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APRES LES ELECTIONS EUROPEENNES

2024 : le New Front populaire ou rien

Il y a eu le choc du score du RN aux élections européennes. Quelques minutes d’attentisme avant que Macron apparaisse pour proposer l’autodestruction.
Après la stupeur, monte la colère. Plutôt que d’écouter vraiment le pays qui vient de voter, le chef de l’État continue l’épreuve de force. Il prend de court toutes les forces politiques et relance les dés : trois courtes semaines pour décider de l’avenir du pays.
Il y avait une autre voie. Les résultats enregistrés dimanche ne sont pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Ils viennent après tant de souffrances et de désarrois et avant tant d’autres annoncés. Ils viennent après la réforme des retraites honnie et imposée et celle sur l’immigration écœurante mais infligée. Ils viennent avant la réforme de l’assurance-chômage, la remise en cause du statut de la fonction publique, la pitoyable réforme de l’audiovisuel public. Macron pouvait choisir de mettre sur pause toutes ces réformes et de relancer la France sur les chemins qui ont fait l’unité du pays et du peuple, ceux du progrès. Cela porte un nom : politique écologique ambitieuse et cohérente, protection sociale et services publics, soutien aux plus faibles, politique fiscale juste. Rien d’infamant.
Le macronisme du « en même temps » est mort. Son glissement toujours plus à droite est en déroute. Mais le président pouvait écouter les résultats et changer l’axe de son pouvoir. Congédier Le Maire, Darmanin, Vautrin, Dati et Attal. Hier soir, il fut question de Charles de Gaulle. Lui a su quitter ses habits monarchistes de droite pour s’ouvrir au siècle de l’État providence et de la décolonisation. Mais n’est pas de Gaulle qui veut.
Macron se croit surement flamboyant, il est insouciant et irresponsable : il prend le risque fou de livrer la France à l’extrême droite. Il imagine laisser à Le Pen et Bardella les outils de l’autoritarisme qui n’ont cessé d’être renforcés sous ses mandats même. Il le fait alors que le monde est si dangereux. On comprend la colère de François Ruffin : vraiment ce type est dingue.
Bien, il va donc falloir relever le gant. Les Français ne veulent plus de ce mélange de caprices, de cruauté et d’autoritarisme. Il faut un autre chemin. Pourquoi est-ce le RN qui est en position de tirer les marrons du feu de la catastrophe Macron ? Le débat est reporté a plus tard. L’urgence est de ne mettre en avant que ce qui nous aide.
La gauche sort bien abimée de ces derniers mois de campagne européenne et avant elle, de désaccords lourds sur la manière de mobiliser et rassembler pour Gaza comme pour les retraites. Les européennes ont traduit ce désaccord mais elles n’ont pas vraiment tranché. Les grands centres urbains et les quartiers populaires se sont aussi reconnus dans l’intransigeance de La France insoumise. Face aux dangers de tous ordres, LFI parait une sorte de repère, de rempart. Mais LFI ne dépasse pas les 10%. Il faut rassembler beaucoup plus. Il faut toutes les couleurs de la gauche politique et sociale ; il faut la force de la jeunesse, des syndicalistes et celle des intellectuels.
Devant l’imminence du péril en 1934, toutes les gauches ont convergé. Avons-nous le choix de ressasser nos désaccords ? Actons que le pays est divers et qu’il faut une gauche diverse.
Catherine Tricot - REGARDS

Les médias parlent d'un choc, suite aux résultats des élections européennes en France et en Europe. Mais on les connaissait ces résultats, par les sondages, donc pas de véritable surprise, sauf pour les auditeurs et lecteurs naïfs ou peu concernés par l'information politique. Ceux- là constateront que le résultat de la liste LFI de Manon Aubry a été minoré, elle atteint 9,8% quasi les 10 % annoncés et souhaités par LFI. On préférait dénoncé le vote populaire des quartiers populaires, le vote islamo gauchiste, voire des terroristes qualifiés de propalestiniens. Et par ailleurs de déplorer l'abstention ...
En Europe aussi l'extrême droite progresse quasiment dans tous les pays, pour des raisons de politique intérieure, mais aussi de condamnation de la politique européenne de l'immigration. En fait cet aspect masque l'opposition à la politique libérale menée dans tous les pays, de restriction des services publics, de l'inflation des prix sur les produits alimentaires de base, sur les insuffisances concernant la santé, le logement, l'éducation, ne baisse du pouvoir d'achat, pour les classes les plus pauvres mais aussi moyennes qui engendrent la peur et le sentiment du déclassement sur lesquels surfent les partis extrémistes de la démagogie et néo fascisme.
Il ne sert d'ailleurs à crier au fascisme, le gens n'y croient pas , donc ils se foutent de cet argument. Il faut travailler à la prise de conscience des vrais solutions avec non seulement le programme mais les actions qui permettent de proposer la véritable alternative, celle de la transformation économique ,sociale, écologique et démocratique de notre société.
Elle ne passe ni par Macron ni par Le Pen, ni par ceux qui à gauche ont déjà gouverné en appliquant la politique libérale aujourd'hui condamnée.
Elle passe par Une Union Populaire, un nouveau Front populaire qui allie partis, associations et syndicats.
Elle passe par une VIème République et l'élection d'une Assemblée constituante
Allain Graux

Tag(s) : #Actualité politique et sociale, #EUROPE, #Republique, #politique, #union européenne
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