Cet article est le premier d'une série de trois sur ce sujet :
Devant l’étendue du désastre humanitaire à Gaza, la famine effroyable qui sévit dans ce minuscule territoire, détruit à 90%, et dont la population est néanmoins bombardée, l’effroi et l’indignation ont gagné la majeure partie de l’opinion dans le monde et même des fractions de l’opinion publique israélienne ainsi que les pages de médias de droite qui avaient depuis toujours soutenu le gouvernement israélien. Cet État raciste et colonial, issu de l’idéologie sioniste d’Européens victimes de pogroms et de la judéophobie en Europe. Sionisme né du refus de certains Etats, que ce soit depuis le XIXème siècle ou après la seconde guerre mondiale d’accueillir les réfugiés et les survivants de la Shoah. Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale adopte la résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en un État juif et un État ‘’arabe ‘’, après qu’en février 1947, le gouvernement britannique eut remis le mandat de la Société Des Nations (SDN) qu'il détenait depuis 1920 sur la Palestine. L’ONU donnait satisfaction aux sionistes qui revendiquaient un État pour les juifs depuis leur septième congrès, tenu en 1905. D’autres lieux d’implantation avaient été envisagés : Madagascar, Ouganda et les Soviétiques avaient créé une République du Birobidjan en Sibérie…Les Palestiniens et l'ensemble des pays arabes qui militaient pour la constitution d'un État sur toute la Palestine ont rejeté la résolution de l’ONU. Le lendemain du vote, la guerre civile a éclaté entre les communautés européennes juives et palestiniennes de religion musulmane ou chrétienne. L’Etat d'Israël a été créé le 14 mai 1948.
La colonisation juive s’est amplifiée en Palestine depuis 1920, jusqu’à nos jours, au détriment du peuple palestinien dont on a volé les terres et nié l’existence et ses droits à l’autodétermination, contraints de vivre sous le régime d’occupation et d’apartheid israélien depuis la guerre des six jours en 1967.
La guerre, perdue par les pays arabes, a provoqué la Nakba, l’expulsion d’environ 900 000 palestiniens, réfugiés dans des camps, en Palestine, à Gaza et dans les pays voisins.
1 - Reconnaissance de l’État de Palestine
A ce jour 148 pays sur 193 membres de l’ONU ont reconnu l’État de Palestine ; la France et 14 pays[1] (le Canada et l'Australie, Andorre, la Finlande, l'Islande, l'Irlande, le Luxembourg, Malte, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Portugal, le petit Etat de Saint-Marin, la Slovénie et l'Espagne) invitent les pays du monde à exprimer leur volonté de reconnaître un État de Palestine, lors de l’Assemblée générale de l’ONU qui se tiendra en septembre. Le Portugal a déjà déclaré l’intention de procéder à cette reconnaissance. Soit les représentants des deux tiers de l’humanité.
Le 9 juin 2025, après une précédente déclaration du président français pour reconnaître l’Etat palestinien en juillet, Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, écrivait à Emmanuel Macron pour dénoncer un certain nombre de conditions imposées : se prononcer en faveur de la libération de tous les Israéliens retenus à Gaza, écarter le Hamas de toute forme de gouvernance future, réformer l’Autorité palestinienne. Dès l’annonce de la tenue de cette conférence de haut niveau, les pressions des États-Unis et d’Israël se sont multipliées sur les États participants. Des pressions allant des conseils « amicaux » aux menaces pures et simples de mesures de rétorsions économiques et financières. Cette première démarche avait capoté à la suite de l’intervention militaire israélienne en Iran. Ce qui était l’un de ses objectifs pour éviter cette reconnaissance.
Le premier ministre britannique a annoncé que le Royaume-Uni rejoindrait la France en septembre, sauf si Israël prenait un certain nombre d’engagements.
La conférence consacrée à la solution à deux États doit se tenir en septembre lors de l’Assemblée générale de l’ONU. La reconnaissance d’un État constitue un acte diplomatique symbolique qui rend justice au droit des peuples à l’autodétermination. Cependant, celui des Palestiniens dépendrait du bon vouloir de la puissance occupante et de membres du conseil de sécurité, telle la France de Macron qui exige le désarmement du Hamas.
