2 - POURQUOI ATTENDRE SEPTEMBRE ET L'ASSEMBLEE GENERALE DE L'ONU POUR VOIR COMBIEN DE PAYS CONCRETISENT LEUR PROMESSE DE RECONNAITRE L'ETAT PALESTINIEN
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Tentes de réfugiés et immeubles en ruine dans la ville de Gaza, le 8 août 2025. ( photo BASHAR TALEB/AFP )
Alors que l’absence de sanctions implique des conséquences mortelles par le blocus humanitaire et les bombardements israéliens à Gaza ?
Des promesses de trêve à l’accord introuvable et finalement pour aboutir au plan Netanyahou.
Le dimanche 6 juillet 2025, l’Agence France-Presse annonce qu’Israël envoie une équipe à Doha pour discuter d’un éventuel accord sur une trêve avec le Hamas à Gaza et une libération d’otages, à la veille d’une rencontre à Washington entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump.
Dans le même temps, la Défense civile local de Gaza annonçait la mort de 14 Palestiniens tués par des frappes israéliennes, comme chaque nuit dans le territoire palestinien assiégé, affamé et dévasté par près de 21 mois de guerre. Le Hamas a annoncé être prêt à « engager immédiatement » des négociations sur une proposition de trêve parrainée par les Etats-Unis et transmise par les médiateurs qatari et égyptien, à laquelle le mouvement dit avoir présenté « sa réponse ».
Dès le lendemain, Benjamin Netanyahu a indiqué avoir été notifié des « changements que le Hamas cherche à apporter à la proposition » et les a jugés « inacceptables ». Mais il a « donné l’instruction de répondre à l’invitation pour des pourparlers indirects et de poursuivre les efforts en vue de récupérer nos otages sur la base de la proposition qatarie qu’Israël a acceptée », selon un communiqué.
La proposition soumise au Hamas comprend une trêve de 60 jours, pendant laquelle le mouvement relâcherait 10 otages encore en vie, ainsi qu’un certain nombre de corps, en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.
Les changements réclamés par le Hamas, portent sur les modalités du retrait des troupes israéliennes de Gaza, des garanties qu’il souhaite obtenir sur l’arrêt des hostilités après la période de 60 jours et sur une reprise en main de la distribution de l’aide humanitaire par l’ONU et des organisations internationales reconnues. Le président américain Donald Trump avait estimé qu’un accord pourrait être conclu « la semaine prochaine ». Mais, ces conditions sont justement ce qu’Israël n’a pas respecté en mars et qui a interrompu la trêve pour ne pas reprendre les négociations devant aboutir à la fin des combats et la paix…
Lors d’un rassemblement à Tel-Aviv, le Forum des familles d’otages a appelé les dirigeants israéliens à conclure un accord qui permettrait la libération de tous les otages, d’un seul coup.
Une première trêve d’une semaine en novembre 2023 puis une seconde de deux mois début 2025, avaient permis le retour de nombreux otages israéliens en échange de la libération de Palestiniens.
Mais en mars, rompant le cessez-le-feu, Israël avait repris son offensive à Gaza. Le premier ministre avait autre chose en tête : le plan pour éradiquer le Hamas, et surtout reconquérir et coloniser Gaza, regrouper la population dans un camp de concentration et chercher à s’en débarrasser… toujours sous les bombardements, les tirs ciblés contre les personnes affamés, y compris des femmes et des enfants, un quotidien de dizaines à une centaine de victimes, en particulier près des points d’aide alimentaire.
D’ailleurs le lendemain 7 juillet 2025, Israël Katz, le ministre de la Défense israélien, faisait une annonce choc. Il a demandé à l’armée et au ministère de présenter un plan visant à établir ce qu’il appelle une nouvelle « ville humanitaire » dans le sud de la bande de Gaza, sur les ruines de Rafah[1]. L’idée était, pour commencer, d’y « concentrer » 600 000 Palestiniens, ceux qui se trouvent dans la zone d’al Mawasi. L’idée est même d’y enfermer l’ensemble des Gazaouis. L’idée du plan actuel est déjà là !
