimanche, M. Lecornu, alors ministre de la Défense, déclarait, « il est clair qu’un horizon autour de 100 milliards d’euros par an constituerait le poids de forme idéal pour les armées françaises »…

Dans le projet de budget militaire français pour 2006, l’augmentation prévue est de 6,7 milliards d’€.

Dans toute l’Europe, les dirigeants préparent une guerre avec la Russie de Poutine, qui serait inévitable : réarmement massif partout au détriment des besoins publics nécessaires aux peuples, notamment des classes populaires. Une bonne occasion pour appliquer la rigueur, devenue nécessaire selon les pouvoirs, et augmenter les profits des plus riches, en particulier dans les industries de l’armement. 100 avions Rafales pour l’Ukraine a promis Macron, mais leur financement, c’est qui ?

 

Au niveau mondial, les dépenses d’armements ont atteint le chiffre exorbitant de 2 700 milliards de dollars en 2024. Elles n’étaient que de 1 000 milliards de dollars en 1989 à la fin de la Guerre froide !

En comparaison, les Objectifs de développement durable dans les 59 pays en développement à faible revenu dans le monde s’élèvent à 400 milliards de dollars par an.

 

Une pax américana qui tend à se généraliser.

Que ce soit sur les ruines de Gaza, les massacres commis par les Janjawids et autres miliciens des FSR paramilitaires du général « Hemetti » qui ont fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 13 millions de personnes, plongé une partie du pays dans la famine et a favorisé une épidémie de choléra, les massacres du Congo, où Trump est aussi intervenu pour sa paix, en Orient entre la Thaïlande et le Cambodge, Trump impose en toutes circonstances la paix américaine, sans oublier les intérêts américains et sa bourse…. C’est au tour de l’Ukraine. A croire qu’il mériterait le prix Nobel …

En fait, pour lui, il s’agit de se concentrer sur la Chine. « Nous y sommes «  vient-il de répondre à la question d’un journaliste américain qui lui demandait si les Etats-Unis étaient « entrés en guerre commerciale contre la Chine », après les frictions sur l’huile et les terres rares.

Et guerre tout court demain ? « Le Wall Street journal du 29 septembre » informait que le Pentagone fait pression pour doubler la production de missiles en vue d’un éventuel conflit avec la Chine… pas pour les offrir à Zelensky…

Et Trump s’aligne sur Poutine, pourtant allié de Pékin…   

 

  Allain Louis Graux

Le 23 novembre 2025

Ci-dessous le plan de paix en 28 points — inspiré de celui pour Gaza — sans aucune participation de l’Ukraine ni des pays européens. Il accepte toutes les exigences maximalistes du Kremlin.

 

Dans le cadre de ce plan, l’Ukraine recevrait des garanties de sécurité — sans troupes de l’OTAN sur son sol mais sans beaucoup plus de détails — et les États-Unis seraient compensés en retour.

L’Europe, qui n’a pas participé à l’élaboration de ce plan — alors même que celui-ci limite le rôle marginal que devrait jouer l’Union dans cette paix en accueillant l’Ukraine dans son marché —, se retrouverait à en assumer une grande partie du coût : les actifs russes gelés, majoritairement détenus dans des pays européens, seraient utilisés principalement par les États-Unis (100 milliards de dollars servant à financer leurs efforts de reconstruction et d’investissement en Ukraine, Washington récupérant 50 % de ces bénéfices).

Le reste des fonds serait placé dans un véhicule d’investissement russo-américain, tandis que l’Europe « ajouterait » en plus 100 milliards de dollars.

La mise en œuvre de ce plan devrait être assurée par un Conseil de paix, sous la supervision de Donald Trump.

 

1 — La souveraineté de l’Ukraine sera confirmée.

2 — Un accord de non-agression complet et exhaustif sera conclu entre la Russie, l’Ukraine et l’Europe. Toutes les ambiguïtés des 30 dernières années seront considérées comme réglées.

3 — Il est attendu que la Russie n’envahisse pas les pays voisins et que l’OTAN ne s’étende pas davantage.

Selon le journaliste du Guardian Luke Harding, cet extrait serait l’un de ceux qui posent question sur l’auteur du texte. L’anglais « it is expected » est un russisme calqué de « ожидается », laissant à penser que certaines parties du plan pourraient avoir été directement traduites du russe.