Le premier ministre travailliste britannique Keir Starmer demande « que le gouvernement israélien prenne des mesures substantielles pour mettre fin à la situation terrible à Gaza, qu’il accepte un cessez-le-feu, soit clair sur le fait qu’il n’y ait pas d’annexion de la Cisjordanie ( Le 23 juillet, la Knesset, le Parlement de l'Etat israélien, a adopté une décision non contraignante sur l'annexion de la Cisjordanie[2] ), et s’engage dans un processus de paix sur le long terme qui mènera à une solution à deux États[3]. » Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a aussi annoncé mercredi 30 juillet son "intention" de reconnaître l'Etat de Palestine en septembre.
Que cet État de Palestine soit démilitarisé revient à le livrer pieds et poings liés aux bonnes volontés du gouvernement israélien. Cela consiste juste à concéder un peu de répit ou un peu moins d’oppression !
Toutes conditions qui contreviennent aux droits des peuples à disposer d’eux-mêmes. Et, il y a peu de probabilités que la coalition au pouvoir à Tel-Aviv donne suite aux souhaits britanniques.
Cependant une dynamique est en train de se créer, défavorable au gouvernement Netanyahou, sous la pression de l’opinion publique mondiale indignée face aux massacres commis par l’armée israélienne (plus de 61 000 morts sans compter ceux qui sont enfouis sous les décombres, dont 18 à 20 000 enfants[4]), la famine, le génocide reconnu par la CIJ, les tueries journalières devant les centres de ravitaillement à Gaza ; elle a permis une reconnaissance de la nation palestinienne qui pourrait devenir inconditionnelle par d’autres pays, si la pression continue de s’exercer. Déjà, elle a obligé Netanyahou à autoriser le largage aérien d’aide alimentaire (méthode dérisoire, dangereuse et insuffisante) et l’entrée de camions (10 fois moins que ce qui serait nécessaire !). Au moins 1 373 Palestiniens ont été tués depuis la mise en place, le 27 mai dernier, de la distribution d’aide via la Fondation humanitaire à Gaza (GHF), soutenue par Israël et financée par les États-Unis.
Mardi 5 août, le Cogat, un organisme du ministère de la Défense chargé de l’administration civile à Gaza, a autorisé l’entrée partielle de marchandises privées dans l’enclave palestinienne, de manière « contrôlée et progressive ». L’objectif est d’augmenter le volume de l’aide, tout en réduisant la dépendance à l’égard de la collecte de l’aide par les Nations unies et les organisations internationales pour en garder le contrôle. Laisser des organisations humanitaires entrer dans Gaza reviendrait à dévoiler au monde l’ampleur du massacre.
Refuser l’accès à la nourriture aux civils constitue un crime de guerre, voire un crime contre l’humanité », a ainsi répété, lundi 3 août, le Haut-Commissaire des Nations unies (ONU) aux droits de l’Homme, Volker Türk.
Netanyahou doit aussi affronter la contestation au sein de l’armée et de son propre gouvernement.
Pendant trois jours des juifs israéliens orthodoxes ont manifesté aux côtés des Palestiniens israéliens qui dénoncent le génocide à Gaza, accompagnant la décision d'une pause dans la guerre décidée par l'armée contre le gouvernement. En riposte à Netanyahou qui vient de virer Yuli Edelstein (du Likoud) de son poste de responsabilité à la Défense, des fractures sont nées dans le Likoud. Et c’est l'armée qui a décidé de cette pause.
L'armée a besoin d'augmenter ses effectifs en recrutant 60 à 80 000 jeunes, entre autres chez les ultra-orthodoxes qui sont aujourd'hui dispensés d'obligations militaires. L'armée a aussi obligé des soldats qui sont devenus malades mentaux[5] durant le conflit, à reprendre du service. Netanyahou en renonçant à cette mesure, a cédé à la pression des ultraorthodoxes de son alliance gouvernementale qui menaçait de le faire tomber, mais s'il a sauvé momentanément son gouvernement, il s'est mis l'armée à dos.