La création d’un État palestinien est exclue. Le premier ministre israélien avait profité de son passage à Washington pour de nouveau exclure la création d’un État palestinien : « les gens diront que ce n’est pas un État complet, que ce n’est pas un État. Nous nous en moquons. » La bande de Gaza a été rasée, la Cisjordanie ne cesse d’être réduite au fur et à mesure que la colonisation du territoire avance, donc la reconnaissance d’un État palestinien n’a, selon lui, plus lieu d’être.
Palestine exist ! Dans ce contexte, la reconnaissance d’un État palestinien est importante pour affirmer que le peuple palestinien existe. Ce ne sont pas des Arabes parmi d’autres ; les personnes nées, issues depuis des siècles et même des millénaires, qui vivent actuellement sur le territoire de la Palestine mandataire et dans les camps de réfugiés à l’étranger (d’où l’importance de ne pas négliger le droit au retour), sont des Palestiniens. A la différence des Européens de religion ou culture juive qui ont colonisé la Palestine, qui eux sont …Européens[2] !
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Des Palestiniens et des militants solidaires manifestent contre la famine persistante et le génocide à Gaza, à Jaffa, dans le centre d’Israël, le 25 juillet 2025. (Oren Ziv/Activestills)
Les déclarations par quelques chefs d’État occidentaux, notamment Emmanuel Macron, bien que spectaculaires sur le papier, restent largement symboliques. La « solution à deux États » qu’elles évoquent est largement perçue comme illusoire et insuffisante, elle préserve le régime colonial et d’apartheid d’Israël et nie à des millions de réfugiés palestiniens leur droit au retour. Cependant, si ces déclarations ne n’ont pas d’impacts concrets immédiats, elles restent néanmoins un geste de soutien important, et un encouragement moral nécessaire au mouvement populaire, ouvrant la voie à une nouvelle phase de réflexion et d’action.
Pour Bertrand Badie[1], "la reconnaissance de l'Etat de Palestine peut rester symbolique pendant un certain temps, seules des sanctions peuvent faire pression sur le gouvernement israélien". Une perspective qui n'est pour l'heure pas explicitement mise sur la table par Paris.
Dans l’immédiat, Israël bénéficie de cette vague de reconnaissances, car elle remplace la sanction qu’il mérite.
C’est l’avis de Gideon Levy dans Haaretz[2], ‘’ tant que Jérusalem ne le veut pas, avec la colonie extrémiste de Yitzhar engagée dans la destruction des biens palestiniens et se renforçant avec Washington soutenant aveuglément Israël, cela n’arrivera pas’’.
« Alors que la droite israélienne est au sommet de sa puissance et que le centre israélien vote à la Knesset pour l’annexion et contre la création d’un État palestinien, alors que le Hamas est l’entité politique la plus puissante des Palestiniens et que les colons et leurs alliés constituent l’organisation la plus puissante d’Israël :
De quel État palestinien parlons-nous ?
Où serait-il ? Une tempête dans un verre d’eau. Le monde accomplit son devoir tandis qu’Israël détruit et affame. Le plan de nettoyage ethnique prôné par le gouvernement israélien se réalise d’abord à Gaza. On ne peut imaginer pires conditions pour se livrer à des rêves d’État. Où serait-elle établie ? …
Il serait préférable de prendre d’abord des mesures punitives concrètes, obligeant Israël à mettre fin à la guerre – l’Europe en a les moyens –, puis de mettre à l’ordre du jour la seule solution qui reste aujourd’hui : une démocratie entre la Méditerranée et le Jourdain ; une personne, une voix. Apartheid ou démocratie.
À notre grande horreur, il n’y a plus de troisième voie. »
Nouvelle initiative de reconnaissance : elle résiderait dans un front uni pour défier le soutien intransigeant des États-Unis à Israël.
Elle risque de freiner une remise en cause essentielle du sionisme : idéologie suprémaciste qui nécessite l’élimination des Palestiniens pour établir et maintenir une souveraineté coloniale juive en Palestine. C’est cette idéologie sioniste qui a animé la Nakba, une structure de dépossession, d’expulsion et d’élimination à travers toute la Palestine, d’abord en 1948, puis aujourd’hui à Gaza.
