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 En attente de la décision du roi Macrubu.

Au journal de 20h sur France 2, interviewé par Léa Salamé (l’épouse de Rapahaël Glusksmann …), le premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu a affirmé ne pas être à nouveau postulant à Matignon. Il s’en est tenu, soit à son avis personnel, soit à renvoyer la balle au locataire de l’Élysée dont le départ, jure ce fidèle, ne serait pas opportun. Une chose transpire tout de même de l’entretien : la volonté de maintenir le cap autant que faire se peut d’une politique au service de la bourgeoisie, entre restriction du déficit et contribution a minima - si vraiment il fallait acheter la paix sociale - des plus riches (mais pas sur les actifs professionnels). Même la réforme des retraites, qu’Élisabeth Borne elle-même appelle à suspendre, est renvoyée à un éventuel « débat ».

Quant à la solution d’un gouvernement technique, il ne pourrait être qu’une nouvelle « poudre de perlimpinpin » présidentielle comme l’était déjà en son temps le slogan « et de droite, et de gauche ». Dans les faits, toujours plus libéral de droite !

Les cartes sont entre les mains d’Emmanuel Macron qui pourrait, comme à son habitude, imposer le fait du prince.

S’il venait à nommer un premier ministre de gauche sans la participation ou le soutien de LFI, la censure paraît aussi inévitable - cette fois venue de la droite - qu’avec un premier ministre de droite, car les Républicains de Retailleau se sont prononcés contre cette solution, surtout si c’est en suspendant la réforme des retraites.  

Le chef des macronistes, Gabriel Attal, comme l’ex-premier ministre Philippe, pensent comme JL Mélenchon, que les choix politiques d’Emmanuel Macron sont la cause principale de la crise politique et que ce sont les électeurs qui doivent la trancher, qu’il devrait donc démissionner.

Ce sont les électeurs, effectivement, qui devraient trancher, soit par la dissolution de l’Assemblée nationale, soit par une nouvelle élection présidentielle. En la programmant pour après les municipales serait le mieux à mon avis.

Le RN, aux aguets fait campagne en faveur de la dissolution, car il espère progresser encore, et même obtenir la majorité en alliance avec les Républicains de Retailleau qui sont plutôt favorables à cette solution, comme on l’observe à l’élection partielle de Montpellier où le ministre démissionnaire de l’Intérieur appelle à barrer la route à la candidate socialiste. Un Front de Droite-extrême, contre un éventuel Front populaire et surtout un Front de gauche !

Dans ce contexte, le PS semble prêt à aller à Canossa, en échange de quelques promesses sur la suspension de la réforme des retraites et de l’imposition des plus riches. Olivier Faure est soumis à la pression de la droite PS et de Gluksmann pour choisir cette solution. Car il sait aussi que sans un Nouveau Front Populaire avec la participation de LFI, il risque de perdre des élus en cas de nouvelles élections législatives.

Pourtant, selon les études d’opinion, les électeurs de gauche, des quartiers populaires et de la jeunesse sont largement en faveur d’un NFP.

 

Toute la gauche devrait y réfléchir sérieusement – Roussel comme Faure et Bompard ( les Ecologistes de Tondelier, l’Après-Ensemble, sont acquis au NFP ), car il est plus que temps d’impulser cette dynamique unitaire pour éviter le pire : l’arrivée du RN au pouvoir…

Pour l’instant, tout le monde est suspendu à la décision du roi Macrubu. C’est comme avec Trump, on n’est pas à l’abri de surprises…

Allain Graux

Le 9.10.25

Tag(s) : #Actualité politique et sociale, #POLITIQUE, #actualité, #politique, #publication politique
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