"Arrêter la guerre" et "ramener tous les otages" : 550 anciens responsables israéliens appellent Donald Trump à faire pression sur Benyamin Netanyahou. "Traquer les derniers hauts responsables du Hamas peut être fait plus tard", mais les "otages ne peuvent pas attendre", insistent les anciens généraux et maitre-espions dans un courrier et une vidéo à l'intention du président américain[6].
La fuite en avant du gouvernement Netanyahou
Netanyahou impose son projet d’occupation totale de l’enclave palestinienne malgré les appels à un cessez-le-feu.
Plus les pressions, diverses, s’accentuent, plus le premier ministre est prisonnier de son alliance avec l’extrême-droite nationale-sioniste, car sa majorité ne tient plus qu’à une voix depuis que le parti « Judaïsme unifié de la Torah (UTJ) » à annoncer son retrait complet de la coalition gouvernementale. Par ailleurs, mercredi 16 juillet, le parti ultra-orthodoxe du « Shass » a annoncé quitter ses postes gouvernementaux mais « demeure pour l'heure au sein de la coalition lui offrant un répit pour s'accorder sur l'exemption de service militaire des étudiants juifs ultra-orthodoxes[7] ».
C’est pourquoi, Netanyahou a pris la décision d’occuper entièrement la bande de Gaza, y compris d’effectuer des opérations dans les zones où des otages sont retenus”, écrit The Jerusalem Post. “Les dés sont jetés. Israël se dirige vers une occupation totale de la bande de Gaza et la défaite du Hamas”, renchérit le quotidien israélien Yediot Aharonot, citant, lui, des “hauts responsables proches du Premier ministre”.
Un plan d’occupation militaire étalé sur plusieurs mois.
Le plan annoncé jeudi 7 août par le conseil de sécurité israélien se déroulerait par étapes et pourrait durer au moins cinq mois. L’offensive sur la ville de Gaza où se trouveraient les otages, viserait à détruire ce qui reste du Hamas et à libérer les 48 otages - dont 27 en vie - qu’il détient encore. « Il commencerait par la prise de la ville de Gaza et des camps du centre de la bande, repoussant près de la moitié de la population de l’enclave vers le sud, en direction de la zone humanitaire d’al Mawasi, selon le Times of Israël.
Channel 12 - qui soutient toutes les opérations militaires - affirme que, lors de la première phase, un ordre d’évacuation pour la totalité des habitants de la ville de Gaza serait lancé. Le nord du territoire étant déjà quasiment dépeuplé, il s’agirait tout bonnement d’une opération bulldozer, poussant la population toujours plus au sud. Mais, conscient d’une possible réaction internationale, les autorités israéliennes vont annoncer la mise sur pied de camps et d’hôpitaux. Benyamin Netanyahou sait qu’il peut compter sur le soutien total de Donald Trump et sur la pusillanimité des gouvernements occidentaux[8].
Le général Eyal Zamir, chef d’Etat-major s’est opposé sans succès à Benyamin Netanyahou.
Le ministre de la Défense, Israël Katz, a annoncé que le but est de rassembler tous les Palestiniens dans un vaste camp, au sud, puis de tenter de les chasser une fois pour toutes. Mais où[9] ?
En Cisjordanie, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a déclaré mener à bien le projet de construction de 3 400 logements baptisé E1 – autour de la colonie Maalé Adounim qui couperait la Cisjordanie en deux et empêcherait définitivement la création d'un éventuel État palestinien disposant d'une continuité territoriale : En ce jour important, j'appelle le Premier ministre Benjamin Netanyahu à appliquer la souveraineté israélienne en Judée-Samarie[10], à abandonner définitivement l'idée d'une partition du pays et à faire en sorte que d'ici septembre, les dirigeants hypocrites européens n'aient plus rien à reconnaître"… Ceux qui veulent aujourd'hui reconnaître un Etat palestinien recevront une réponse de notre part sur le terrain (...) Par des faits concrets »… l'application de la souveraineté israélienne sur toutes les parties de Judée-Samarie", a-t-il menacé.[11]
L'ONU et l'Union européenne ont appelé Israël à ne pas réaliser ce projet, ainsi que nombre d’Etats qui le condamne : Berlin, l’Arabie saoudite, l’autorité palestinienne, la France.
La reconnaissance d'un État palestinien par plusieurs pays en septembre sera largement symbolique en raison du refus d'Israël à la création d'un tel Etat auquel aspirent les Palestiniens. Ces derniers ambitionnent de l'établir sur les territoires de Cisjordanie et de Gaza avec comme capitale Jérusalem-Est, annexé par Israël.
Pour l’extrême-droite national-sioniste, cela permettrait d’en finir avec le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, donc à la solution à deux Etats. L’annexion de la Cisjordanie - où se pratique un nettoyage ethnique - qui est à l’ordre du jour de la majorité gouvernementale établirait le rêve national-sioniste du grand Israël.
La poursuite de la guerre à Gaza, permettrait la survie de Netanyahou, arrêterait le processus pénal en cours.
Elle renforce l’alliance électorale avec l’extrême droite de Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, alors que des élections doivent se dérouler en 2026.
Avec ce plan, il ne s’agit pas de favoriser le retour de tous les otages israéliens qui sont en fait sacrifiés, tout en affirmant comme Netanyahou l’a encore fait le 7 août, que les principaux objectifs de la guerre restent « la destruction complète du Hamas et la libération des otages ».
Pour Sylvaine Bulle, chercheuse et auteure de Sociologie du conflit, l'annonce de cette opération sert à envoyer un signal à l'opinion.
Elle évoque un "coup de poker" de la part du Premier ministre. Fin stratège, tout est calculé chez lui, il cherche à pousser le Hamas "entre l'occupation totale ou l'acceptation sans conditions de la position américaine" observe Adel Bakawan, directeur de l'Institut européen pour les études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (Eismena). Selon lui, entre 60 et 80% des capacités militaires du mouvement islamiste ont été démantelées, alors que "les cadres dirigeants les plus importants à la fois politiques et militaires ont été assassinés, liquidés, neutralisés[12]" .
Benyamin Nétanyahou "ne veut pas de cessez-le-feu, il veut poursuivre la guerre, espère « la terminer, pour ensuite pouvoir se prévaloir d'en être le héros", estime pour sa part Sylvaine Bulle. De quoi créer de nouveaux remous diplomatiques, mais "Israël se fiche éperdument de la diplomatie", tranche Sylvaine Bulle. Il assume un relatif isolement international, tant que Washington continue de le soutenir.
Les familles des otages ne semblent pas dupes et la colère explose.
« Jeudi 7 août, une manifestation s’est déroulée près du bâtiment où se tenait la réunion du cabinet de sécurité. Einav Zangauker, dont le fils Matan est détenu à Gaza, déclarait dans un message vidéo aux médias : « Ces dernières semaines, j’ai laissé une chance à un accord. Netanyahou a exploité ma douleur, celle des familles, celle du peuple, et a saboté un accord. Il m’a menti. Il nous a tous menti. Netanyahou n’a aucune intention de ramener nos enfants à la maison. Plus jamais ![13]»
La condamnation de ce plan infernal est quasi unanime, en Israël par les opposants et les familles d’otages, comme à l’étranger, en dehors des Trumpistes et des complices de l’Union Européenne[14]…
- Le plan du gouvernement israélien "visant à une prise de contrôle militaire complète de la bande de Gaza occupée doit être immédiatement stoppé", a déclaré vendredi 8 août le Haut-Commissaire aux droits de l'homme à l'ONU, Volker Türk, dans un communiqué.
- À Gaza, les ONG humanitaires condamnent depuis des semaines la conduite de la guerre et la famine engendrée par le blocus quasi total du territoire.
