Il refait l’histoire et propose un Etat palestinien croupion…à nouveau inacceptable…
Dans Mediapart
Extrait :
Vous croyez à la solution à deux États, vingt-cinq ans après l’échec de ces négociations à Camp David ?
L’idée d’une solution à deux États est aujourd’hui inaudible pour la plupart des Israéliens et cela se comprend, compte tenu de l’impact de cette attaque du 7-Octobre. Mais il faut faire preuve de patience. Les dirigeants d’un pays doivent posséder autant un baromètre permettant d’évaluer la position de l’opinion publique qu’une boussole intérieure leur indiquant la direction à suivre.
La réalité est simple, même si elle douloureuse. Il n’y a pas d’autre solution que deux États. La raison en est qu’entre le fleuve Jourdain et la mer Méditerranée vivent 15 millions de personnes. La moitié sont juives, l’autre moitié non juives, principalement musulmanes.
Si une seule entité politique nommée Israël règne sur toute cette zone, elle deviendra inévitablement – c’est le mot-clé – soit non juive, soit non démocratique.
Penser que les critiques formulées ces derniers temps à l’égard de ce gouvernement par le monde entier sont une preuve d’antisémitisme est tout à fait exagéré.
Car si ce bloc de millions de Palestiniens – environ 2 millions en Israël, 3 millions en Cisjordanie, 2 millions à Gaza – peut voter à la Knesset, Israël deviendra immédiatement, du jour au lendemain, un État binational. Et, en très peu de temps à l’échelle de l’histoire, un État binational à majorité musulmane. Ce n’est pas la vision sioniste.
Mais si les Palestiniens ne peuvent pas voter, ce n’est pas une démocratie. Nous sommes donc face à un impératif. Pour des raisons israéliennes, non pour rendre service aux Palestiniens, mais pour notre avenir, notre identité, notre sécurité, il est impératif de séparer les deux camps.
Et pour cela, de tracer une ligne à l’intérieur de la Terre promise, de manière à inclure probablement 80 % des colons et nos sites stratégiques, tout en permettant la création d’un État palestinien démilitarisé mais viable de l’autre côté, qui inclurait la Cisjordanie et la bande de Gaza, avec une connexion entre elles, probablement par un tunnel, comme celui sous la Manche. C’est la seule solution.
J’aimerais que M Barak m’explique comment l’Etat palestinien qu’il décrit incluant 80 % des colons qui ont rendu le territoire de la Cisjordanie à l’état de gruyère pourrait-être viable… Démilitarisé, ? Quelles seraient ses garanties d’existence indépendante, de défense contre d’éventuelles interventions israéliennes, comme ce qui se passe actuellement dans les camps de réfugiés attaqués par l’armée israélienne et par les colons ?
La solution, c’est la fin de l’occupation et le retarit des colons, chez eux, dans leur pays d’origine, principalement en Europe, aux Etats-Unis, ou en Israël. Et le retour des réfugiés chez eux selon le droit international.
Ou un Etat binational justement ;
Ou encore mieux, un Etat vraiment démocratique et laïc.
Allain Graux
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