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Le bilan s'alourdit au Liban, pilonné par Israël. Les bombardements de Tsahal avaient fait 92 morts jeudi 26 septembre, selon un bilan donné par le ministère de la Santé libanais, qui ajoute que 153 personnes ont été blessées. Plus de 31 000 personnes fuyant les bombardements israéliens au Liban sont entrées en Syrie au cours des deux derniers jours. D’autres campent sur les plages comme à Gaza, montent au Nord, vers Tripoli, où dorment dans la rue…

Les forces d'occupation israéliennes ont bombardé vendredi la banlieue sud de la capitale libanaise Beyrouth, rasé six bâtiments et assassiné un nombre indéterminé de personnes, encore en cours d'évaluation par les autorités du pays.

L'attaque a dévasté les quartiers résidentiels de Haret Hreik, au sud de Beyrouth. De nombreux bâtiments voisins ont également signalé des dégâts importants.

À titre préliminaire, le ministère libanais de la Santé a déclaré que l'agression israélienne contre Haret Hreik avait fait deux morts et 76 blessés.

D'innombrables blessés sont transportés vers les hôpitaux. Des ambulances, des équipes de secours et des équipes ont été mobilisées sur place pour enlever les débris. Les images montrent des centaines de personnes aidant à enlever les débris.

Il est à craindre qu'un grand nombre de civils soient coincés sous les ruines des bâtiments détruits. Les incendies continuent d'être éteints et les survivants et les blessés sont recherchés.

Lundi dernier, comme l’ont raconté de nombreux déplacés du Sud et de la banlieue septentrionale de Beyrouth, les membres du Hezbollah sont passés à l’aube, de porte en porte, pour exhorter les gens à quitter les maisons. Ils ne se servaient donc pas d’eux comme « boucliers humains ». On a ainsi vu des sunnites et des arabes chrétiens très critiques du Hezbollah afficher leur solidarité avec une organisation qui est presque la seule à agir concrètement pour la cause palestinienne, abandonnée par la totalité des pays arabes. (Selon la chercheuse Erminia Chiara Calabrese, spécialiste du Hezbollah).

Selon les médias israéliens, 2 000 tonnes de bombes ont été larguées sur la banlieue susmentionnée. Ils étaient de type perforant et étaient lancés à partir d'avions F-35.

L'armée israélienne a annoncé avoir détruit le quartier général du Hezbollah. L'armée israélienne a fait état de "frappes précises" sur Beyrouth, affirmant avoir tué le chef de l'unité de drones du Hezbollah, Mohammed Srour et de nombreux commandants ainsi que Nasrallah. (Franceinfo). Depuis le Liban, on rapporte que le secrétaire général de ce mouvement, Hassan Nasrallah, est sain et sauf et n'a pas été blessé, cependant un important dirigeant du Hezbollah et des commandants auraient perdu la vie. L'agence iranienne Tasnim a déclaré, citant des sources de sécurité : "Nasrallah se trouve dans un endroit sûr, et ce que les médias israéliens diffusent (au sujet de sa mort présumée) n'est pas vrai". Le chef du Conseil exécutif du mouvement, Seyed Hashem Safieddine, est également sain et sauf.

Le « contact » avec Hassan Nasrallah est « perdu » depuis vendredi soir, a annoncé samedi une source proche du Hezbollah à l’Agence France-Presse une source proche du mouvement, sans confirmer sa mort, annoncée par Israël[1]. Samedi 13h, cette fois l'annonce émane d'un communiqué du Hezbollah, Nasrallah est mort.

Les médias israéliens ont déclaré qu’Israël avait informé les États-Unis de l’attaque peu avant de la mener. Cependant, la Maison Blanche dit n'avoir reçu aucune alerte préalable concernant l'attaque israélienne.

Lors d'une conférence de presse tenue plus tôt ce vendredi, le ministre libanais de la Santé, Firas Abiad, a rapporté qu'à ce jour, au moins 25 personnes avaient été tuées ce jour-là par des attaques de l'occupation israélienne qu’un grand nombre de blessés.

Les bombardements se sont concentrés au sud du Liban et dans la vallée de la Bekaa, à l'est du pays. Ces attaques ont commencé lundi dernier. Depuis lors, l’occupation a déjà tué plus de 700 personnes[2].