- La décision du cabinet de Benyamin Netanyahou "signifie abandonner les otages, tout en ignorant complètement les avertissements répétés de la direction militaire et la volonté claire de la majorité du public israélien", a déploré le Forum des familles.
- La Turquie a exhorté vendredi la communauté internationale à "empêcher" la mise en œuvre du plan présenté par Benyamin Netanyahou. Dans le même temps, le Premier ministre britannique Keir Starmer a qualifié ce plan d’erreur appelant le gouvernement israélien à le "reconsidérer immédiatement".
- « L’Allemagne ne livrera plus à Israël aucun équipement militaire pouvant être utilisé dans la bande de Gaza », rapporte, le vendredi 8 août, l’hebdomadaire Die Zeit. Un infléchissement majeur de Berlin, jusque-là soutien quasi inconditionnel de l’État hébreu[15].
- La France "condamne fermement" le plan du gouvernement israélien. Jean-Noël Barrot, a déclaré sur X, le vendredi 8 août : "Une telle opération aggraverait une situation déjà catastrophique sans permettre la libération des otages du Hamas, son désarmement et sa reddition.
- Madrid, Ankara ou encore Melbourne ont condamné le plan israélien, tout comme l’Arabie saoudite qui l’a qualifié de « nettoyage ethnique ». La Grande-Bretagne a demandé à Benyamin Netanyahou de revenir sur sa décision et la Belgique a convoqué l’ambassadrice israélienne à Bruxelles[16].
Les cinq principes d’Israël pour conclure la guerre.
Ils sont adoptés par le cabinet de sécurité israélien :
- Le désarmement du Hamas.
- Le retour de tous les otages - vivants et morts –
- La démilitarisation de la bande de Gaza.
- Le contrôle sécuritaire israélien dans la bande de Gaza ;
- L'établissement d'une administration civile alternative qui ne soit ni le Hamas ni l'Autorité palestinienne.
Outre la poursuite de l’occupation israélienne, que signifie l'établissement d'une administration civile alternative ? Pas même l'Autorité palestinienne ? Certes, elle est corrompue, mais cela signifie surtout que les Palestiniens ne sont pas considérés comme un peuple libre de décider par lui-même de la gestion de sa société. Il s’agit de perpétuer l’occupation, la domination, l’apartheid. Qui, dans les pays arabes, même ceux de l’accord d’Abraham, pourrait accepter un tel plan, sans s’attirer la désapprobation populaire ?
« La population de la ville de Gaza aura deux mois pour évacuer les lieux vers le sud, soit jusqu’au 7 octobre, deux ans jour pour jour après les attaques sans précédent du Hamas sur le sol israélien. “Une fois l’évacuation terminée, un siège sera imposé aux terroristes du Hamas encore présents. En pratique, Israël devrait lancer un ultimatum au Hamas pour qu’il se rende ; si l’organisation terroriste refuse, Israël entrera dans la ville”, précise le journal. En parallèle, l’armée israélienne assurera la distribution d’une aide humanitaire “à la population civile en dehors des zones de combat”. Selon « Le Times of Israël », l’objectif de “vaincre le Hamas” suppose qu’“il pourrait y avoir des opérations ultérieures au-delà de celle de la ville de Gaza…vers les zones restantes de Gaza”, explique un responsable du site. Un haut responsable israélien cité par « The Jerusalem Post », explique qu’après la ville de Gaza, les opérations s’étendraient ensuite “aux camps de réfugiés du centre” de l’enclave[17].
Le cabinet de sécurité n’utilise pas le mot “occupation”, mais “prise de contrôle” souligne le Yediot Aharonot, “pour des raisons juridiques liées à la responsabilité envers la population civile”. Une responsabilité bafouée chaque jour par les tirs des snippers israéliens sur les civils et les bombardements incessants des drones.
Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a dénoncé une “catastrophe” qui va amener “la mort des otages, celle de nombreux soldats, coûter des dizaines de milliards aux contribuables israéliens et (provoquer) une faillite diplomatique”.
