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TRAVAILLER VIEUX

                                   OU

                                               PARTIR PAUVRE

- Une personne au salaire moyen devra travailler 54 ans pour espérer partir avec un taux de remplacement de  75 %.

Ça signifie que si elle a commencé sa carrière à 22 ans, juste après ses études, elle devrait travailler jusqu’à 76 ans !!!

 

- REPARTITION

Moins de répartition collective pour plus de capitalisation individuelle, c’est-à-dire plus d’enrichissement pour les assureurs privés.

 

VALEUR DU POINT : variable selon la durée de vie et les prix, après concertation entre les partenaires sociaux. C’est-à-dire en baisse...

La pseudo concertation, on en a eu un exemple ces trente dernières années ; on connaît le résultat...Comme pour l’assurance chômage, le code du travail, etc...

 

LA DUREE DE VIE EN BONNE SANTE ; en bonne santé car sans cela, ça ne veut rien dire, si ce n’est quitter le boulot pour l’hôpital et la morgue.

Or, l’assurance de la vie en bonne santé c’est : 64,9 ans pour les femmes et 62,6 ans pour les hommes.

Donc le départ à 64 ans, à plus forte raison à 67...c’est : trop tard pour profiter de sa retraite ! Donc plus longtemps au chômage...

D’autant plus que selon l’INSEE en 2018 :

- 52 % des + de 55 ans ont un emploi, soit 48 % qui n’en ont pas ! 

- Le taux de chômage pour tous les âges  est de : 9,1%.

 

LE NOMBRE DE RETRAITES AUGMENTE

Certes, mais la productivité aussi ; on est plus riche et productif qu’en 1945/47 quand on a instauré les régimes de retraite et de sécurité sociale.

La productivité augmente et les profits aussi... En 2018, les 2/3 des gains de productivité sont partis dans les profits. Ils ont été versés aux actionnaires du CAC 40...

On pourrait les verser, disons 1/3 pour financer les retraites, un autre tiers pour une obligation d’investissement ou de taxation pour investir...donc augmenter la production industrielle locale, donc les emplois, et si on augmente les emplois, on a plus de recette de cotisation. CQFD, simple, Non !

Entre 2018 et 19, les gains ont augmenté de 13 %.

Votre salaire, combien ? Votre pension, combien ? Parce que l’augmentation des salaires, ce sont aussi plus de cotisations, et donc de recettes. Mais le gouvernement Macron préfère diminuer les cotisations patronales, baptisées charges alors que c’est une part de votre salaire et même de votre pension de retraité. En fait, on ne mettra pas les retraités au boulot plus longtemps, mais au chômage. Le chômage, c’est mieux pour le pouvoir des grands patrons, pour l’oligarchie financière : c’est dégressif et ça fait baisser les salaires, donc les profits. Calcul à court terme, car pour consommer, il faut des sous. Alors à moyen et long terme c’est la crise. Les financiers, les spéculateurs s’en fichent, ils s’en tirent en nous faisant payer leurs dettes...

C’est un bon moyen pour asphyxier le système social « bismarckien » de la cotisation pour le remplacer par l’impôt, le minimum de base, et évoluer vers la capitalisation.

La capitalisation, voilà l’objectif véritable : 300 milliards d’euros à récupérer pour les assureurs privés !

Cette réforme est idéologique !

Le prochain objectif sera d’en finir avec le système de Sécurité sociale par cotisations...

 

    Allain Graux

20 décembre 2019

 

Tag(s) : #POLITIQUE
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