Un comportement nazi ... par l'armée israélienne, dans la rage d'éliminer le Hamas. Comment qualifier autrement ce qui suit dans ce témoignage.
La cinéaste SIMONE BITTON témoigne :
( Son père est un bijoutier juif de Rabat. Elle émigre en Israël avec sa famille en 1966, et se retrouve dans l'armée israélienne lors de la guerre du Kippour en 1973. Une expérience qui la rend pacifiste.
Elle s'établit ensuite à Paris et étudie le cinéma à l'IDHEC. Depuis 2013, elle enseigne au département cinéma de l'université Paris-VIII. Elle est membre et formatrice des Ateliers Varan depuis 2014.Tous ses films portent sur l’actualité, l’histoire et les cultures d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient[
"sur ce qui se passe en ce moment même à Rafah et oui, cela ressemble à une étape finale. Les Palestiniens qui sont appelés à "évacuer " leurs abris de fortune doivent passer par des portails électroniques guidés par IA (reconnaissance faciale) . Certains passent, les autres sont EXECUTES SUR PLACE. Par dizaines, qui viennent s'ajouter aux centaines de victimes de bombardements qui ne cessent pas depuis plusieurs jours , depuis qu'Israel a rompu l'accord de trêve qu'il avait signé, et que Trump lui a livré de nouvelles bombes en l'encourageant à "ouvrir les portes de l'enfer" . Mais les survivants qui sont passés par les portails n'ont nulle part où aller, rien à manger, il n'y a ni eau potable ni électricité. Ils mourront aussi, sous les bombes ou de maladie. Les otages israéliens, ceux qui vivent encore, mourront aussi. Les femmes meurent en accouchant, les nouveaux nés meurent d'infections, plus personne n'est enterré dignement. Il y a des négociations tout azimut pour forcer des pays d'accueillir ceux qui accepteront de partir "volontairement". Il ne doit plus y avoir de Palestiniens en Palestine.
Maudit soient les assassins et leurs complices, et jamais nous ne serons lavés de cette honte, car nous savons et ne renversons pas la table du banquet des hypocrites. Les historiens de demain nous cracheront dessus, avec raison."
Et : par Yuval Abraham, coréalisateur du film. Message posté ce 25 mars 2025 sur ses réseaux sociaux".
Un groupe de colons vient de lyncher Hamdan Ballal , co-directeur de notre film "No Other Land". Ils l'ont battu et il a des blessures à la tête et à l'estomac, il saigne. Des soldats ont envahi l'ambulance qu'il avait appelée et l'ont emmené. Aucun signe de lui depuis."
Ce n’est pas la première attaque visant Hamdan Ballal, mais cette fois-ci, le réalisateur palestinien est entre les mains de l’armée israélienne. Ce lundi 24 mars, selon plusieurs témoins, le militant, coréalisateur du documentaire No Other Land récompensé cette année aux Oscars, a été arrêté par Tsahal après que des colons ont attaqué sa maison.
il présentait des blessures à la tête et au ventre. Il a ajouté qu’on ignorait où il se trouvait et s’il recevait des soins médicaux. «Je me tiens aux côtés de Karam, le fils de 7 ans d’Hamdan, près du sang de Hamdan dans sa maison, après son lynchage par des colons. Hamdan, coréalisateur de notre film «No Other Land», est toujours porté disparu après avoir été enlevé par des soldats, blessé et en sang. Voici comment ils effacent Masafer Yatta», a écrit Basel Adra. En février dernier, Basel Adra avait également été encerclé et attaqué par des colons israéliens masqués. «Les colons ont détruit sa voiture à coups de pierres et ont crevé un pneu», a par ailleurs ajouté un autre témoin au Guardian, photo à l’appui. «Toutes les vitres et tous les pare-brise ont été brisés.» source : Libération -
Il a été libéré ce 25 mars. Les événements sont abondamment commentés dans la presse arabe, israélienne et internationale ainsi que sur les réseaux sociaux.
“Hamdan a passé la nuit menotté et les yeux bandés dans une base militaire (israélienne), tandis que deux soldats le rouaient de coups, le laissant à terre, a déclaré son avocate, Leah Tsemel, après s’être entretenue avec lui. Il est toujours détenu au commissariat de Kiryat Arba”, une colonie israélienne, indiquait un autre réalisateur du film, l’Israélien Yuval Abraham, dans un post sur X le 25 mars en fin de matinée.
Avant d’annoncer quelques heures plus tard, sur la même plateforme : “Hamdan Ballal est libre et s’apprête à rentrer chez lui auprès de sa famille.”
Lundi soir, M. Abraham, également journaliste pour le webzine +972, indiquait qu’un groupe de colons avait “lynché” Hamdan Ballal dans son village de Susya, et qu’il présentait “des blessures à la tête et au ventre”, tandis que “des soldats (israéliens) ont pris d’assaut l’ambulance qu’il avait appelée et l’ont emmené” vers un lieu alors inconnu, rapporte Al-Jazeera.
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