“Le plan de Netanyahou met Israël sur la voie d’une guerre perpétuelle” qui sert ses intérêts politiques, écrit le quotidien israélien d’opposition Ha’Aretz.
Ce plan n’est pas une solution, mais la guerre perpétuelle et l’esclavage pour les Palestiniens.
[1] L’appel de New York", lancé à l'issue d'une conférence ministérielle à l'ONU, par le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, sur X, mercredi 30 juillet.
[2] France Télévisions - France-info Publié le 01/08/202.
[3] L’Humanité- 29 juillet 2025.
[4] La chaîne anglaise BBC a reconstitué comment Layan al-Majdalawi, deux ans, et Mira Tanboura, six ans, ont été abattues à Gaza en novembre 2023, dans des zones où opérait l’armée israélienne. L’enquête s’appuie sur 168 cas d’enfants tués par balle. Parmi eux, 95 enfants ont été atteints à la tête ou à la poitrine. ( L’Humanité du 6 août 2025 par Clémentine Eveno).
[5] " Plus de 10 000 soldats souffrent actuellement de troubles psychologiques liés au conflit, dont 3600 soldats de l'armée israélienne en ligne sont en post-trauma depuis le 7/10. C'a équivaut aux combattants de 2 divisions qui ont été effacés de la situation des forces de défense israéliennes - comme post-traumatique. 9 000 autres soldats, pour la plupart combattants du front, sont en train de s'identifier comme victimes d'anxiété, de dépression et de symptômes post-traumatiques. Chiffres publiés dans le journal YEDIOT AHARONOT, (troisième quotidien israélien de tendance centriste (Kadima).
[6] France-info avec AFP le 4.08.25- Parmi les signataires de ce courrier figurent notamment trois anciens patrons du Mossad, le service de renseignement extérieur, cinq ex-dirigeants du Shin Bet, le renseignement intérieur, et trois ex-chefs d'état-major. "Cette guerre a cessé d'être une guerre juste et conduit l'État d'Israël à perdre son identité", a par ailleurs alerté l'ancien directeur du Shin Bet Ami Ayalon, dans une vidéo diffusée par le même mouvement pour accompagner la publication du courrier.
[7] France 24 – 17.07.2025- Israël : un deuxième parti ultra-orthodoxe quitte le gouvernement de Netanyahu
[8] Publié le 7 août 2025 par Pierre Barbancey – L’HUMANITE
[9][9] Belazel Smotrich, ministre fasciste israélien veut déporter les Palestiniens de Gaza au … Soudan du Sud, où ils crèveraient également de faim et seraient en bute aux guerres tribales de ce pays ! Les représentants du Soudan, interrogés par Associated Press, ont déclaré qu’ils avaient rejeté l’offre de Washington, tandis que ceux de la Somalie et du Somaliland ont déclaré qu’ils n’étaient au courant d’aucun contact.
REF : Le Monde avec AP -Publié le 14 mars 2025 à 15h11.
[10] Nom biblique de la Cisjordanie.
[11] Source : AFP, le 15.08.25 par France 24 - Israël : un projet majeur de colonisation en Cisjordanie suscite des condamnations
[12] France info - Chloé Ferreux - France Télévisions - Publié le 08/08/2025. Eradiquer le Hamas, survie politique, pression dans les négociations... Pourquoi Benyamin Netanyahou projette-t-il de contrôler toute la bande de Gaza ?
[13] Publié le 7 août 2025 par Pierre Barbancey – L’HUMANITE -
[14]Source : France info - Guerre dans la bande de Gaza : l'ONU exige de "stopper immédiatement" le plan israélien de contrôle militaire de l'enclave palestinienne par Margaux Duguet, Juliette Campion - Publié le 08/08/2025
[15] Source Courrier international du 8.0825.
[16] Médiapart le 8.08.25 - Clothilde Mraffko : Israël veut envahir la ville de Gaza, préambule à une occupation militaire de toute l’enclave.
[17] Source : 8.08.2025- Courrier international : Avec son plan pour Gaza, Netanyahou “met Israël sur la voie d’une guerre perpétuelle”.
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