Cela risque de reléguer environ 11 millions de réfugiés à un exil permanent.
Que deviendrons les 2 millions de citoyens palestiniens d’Israël, dont 56 % des juifs Israéliens soutiennent la déportation forcée ?
Un phénomène similaire a eu lieu après les Accords d’Oslo de 1993. En échange de la signature de ces accords, qui ont donné à Israël l’apparence d’un « partenaire pour la paix » sans véritable mécanisme de responsabilité ou de contrôle, Israël a normalisé ses relations économiques dans le monde entier. Depuis, il n’a fait qu’accélérer son expansion coloniale, comme en témoigne le récent vote de la Knesset en faveur de l’annexion de la Cisjordanie, sans subir la moindre conséquence.
Reconnaître un État palestinien n’est pas un substitut aux sanctions et à la responsabilité juridique, et c’est précisément le risque grave que cela pose, car les États pourraient reconnaître la Palestine au lieu de remplir leurs obligations légales existantes[3].
Les États n’ont pas besoin de reconnaître la Palestine pour mettre fin à l’occupation, mettre fin au génocide et faire progresser l’autodétermination palestinienne : ils ont besoin de la volonté politique de décréter des embargos sur les armes et l’énergie, de cesser tout commerce et investissement avec Israël, de l’exclure de l’ONU, de poursuivre en justice les criminels de guerre israéliens et les entreprises complices dans leurs juridictions nationales, et d’arrêter le Premier ministre Benyamin Netanyahou conformément au mandat de la CPI.
Jusqu’à présent, les États les plus économiquement puissants du monde ont esquivé ces obligations en se retranchant derrière une déclaration de reconnaissance d’État, sanctionnant quelques colons et fournissant une aide humanitaire dérisoire.
Une reconnaissance sans sanctions ni politique cohérente est creuse.
Confier la direction du nouvel État à l’Autorité palestinienne (AP) ?
C’est un organisme élitiste et corrompu, qui recourt l’emprisonnement et à la torture contre des résistants Palestiniens. En près de deux années de génocide à Gaza, l’AP a bloqué toutes les initiatives visant à sanctionner Israël, voyant plutôt la situation comme une opportunité d’assurer sa direction incontestée sur les territoires occupés et de garantir l’aide étrangère.
La reconnaissance de la Palestine n’est pas le chaînon manquant entre le présent génocidaire et un avenir durable. Ce qui manque, c’est la volonté politique d’affronter la colonisation de la Palestine et les imbrications économiques et politiques qui la soutiennent. Les États-Unis, l’Europe et les États du Golfe, entre autres, ont activement soutenu l’effort de guerre israélien ou s’en sont rendus complices. Par exemple, la Ligue arabe, l’Égypte, la Jordanie et le Qatar ont refusé de participer à d’autres mécanismes comme le Groupe de La Haye*, qui cherche à imposer des sanctions à Israël, préférant privilégier la reconnaissance. Pendant ce temps, les nations européennes ont continué à exporter armes et énergie vers Israël, tout en persécutant sévèrement ceux qui exigent l’application équitable du droit international, allant jusqu’à les diffamer en les qualifiant de « terroristes ».
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Le Groupe de La Haye est un groupe de nations du Sud global fondé le 31 janvier 2025 pour protéger et faire respecter les décisions de la Cour internationale de justice (CIJ) et de la Cour pénale internationale (CPI) concernant le conflit israélo-palestinien. Le groupe a été fondé par neuf États membres : Belize, Bolivie, Chili, Cuba, Colombie, Honduras, Malaisie, Namibie, Sénégal et Afrique du Sud lors d'une première rencontre organisée par l'organisation Progressive International. Les membres fondateurs ont invité plusieurs autres pays à se joindre, dont l'Espagne. Réunion à Bogotá les 15 et 16 juillet 2025, afin de définir des actions concrètes coordonnées pour faire respecter le droit international. Des représentants de plus de 20 pays, dont le Brésil, la Chine, l'Indonésie, l'Irlande, le Portugal, le Qatar, l'Espagne et la Turquie, ont participé à la réunion. Douze pays ont signé la déclaration finale de la rencontre : Bolivie, Colombie, Cuba, Indonésie, Irak, Libye, Malaisie, Namibie, Nicaragua, Oman, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et l’Afrique du Sud. Ces pays se sont engagés à empêcher la fourniture d’armes à Israël et le transit par leurs ports de navires transportant des armes à destination de ce pays, dans la mesure où ces armes pourraient contribuer à commettre des crimes sur le territoire palestinien[4].