Des hôpitaux ont été évacués dans le sud de Beyrouth. Leurs patients transférés vers d'autres établissements "non touchés par l'agression israélienne", affirme le ministère libanais de la Santé. 

A l’ONU Netanyahou vocifère alors qu’un grand nombre de délégués quittent les lieux : "Si vous nous frappez, nous vous frapperons" : Benyamin Nétanyahou, a menacé l'Iran à la tribune de l'assemblée générale de l'ONU, vendredi 27 septembre à New-York. "Il n'y a aucun endroit en Iran que le long bras d'Israël ne peut atteindre", a-t-il martelé en direction du principal soutien du Hamas et du Hezbollah. Il a aussi assuré qu'Israël poursuivrait les bombardements menés au Liban depuis une semaine jusqu'à ce que "tous" les objectifs soient atteints, et affirmé que le Hamas devait "quitter" la bande de Gaza. 

Netanyahou a brandi deux cartes, intitulées respectivement : « La bénédiction » et « La malédiction ». Elles ont servi à illustrer l’intégration potentielle d’Israël au Moyen-Orient par rapport à l’influence de l’Iran dans toute la région avec un « arc de la terreur » : Syrie, Irak, Iran. Il a accusé Téhéran de vouloir « imposer la terreur ». Sur la carte de la malédiction, ni Gaza ni la Cisjordanie n’étaient représentés mais un « Grand Israël » annexionniste. L’an dernier, déjà à l’Assemblée générale, il avait sorti une carte illustrant un « nouveau Moyen-Orient » effaçant la Palestine[3].

Israël n'a pas accepté le cessez-le-feu suggéré par les Etats-Unis et la France : "Le ministère de la Défense israélien a annoncé avoir obtenu une nouvelle enveloppe d'aide militaire américaine, d'une valeur de 8,7 millions de dollars, "en soutien à l'effort militaire en cours d'Israël". Une annonce qui intervient en pleine escalade avec le Hezbollah libanais et après près d'un an d'intervention militaire dans la bande de Gaza. Cette aide comprend 3,5 milliards de dollars en vue de l'achat de matériel et équipement de guerre, et 5,2 milliards destinés aux systèmes de défense antiaériens, notamment les boucliers antimissiles Dôme de Fer et Fronde de David." (FRANCE INFO 26.09.24.)

Le président palestinien a martelé, très applaudi, que l’administration Biden, quant à la volonté d’un cessez-le-feu, que ce soit avec le Hezbollah ou avec le Hamas : « Israël, qui refuse d’appliquer les résolutions des Nations unies, ne mérite pas d’être un membre de cette organisation internationale ». Mahmoud Abbas a également présenté une proposition en 12 points pour Gaza après la guerre. Il a appelé à un retrait israélien complet de l’enclave palestinienne, sans l’établissement de zones tampons ou la saisie d’une partie quelconque de Gaza. Il a également appelé à une conférence internationale de paix sous les auspices de l’ONU dans un an et réitéré ses appels pour une solution à deux États.

Le gouvernement BIDEN se fiche du monde et de la paix quand il demande poliment à Netanyahou, avec Macron, de faire la paix avec le Hezbollah et le Hamas, et que le lendemain il envoie des armes à Israël pour continuer les massacres.

Une école a été encore bombardée à Gaza et 92 morts de plus au Liban dont une vieille dame française qui n'était certainement pas une commandante du Hezbollah, pas plus que les dizaines d'enfants tués. Des dommages collatéraux ....!!!!

Qui arrêtera Netanyahou et ses ministres fascistes dans sa rage morbide de destruction ?

 

 Allain Graux

Le 28 .09.2024

 

[1] Le Monde à 10h 33 le samedi 28.09.24

[2] (Source : – teleSUR – JDO : Al Mayadeen - PressTv - Hisham Wannous – Herpress)

 

[3] L’Humanité 27.09.24 - Vadim Kamenka : Sous les huées et les protestations, Benyamin Netanyahou promet à l'Onu de continuer la guerre

 

Tag(s) : #ISRAEL, #GEOPOLITIQUE, #PALESTINE, #PAIX
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