4 — Un dialogue sera organisé entre la Russie et l’OTAN, avec la médiation des États-Unis, afin de résoudre toutes les questions de sécurité et de créer les conditions propices à une désescalade, dans le but de garantir la sécurité mondiale et d’accroître les possibilités de coopération et de développement économique futur.

5 — L’Ukraine bénéficiera de garanties de sécurité fiables.

6 — La taille des forces armées ukrainiennes sera limitée à 600 000 personnes.

7 — L’Ukraine accepte d’inscrire dans sa constitution qu’elle ne rejoindra pas l’OTAN, et l’OTAN accepte d’inclure dans ses statuts une disposition stipulant que l’Ukraine ne sera pas admise à l’avenir.

8 — L’OTAN accepte de ne pas stationner de troupes en Ukraine.

9 — Des avions de combat européens seront stationnés en Pologne.

10 — Garantie américaine :

Les États-Unis recevront une compensation pour cette garantie.

Si l’Ukraine envahit la Russie, elle perdra cette garantie.

Si la Russie envahit l’Ukraine, outre une réponse militaire coordonnée décisive, toutes les sanctions internationales seront rétablies, la reconnaissance du nouveau territoire et tous les autres avantages de cet accord seront révoqués.

Si l’Ukraine lance un missile sur Moscou ou Saint-Pétersbourg sans raison valable, la garantie de sécurité sera considérée comme nulle et non avenue.

11 — L’Ukraine est éligible à l’adhésion à l’Union européenne et bénéficiera d’un accès préférentiel à court terme au marché européen pendant que cette question est examinée.

12 — Un ensemble de mesures mondiales puissantes pour reconstruire l’Ukraine, comprenant notamment, mais sans s’y limiter :

a. La création d’un Fonds de développement ukrainien destiné à investir dans les secteurs à forte croissance, notamment les technologies, les centres de données et l’intelligence artificielle.

b. Les États-Unis coopéreront avec l’Ukraine pour reconstruire, développer, moderniser et exploiter conjointement les infrastructures gazières ukrainiennes, y compris les gazoducs et les installations de stockage.

c. Efforts conjoints pour réhabiliter les zones touchées par la guerre en vue de la restauration, de la reconstruction et de la modernisation des villes et des zones résidentielles.

d. Développement des infrastructures.

e. Extraction de minéraux et de ressources naturelles.

f. La Banque mondiale mettra au point un programme de financement spécial pour accélérer ces efforts.

13 — La Russie sera réintégrée dans l’économie mondiale :

a. La levée des sanctions sera discutée et convenue par étapes et au cas par cas.

b. Les États-Unis concluront un accord de coopération économique à long terme pour le développement mutuel dans les domaines de l’énergie, des ressources naturelles, des infrastructures, de l’intelligence artificielle, des centres de données, des projets d’extraction de métaux rares dans l’Arctique et d’autres opportunités commerciales mutuellement avantageuses.

c. La Russie sera invitée à rejoindre le G8.

14 — Les fonds gelés seront utilisés comme suit : 100 milliards de dollars provenant des actifs russes gelés seront investis dans les efforts menés par les États-Unis pour reconstruire et investir en Ukraine. Les États-Unis recevront 50 % des bénéfices de cette opération. L’Europe ajoutera 100 milliards de dollars afin d’augmenter le montant des investissements disponibles pour la reconstruction de l’Ukraine. Le reste des fonds russes gelés sera investi dans un véhicule d’investissement américano-russe distinct qui mettra en œuvre des projets communs dans des domaines spécifiques. Ce fonds aura pour objectif de renforcer les relations et d’accroître les intérêts communs afin de créer une forte incitation à ne pas revenir au conflit.

15 — Un groupe de travail conjoint américano-russe sur les questions de sécurité sera créé afin de promouvoir et de garantir le respect de toutes les dispositions du présent accord.

16 — La Russie inscrira dans sa législation sa politique de non-agression envers l’Europe et l’Ukraine.

17 — Les États-Unis et la Russie conviendront de prolonger la validité des traités sur la non-prolifération et le contrôle des armes nucléaires, y compris le traité START I.