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Au lieu de préparer la paix et reconnaitre un Etat palestinien à côté d’Israël, comme le préconisait la partition votée en 1947 à l’ONU et les accords d’Oslo en 1999, le gouvernement actuel prépare plus ou moins silencieusement, l’annexation rampante de la Cisjordanie, en plus de la reconquête brutale de Gaza, sous le fracas des bombes, d’une nouvelle colonisation.
Par exemple, en même temps que les camps de réfugiés étaient détruits par les bulldozers, « dans le cadre de l'une des politiques israéliennes les plus dangereuses pour l'avenir des territoires palestiniens occupés, l'application du droit civil israélien dans les territoires occupés de Cisjordanie est apparue comme un outil stratégique préparant concrètement le projet d'annexion de la Cisjordanie, loin de toute déclaration officielle.
Les lois israéliennes sont appliquées en Cisjordanie comme si cette région faisait partie des territoires occupés avant 1967, en violation flagrante du droit international qui impose que ces zones, en particulier celles classées « C », situées sous le contrôle sécuritaire et administratif total de l'armée d'occupation, soient régies par le droit militaire israélien ou les lois jordaniennes en vigueur avant l'occupation de la Cisjordanie.
Cette application s'appuie sur des projets de loi proposés à la Knesset israélienne qui n'ont pas été approuvés en troisième lecture, ou sur des projets présentés au sein du gouvernement israélien, ce qui signifie que les autorités d'occupation commettent des violations illégales au regard du droit israélien, et ce, en prenant des mesures urgentes pour imposer une nouvelle réalité qui prive les Palestiniens de leur droit à la terre. Depuis 1967, l'occupation s'efforce d'introduire progressivement le droit civil israélien en Cisjordanie, y compris pour les personnes et les biens. »
Salah Shalaldeh, avocat de la Commission palestinienne de résistance contre le mur et les colonies a déclaré au journal Al-Araby Al-Jadeed que les lois qui doivent être appliquées dans les territoires occupés doivent être fondées soit sur les ordres militaires, émis par ce qu'on appelle le « gouverneur militaire » et les autorités d'occupation, soit aux lois en vigueur avant 1967.
L'une des formes les plus frappantes de cette annexion est que les autorités d'occupation ont commencé à prendre le contrôle, sans le déclarer, d'une superficie d'au moins 295 kilomètres carrés de terres palestiniennes situées derrière le mur de séparation (selon les données de la Commission de résistance contre le mur et les colonies), dont Israël a reconnu il y a une vingtaine d'années le droit d'accès aux Palestiniens sous des restrictions sévères et après obtention de permis agricoles. Or, depuis un an et demi, l'occupation empêche les propriétaires de ces terres d'y accéder, en vue de les annexer et de s'en emparer, ce qui représente une perte estimée à 10 % de la superficie de la Cisjordanie … Cette situation à un projet mené au sein du gouvernement israélien par le ministre de l'Agriculture, Avi Dichter, depuis fin janvier 2024, vise à transférer la gestion des « terres inexploitées de Cisjordanie » du contrôle militaire au contrôle civil par le ministère israélien de l'Agriculture, à un moment où les Palestiniens sont empêchés d'accéder à leurs terres afin qu'elles soient considérées comme « inexploitées » et remises au ministère de l'Agriculture, qui y mettra en œuvre des projets de services conformément au droit civil israélien sur des terres palestiniennes, sans qu'il soit nécessaire de créer des colonies pastorales ou agricoles, car l'objectif des colonies est d'expulser la population palestinienne[5].
