Exonérations massives et reports de cotisations sociales, usage des organismes sociaux pour sauver les entreprises et dette sociale creusée pour relancer l’économie : la politique de l’exécutif modifie le modèle social de protection des citoyens pour en faire un outil de soutien à l’emploi.
Un déficit record de 18,7 milliards d’euros était prévu à la fin de l’année 2020, dont plus de la moitié est la conséquence directe du financement de l’activité partielle.
Une partie non négligeable des dispositifs d’aide (activité partielle simple et de longue durée) est financée directement par l’assurance-chômage, à hauteur de 10,2 milliards d’euros jusqu’à présent (dont 8,3 milliards de dépenses et 1,9 milliard de baisse de recettes), sur un total estimé par l’exécutif à environ 30 milliards. Soit plus d’un tiers du financement total à la charge des assurés sociaux.
À cela se sont ajoutés des exonérations massives de cotisations sociales et des reports de ces dernières. Dans les secteurs les plus touchés par la crise, les entreprises sont exonérées de cotisations patronales, mais aussi de cotisations salariales. (ROMARIC GODIN ET MANUEL JARDINAUD Médiapart)
C’est la logique libérale du gouvernement qui sacrifie els salariés au bénéfice des entreprises. Logique me direz-vous ? Sinon, plus d’entreprises : chômage, perte d’emploi. Pas si simple. Si on aide les salariés, augmentent leur pouvoir d’achat, ils vont continuer à acheter pour vivre et donc cela bénéficiera aux entreprises et à l’emploi. Ce qui est démontré par la reprise économique immédiate au moindre déconfinement (16 à 18%), comme cela s’est passé au printemps. Les venets n’ont baissées que de 3 %...Les consommateurs achètent par internet...Il vaudrait mieux aider les commerçants à se restructurer pour se battre à armes égales avec les Amazon et autres Discounts...
Les comptes sociaux sont devenus la caisse de défaisance des politiques économiques de l’État. La baisse du coût du travail, qui est l’alpha et l’oméga de tous les choix faits depuis 1993, est passée d’abord par la baisse des cotisations. Mais lorsqu’il a fallu améliorer le pouvoir d’achat sans augmenter les salaires, on a encore abaissé (et souvent supprimé) les cotisations salariales.
En 2018, le président de la République a supprimé les parts salariales des cotisations maladie et chômage. Cette décision est une étape vers la suppression de la cotisation sociale sur laquelle repose notre système social, la sécurité sociale.
A TERME LA FIN DE LA SECURITE SOCIALE A LA FRANÇAISE. Le meilleur système de protection social au monde...C’est cela l’idéologie macroniste !
Un revenu baptisé universel, assurera la survie des gens avec des emplois précaires correspondant aux besoins révocables des entreprises.
Ce socle minimal sera conditionné à l’acceptation des emplois, avec des pertes de prestations et un transfert vers les assurances privées ou le mutualisme d’une grande partie de la protection sociale.
Allain Graux
le 12 janvier 2021
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