18 — L’Ukraine accepte d’être un État non nucléaire conformément au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

19 — La centrale nucléaire de Zaporijjia sera mise en service sous la supervision de l’AIEA, et l’électricité produite sera répartie à parts égales entre la Russie et l’Ukraine — 50/50.

20 — Les deux pays s’engagent à mettre en œuvre des programmes éducatifs dans les écoles et la société visant à promouvoir la compréhension et la tolérance des différentes cultures et à éliminer le racisme et les préjugés :

 

a. L’Ukraine adoptera les règles de l’Union européenne en matière de tolérance religieuse et de protection des minorités linguistiques.

b. Les deux pays conviendront d’abolir toutes les mesures discriminatoires et de garantir les droits des médias et de l’éducation ukrainiens et russes.

c. Toute idéologie et activité nazies doivent être rejetées et interdites.

21 — Territoires :

a. La Crimée, Louhansk et Donetsk seront reconnues comme russes de facto, y compris par les États-Unis.

b. Kherson et Zaporijia seront gelées le long de la ligne de contact, ce qui signifiera une reconnaissance de facto le long de la ligne de contact.

c. La Russie renoncera aux autres territoires convenus qu’elle contrôle en dehors des cinq régions.

d. Les forces ukrainiennes se retireront de la partie de l’oblast de Donetsk qu’elles contrôlent actuellement, et cette zone de retrait sera considérée comme une zone tampon démilitarisée neutre, internationalement reconnue comme territoire appartenant à la Fédération de Russie. Les forces russes n’entreront pas dans cette zone démilitarisée.

22 — Après s’être mises d’accord sur les futurs arrangements territoriaux, la Fédération de Russie et l’Ukraine s’engagent à ne pas modifier ces arrangements par la force. Aucune garantie de sécurité ne s’appliquera en cas de violation de cet engagement.

23 — La Russie n’empêchera pas l’Ukraine d’utiliser le Dniepr à des fins commerciales, et des accords seront conclus sur le libre transport des céréales à travers la mer Noire.

24 — Un comité humanitaire sera créé pour résoudre les questions en suspens :

a. Tous les prisonniers et corps restants seront échangés sur la base du principe « tous pour tous ».

b. Tous les détenus civils et otages seront libérés, y compris les enfants.

c. Un programme de réunification familiale sera mis en œuvre.

d. Des mesures seront prises pour soulager les souffrances des victimes du conflit.

25 — L’Ukraine organisera des élections dans 100 jours.

26 — Toutes les parties impliquées dans ce conflit bénéficieront d’une amnistie totale pour leurs actions pendant la guerre et s’engagent à ne faire aucune réclamation ni à examiner aucune plainte à l’avenir.

27 — Cet accord sera juridiquement contraignant. Sa mise en œuvre sera surveillée et garantie par le Conseil de paix, présidé par le président Donald J. Trump. Des sanctions seront imposées en cas de violation.

28 — Une fois que toutes les parties auront accepté ce mémorandum, le cessez-le-feu prendra effet immédiatement après le retrait des deux parties vers les points convenus pour commencer la mise en œuvre de l’accord.

 

[1] Franceinfo - 22/11/2025 09:04 - Valentine PasquesooneFabien Jannic-Cherbonnel - France Télévisions Pourquoi le plan américain pour l'Ukraine inquiète Volodymyr Zelensky et les Européens -

[2] Sources : 22.11.25 – Médiapart - Pour l’Ukraine, le plan américain pour la paix est « un plan de capitulation et de trahison » - Cet article a été publié en anglais vendredi 21 novembre 2025 par le média Kyiv Independent. Il est signé par Kateryna Denisova, Luca Léry Moffat, Dominic Culverwell, Yuliia Taradiuk, Kateryna Hodunova et Asami Terajima.

[3] Franceinfo - 22/11/2025 09:04 - Valentine Pasquesoone, Fabien Jannic-Cherbonnel - France Télévisions :  Pourquoi le plan américain pour l'Ukraine inquiète Volodymyr Zelensky et les Européens -

[4] Le Monde Diplomatique de novembre 2025 : « l’OTAN de l’Atlantique à l’Oural ».

[5] Idem

[6] Idem

Tag(s) : #GEOPOLITIQUE, #Monde, #PAIX, #international, #politique, #publication politique
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