La Palestine est un conflit colonial dont le problème profond est la négation des droits imprescriptibles des Palestiniens.
La France et 14 capitales occidentales ont invité les autres pays du monde à exprimer leur volonté de reconnaître un Etat de Palestine, suite à l’annonce d'Emmanuel Macron le 24 juillet que la France reconnaîtrait officiellement l'Etat palestinien en septembre.
Si le rapport de force change, cela contribuera peut-être à isoler Benyamin Netanyahou estime Jean-Paul Chagnollaud, président d'honneur de l'Institut de recherche et d'études sur la Méditerranée Moyen-Orient.
"Il y a le début d'un effet d'entraînement", décrypte auprès de France info Nicolas Tenzer, spécialiste des relations internationales. "La France a enclenché un processus", abonde Bertrand Badie, enseignant émérite à Sciences Po.
Il y a un risque de radicalisation", avance Jean-Paul Chagnollaud, tandis que Nicolas Tenzer estime que "les dirigeants israéliens se sont déjà beaucoup radicalisés". Il faudra en tout cas attendre septembre et l'assemblée générale de l'ONU à New York pour voir combien de pays concrétisent leur promesse de reconnaître l'Etat palestinien, et quelles conséquences cela peut avoir sur le blocus humanitaire et les bombardements israéliens à Gaza[6].
Avec son plan de réoccupation de Gaza, de concentration et de déportation massive des Palestiniens, de nouvelles colonies, son projet d’annexion de la Cisjordanie, Netanyahou et ses ministre fascistes ont déjà répondu par la radicalisation de son action, avant même la réunion de septembre.
[1] Universitaire et politiste français spécialiste des relations internationales. Il est un des spécialistes de la sociologie des relations internationales les plus influents des 30 dernières années
[2] https://www.haaretz.com/opinion/2025-08-03/ty-article-opinion/.premium/recognizing-palestine-wont-stop-the-genocide-in-gaza-sanctions-on-israel-will/00000198-6bee-d8f1-ad9f-7ffe53140000
[3] Source textes en italique : 8.08.2025._ Jadaliyya par Media Palestine - Noura Erakat et Shahd Hammouri, le 6 Août 2025
[4] A Bogota, des pays du Sud global passent aux actes contre Israël », Le Monde, 17 juillet 2025.
[5] Source : Un texte de Henry Laurens, grand historien du PO : (Henry Laurens, né le 11 juillet 1954 à Neuilly-sur-Seine, est un historien et universitaire français, spécialiste du monde arabe et professeur au Collège de France, où il occupe la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe depuis 2003.
[6] France Télévisions, sur France info Publié le 01/08/2025 05:53, par Laure Cometti, Thibaud Le Meneec.
[1]Source : l’Humanité du 7 juillet 2025, Pierre Barbancey : Gaza - le plan d'Israël pour concentrer 600 000 Gazaouis dans une « ville humanitaire » et pousser les autres à « émigrer volontairement ».
[2] Les juifs européens sont d’origine …européenne à 84 %, selon les études d’ADN effectuées, et non d’origine sémitique. Même s’ils étaient sémites, cela ne justifierait en rien leur revendication de la souveraineté sur la Palestine par droit divin ! Une récente analyse ADN de Juifs ashkénazes – un groupe ethnique juif – a révélé que leur lignée maternelle est européenne. Il a également été constaté que leur ADN a seulement 3% ascendance ancienne qui les relie à la Méditerranée orientale (également connu sous le Moyen-Orient) - à savoir Israël, Liban, parties de la Syrie, et l'ouest de la Jordanie. C'est la partie du monde dont on dit que le peuple juif est originaire – selon l'Ancien Testament. Mais 3% est un montant minuscule, et similaire à ce que les Européens modernes dans leur ensemble partagent avec les Néandertaliens. Donc, étant donné que le lien d'ascendance génétique est si faible, Les ancêtres les plus récents des Juifs ashkénazes doivent être d'ailleurs.( https://fr.scienceaq.com/Autres/1001104392.html).
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