Depuis le début de la guerre, Israël a provoqué le déplacement forcé de la plus grande partie de la population du Nord et du centre de la bande de Gaza sur une partie de terrains non bâtis le long de la côte méditerranéenne, qu'il avait désignée comme zone de sécurité, bien qu'il l'ait depuis bombardée à plusieurs reprises, où les gens survivent, ou meurent, dans la plus grande pénurie, dans des abris précaires, où ils manquent de tout : nourriture, eau, soins...
Netanyahou ne cesse de répéter et d’affirmer qu’il va attaquer Rafah, la dernière ville refuge, à la frontière égyptienne, pour éradiquer complètement ce qui reste du Hamas. L’armée aurait proposé un plan d’évacuation...Vers où ? On l’ignore. Les groupes humanitaires ont déclaré qu'il n'y avait pas de véritable projet pour accueillir un grand nombre de personnes déplacées. Et le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi avertit sur le danger d’envahir Rafah et qu’il n’était pas question de les accueillir en Égypte...
Trêve : le gouvernement israélien juge la dernière proposition de cessez-le-feu avancée par le Hamas, irréaliste.
Cependant, une délégation israélienne se rendra au Qatar pour discuter de sa position. Le Hamas a présenté sa proposition aux médiateurs et aux États-Unis, qui ont déclaré qu'elle incluait la libération des captifs israéliens en échange de prisonniers palestiniens, dont 100 purgeaient des peines à perpétuité.
Des centaines d’ex-généraux israéliens alertent sur la crise humanitaire en cours
« Dans une lettre publique, plus de 500 ex-responsables sécuritaires israéliens alertent le cabinet de guerre israélien sur le danger que représente la crise humanitaire dans la bande de Gaza pour la sécurité d’Israël et pour ses relations avec ses partenaires occidentaux et arabes.
Le mouvement « Commanders for Israel’s Security » (Commandants pour la sécurité d’Israël, CIS) alerte sur « les risques cumulés » pour la sécurité et les intérêts stratégiques d’Israël, causés par la politique gouvernementale sur l’aide humanitaire « pour plus de deux millions de Gazaouis non combattants ».
Ce collectif recommande au cabinet de guerre de « revoir son approche » : « Cesser de se quereller avec ses amis et autres pour chaque livraison d’aide, augmenter de manière significative la quantité d’aide, son transport et le nombre de points de passage dédiés, tout en assurant une distribution sûre aux deux millions de non-combattants. »
Une recommandation qui diverge avec l’opinion israélienne majoritaire : selon un sondage réalisé par la chaîne de télévision Channel 12 fin janvier, 72 % des Israéliens interrogés estiment que l’enclave palestinienne ne devrait pas recevoir d’aide humanitaire, tant que les quelque 130 otages israéliens encore détenus par le Hamas ne sont pas libérés.
Le CIS rappelle que « l’avarice humanitaire » d’Israël a déjà entraîné la suspension de livraisons d’armes par plusieurs gouvernements – Belgique, Espagne ou Italie. Des partenaires arabes, au premier chef l’Arabie saoudite, ont pour leur part manifesté leur désapprobation à l’égard de la stratégie israélienne en ralentissant le processus de normalisation[1].
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