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Désolé de troubler vos vacances, mais ceci est un vrai scandale macronien de plus .

Qui paiera la note ? : les contribuables et abonnés, après que le privé se soit goinfré d’achat de l’électivité produite par EDF en dessous des prix du marché imposé par l’Union Européenne, alors que nous avons l’électricité la moins chère d’Europe.

Alors que les problèmes de corrosion rencontrés dans le parc nucléaire a imposé l’arrêt de la moitié des centrales, Macron veut prolonger leur survie !!! Sur les 56 réacteurs installés, EDF ne peut compter que sur la production d’une petite trentaine depuis le début de l’année.

Et en construire de nouvelles plutôt que d’investir massivement dans le renouvelable et les vraies économies d’énergie avec un plan à court et long terme.

Alors qu’EDF est privé du quart de sa production électrique, le gouvernement lui a imposé en plus, au début de l’année, de prendre à son compte une grande partie de la charge du bouclier tarifaire sur l’électricité, instauré pour protéger les ménages de la flambée des coûts de l’énergie. Dès l’instauration de ce bouclier tarifaire, la direction d’EDF avait dénoncé le coût exorbitant qu’il représentait pour le groupe, et qui ne pourrait conduire qu’à des pertes gigantesques.

Le groupe public doit fournir à ses concurrents privés 20 TWh supplémentaires au prix de 42 euros le MWh (coût historique de l’électricité produite par son parc nucléaire) alors que les prix de l’électricité se sont envolés au-delà des 200, voire 250 euros le MWh. Faute de production suffisante, EDF est obligé d’acheter les TWh manquants sur le marché, de les payer au prix fort et de les revendre à perte à ses concurrents. Aucun contrôle n’a été instauré pour s’assurer de l’usage que ces derniers font de cette électricité et si les ménages bénéficient bien de cette aide.

C’est dans ce contexte de forte dégradation financière du groupe que le gouvernement a annoncé le prochain rachat de tous les actionnaires minoritaires d’EDF (16 % du capital). L’Assemblée nationale a voté une ligne budgétaire de 10 milliards d’euros pour cette opération dans le cadre du projet de loi de finances rectificative. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a donné aucune information précise sur ce qu’il entendait faire d’EDF et les moyens de le redresser, une fois que l’État aura le contrôle de la totalité du capital.

On craint le pire ; un démantèlement au profit du privé. Après l’étatisation – et non nationalisation et encore moins socialisation, le découpage pour offrir le plus rentable au privé... l’État va profiter de l’affaiblissement d’EDF pour réimposer d’une façon ou d’une autre le projet Hercule, conduisant au démantèlement du groupe.

La perte pourrait être de l’ordre de 10 à 15 milliards d’euros, selon certaines sources. L’endettement du groupe dépasserait 60 milliards d’euros et pourrait même atteindre 70 milliards à la fin de l’année (contre 48 fin 2021). Même si des cessions et des ajustements comptables peuvent venir un peu alléger la note, d’autres charges financières et provisions sont aussi à prendre en compte. À la moitié de l’année, EDF se prépare à afficher des milliards d’euros de pertes fin 2022.

...l’absurde déréglementation du marché de l’énergie au seul bénéfice de fournisseurs alternatifs n’apporte rien que l’arrogance et l’incompétence de l’État actionnaire, la médiocrité des présidents successifs.

...on découvre aujourd’hui l’ampleur du dogmatisme de la Commission européenne, de la croyance au marché : nous n’avons ni stratégie ni sécurité énergétique. Et EDF, qui était le champion européen, est à terre. Quel bilan !

...comme l’a fait l’Espagne, il faudrait sortir du marché européen de l’électricité, baissé la TVA sur l’énergie pour la ramener à 5,5 %, retravaillé les tarifs de l’électricité, cela serait beaucoup plus efficace pour le maintien du pouvoir d’achat. Au lieu de cela, le gouvernement a préféré qu’EDF continue à engraisser ses concurrents », dit Sébastien Menesplier, secrétaire général de la FNME-CGT.

Et scandale supplémentaire : « Il n’y aura pas de débat parlementaire sur la prise de contrôle de l’intégralité du capital d’EDF », a déjà prévenu le ministre des finances, Bruno Le Maire.

Sources

Les paragraphes en Italiques sont de Martine Orange dan Mediapart

Tag(s) : #service public
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