La candidature de Biden n’a pas été capable de susciter l’engouement. Si la participation a augmenté de 10 %, ce n’est pas dû à un quelconque “effet Biden”, mais à l’enjeu historique de l’élection, pour se débarrasser de Trump et aussi dans le camp adverse pour le conserver.
La résistance du vote Trump est une preuve de la popularité « populiste » de son protectionnisme vécu comme protégeant les classes populaires. Si l’on regarde les élections sénatoriales force est de constater que le récit démocrate n’a pas suscité d’adhésion. » Exemple : l’État du Maine, qui a voté Biden, a élu une sénatrice républicaine. Le parti démocrate a perdu des députés à la Chambre des représentants. Par contre, Alexandria Ocasio-Cortez a été largement élue, de même que ses alliées au sein de la Squad [le collectif qu’elle compose avec trois autres députées, issues, comme elle, de « la diversité », qui prônent un discours progressiste radical, et de la tendance progressiste Sanders. « Sans l’investissement total d’une nouvelle génération de politiques, militants et activistes dans la campagne, Biden n’aurait pu l’emporter en Géorgie, en Pennsylvanie, dans le Michigan, et notamment en Arizona, soulignent la philosophe Sandra Laugier et le sociologue Albert Ogien, dans la revue AOC.
En France, comme aux Etats-Unis, cela démontre, qu’il est à la fois incontournable de proposer une solution sociale à la droite identitaire », comme l’a déclaré Éric Coquerel, coordinateur national du Parti de Gauche et député insoumis.
Avis à ceux qui seraient tentés par l’aventure centriste...
Le 13 novembre 2020
Allain Graux
Journaliste indépendant
Ecrivain-voyageur
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