Overblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

 

« Brahim Bouraam n'a pu vivre jusqu’à 96 ans » : sur les réseaux sociaux, on rend hommage aux victimes du racisme plutôt qu’à Jean-Marie Le Pen
L’antisémite, raciste, tortionnaire, qui a fondé et dirigé pendant quarante ans le Front national est mort mardi 7 janvier. Alors que la photo de Jean-Marie Le Pen s’affiche partout dans les médias et sur les réseaux sociaux et que certains osent même lui rendre hommage, l’Humanité s’associent à ceux qui préfèrent se rappeler des victimes du fascisme et de l’extrême droite.
Théo Bourrieau
Les victimes du racisme n’ont « pas pu vivre jusqu’à 96 ans », rappellent de nombreux citoyens sur les réseaux sociaux. Ici, le 15 juin 2024, pendant les manifestations contre le RN.
 
 
Jean-Marie Le Pen est mort mardi 7 janvier à l’âge de 96 ans. Certains se sont empressés de rendre hommage à l’antisémite, raciste, tortionnaire et patriarche de l’extrême droite français, montant au créneau pour défendre celui qu’ils considèrent comme « une figure de la vie politique française ». Mais d’autres préfèrent se rappeler des victimes « de ses idées et de ses paroles », écrit Léa Balage El Mariky sur X (ex-Twitter).
La députée écologiste de Paris pense notamment à « Ahmed Moulay, torturé par Jean-Marie Le Pen, et à son fils qui retrouvera un poignard devant la maison familiale à Alger ». Dominique Sopo préfère afficher la photo d’Ibrahim Ali « qui, à 17 ans, fut tué par des colleurs d’affiches du FN ».
Les victimes du racisme n’ont « pas pu vivre jusqu’à 96 ans »
« Hommage à toutes les victimes du racisme que Jean-Marie Le Pen s’ingénia à diffuser dans notre société », écrit sur X le Président de SOS Racisme. Ian Brossat a lui une « pensée pour Brahim Bouraam ». « Il n’a pas pu vivre jusqu’à 96 ans. Il avait 29 ans quand il a été jeté dans le Seine par un adepte du FN, le 1er mai 1995, en marge d’une manifestation organisée par Le Pen père », rappelle le sénateur communiste de Paris.
La liste des meurtres et des violences racistes perpétrés par des militants d’extrême droite, encouragés, ouvertement ou non, par des figures politiques xénophobes, est malheureusement trop longue. Aujourd’hui, la menace que font peser les mouvements et les discours fascistes sur les minorités religieuses, sexuelles, ethno-raciales, mais aussi sur des élus politiques et sur des journalistes, est toujours présente.
En octobre 2023, le site d’extrême droite Réseau libre appelait au meurtre de 180 personnalités, dont des professionnels de la presse, tous signataires d’une tribune pour défendre la liberté d’informer. Le même obscur site fasciste hébergé en Russie appelait également au meurtre d’élus de gauche, promettant de « mettre au pas ce troupeau de connards ».
« Finalement, SA MORT N'EST QU'UN POINT DE DETAIL DE L'HISTOIRE » : la gauche enterre Jean-Marie Le Pen et veut continuer à lutter contre « ses héritiers »
Début juillet, l’arrivée potentielle de l’extrême droite au pouvoir avait conduit à l’augmentation des agressions, menaces et insultes des militants fascistes. Des groupes se préparaient même à l’action, postant images de bombes et d’explosions, listaient les « ennemis » : antifascistes, militants du Nouveau Front populaire, personnes racisées, musulmans, juifs, féministes ou personnes LGBTQI +. Si Le Pen père est mort, « il n’emporte pas la haine, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, l’homophobie et la misogynie qu’il a nourris et propagés », rappelle gravement Léa Balage El Mariky.
Tag(s) : #Actualité politique et sociale, #Extrême-droite
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :