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Les municipales 2014 et le FN

Le FN mariniste, fort de la clameur médiatique, a fait la une de la presse comme s’il était le grand vainqueur des élections municipales. Il a certes réussi une remarquable percée dont le bouquet est la victoire obtenue dès le premier tour par Steeve Briois qui emporte la municipalité d’Hénin-Beaumont. Il a bénéficié d’un incontestable labourage du terrain depuis vingt ans, des scandales de la gestion socialiste locale, de la division des forces de gauche, de la désespérance des classes populaires des terres du Nord, victimes de la désindustrialisation, des délocalisations, du chômage de masse, de la politique d’austérité menée tant par la droite quand elle détenait les rênes du pouvoir, que par le gouvernement de François Hollande qui l’a aggravée. Le candidat sans étiquette soutenu par la gauche, âgé de 74 ans n'a obtenu que 32,04%. Il ne reflétait vraiment pas une politique dynamique d’un changement alternatif .

Outre Hénin-Beaumont où il gagne la mairie avec 50,26 %, le FN est en tête dans 7 villes avec des scores entre 29,8 % et 45,4 %, notamment dans le sud-est à Avignon, Beaucaire, Tarascon, Fréjus, Six-fours, Saint-Gilles (avec Gilbert Collard, député bleu marine), le sud à Béziers (Robert Ménard soutenu par le FN), Perpignan avec Louis Aliot, mais aussi dans l’est, comme à Forbach ou Hayange. C’est-à-dire ses terres d’implantation mais pour des motifs différents au nord et au sud. Dans de nombreuses villes du sud-est, la droite est balayée et le Front national devient la première force politique. Bompard, ex-FN, est aussi élu dès le premier tour à Orange avec 59 % des voix.

Le Front, s’il est nationaliste, n’est toujours pas national.

Si le FN s’implante territorialement, il n’est cependant toujours pas un parti national, il n’obtient globalement que 4,56 % des voix en France métropolitaine, compte-non tenu des petites communes, ce qui limite la portée des chiffres indiqués. Il progresse de 3,5 %, mais en 2008 il n’avait présenté que 119 listes. Cette fois, il a 472 conseillers municipaux élus au 1° tour, et des listes dans 315 villes au second tour.

« Le FN retrouve la place qu'il occupait dans les années 90, lorsqu'il avait atteint son apogée …[] Parmi les candidats, il y a des militants et des cadres. Marine Le Pen a réussi son pari de rassembler, au sein du même parti, des personnes qui ne sont pas destinées à s'entendre. C'est sa marque de fabrique au sein du Front national…Pour cette génération qui émerge, le plus intéressant était de faire campagne. Ensuite, ils auront tout le temps d'améliorer leur performance, car ils sont jeunes, voire très jeunes », le FN met des candidats sur orbite, analyse Jean-Yves Camus.

Certains parachutés investis du label FN ont réussi à bien se placer au premier tour. « D'habitude, l'effet de marque des partis politiques joue plutôt pour les élections nationales. C'est plus rare pour les élections locales. Mais là, c'est le cas », pense Jean-Yves Camus, qui ajoute : « Cela signifie que le vote FN n'est pas seulement un vote de contestation, mais un vote durable. [1]» Personnellement je pense que, si la capacité de démultiplier le résultat de Marine Le Pen aux élections présidentielles de 2012 est patente, cet électorat s’était gravement écroulé en 2007 pour bénéficier à Nicolas Sarkozy. Cette fois, il bénéficie de la dégringolade du PS, de l’absence d’alternative crédible à droite, et aussi de la division de la gauche de gauche, le PCF ayant rejoint nombre de listes du PS. Ce qui ne pouvait qu’entraîner la confusion pour l’électorat de gauche, alors que le parti communiste condamne le gouvernement de François Hollande au parlement pour sa politique austère.

Stagnation de la droite alors que la gauche solférinienne recule

Globalement la gauche, toutes listes confondues, recueille 43 % des voix, soit un recul de 6,24 % sur 2008. La droite reste stable avec 48,11 % (+ 0.11% sur 2008). Elle fait du sur place, ne profite pas de la chute considérable du PS ; il est à noter que là où elle progresse le plus, il n’y avait pas de liste FN.

Le score du Front national est directement corrélé à l’affaiblissement de la droite parlementaire dans les 597 villes où il a pu présenter des listes. A Roubaix où le PS perd 27 points, l’UMP n’en gagne que 2, à Tours : + 0,4 pour l’UMP et +13 pour le FN, Limoges - 25 pour le PS et + 3 pour l’UMP. Les pertes sont encore plus nombreuses : à Montpellier, Strasbourg, Toulouse, Nantes, Dijon (- 8 et + 12 pour le FN), Bourges, Perpignan, Grenoble, Brignoles (-19 et + 37,5 pour le FN), Fréjus (- 26,3 pour la droite et +27,5 pour le FN), Carpentras, Hayange, Aubagne. C’est une nouvelle démonstration que l’extrême droitisation de l’UMP a provoqué l’effet contraire à ses espérances, cette politique a ressuscité un FN qui s’était écroulé lors de l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007. Ce va et vient, qui n’est pas nouveau, démontre aussi la fragilité de ses gains spectaculaires pour le FN, dû aussi à l’abstention qui est passée de 33,43 % en 2008 à 38,5 % en 2014, soit une progression de 5%. Ce sont essentiellement des voix de gauche qui ont fait défaut au PS. Par exemple à Limoges, bastion de gauche, où la tête de liste perd 26 points par rapport à 2008 ! Le maire sortant Alain Rodet avait été élu au premier tour en 1995, en 2001 et en 2008. Ce sont les quartiers populaires et les jeunes qui ont massivement boudé le scrutin. A Niort, Jérôme Baloge (UMP-UDI) l’a emporté dès le premier tour avec 54,32 % des suffrages exprimés, contre 20,35 % pour le maire PS sortant, dans une ville socialiste depuis 60 ans.

Dans le 93, fief de la gauche PS et PCF, en 2012 Hollande était en tête dans 36 des 40 villes du département, avec 39 % des voix et une participation record de 74 %. Cette fois, la Seine-Saint-Denis compte six des quinze villes les plus abstentionnistes de France : 61 % des inscrits à Stains n’ont pas voté (+16,5 % par rapport au premier tour des municipales 2008), 60 % à Bobigny (+15 %), 53,7 % à Pantin (+11), 58 % à Aubervilliers (+8,8), 58 % à Saint-Denis (+8,5).

Par contre les électeurs FN et les nombreux mécontents se sont mobilisés, alors que les candidats du FN faisaient vraiment campagne sur des thématiques locales sans essayer de nationaliser le vote, appliquant les consignes exemplaires de Steve Briois.

De bons résultats d’ensemble de la gauche de gauche

Les résultats du Front de Gauche et des communistes sont en progression tout comme ceux des Verts quand ils présentaient des listes autonomes. Si le FN prend des voix à la gauche, c’est au détriment du PS, comme à Rennes (-11%) et Amiens (-15%).

Le FDG présentait des listes unies et autonomes dans 408 communes de plus de 20 000 hab. et des listes autonomes du Parti de gauche allié à des autres composantes, parfois aux Verts, dans 50 % des villes. Ces listes autonomes recueillent entre 10 et 20% des suffrages dans les petites villes, moins de 10 dans les grandes villes sauf à Grenoble où la liste EELV + PG est en tête, devant la liste du PS (dont la tête de liste refuse l’alliance pour le second tour).

Dans 259 communes de plus de 20 000 habitants, quatre grands cas de figure sont observés :

-1) Un Front de gauche uni avec toutes ses composantes, face à des candidatures du Parti socialiste (comme à Marseille ou Lille).

-2) Le Parti communiste a reconduit ses alliances avec le Parti socialiste (Comme à Paris, Grenoble ou Rennes),

-3) Le Front de gauche a constitué des listes sans le PCF allié au PS;

- soit autour d’une composante, le plus souvent le PG ;

- parfois allié aux écologistes (Grenoble) ou plus généralement alternatives (Rennes).

Les listes autonomes sur lesquelles se retrouvaient le PG aux côtés d'autres forces du FdG comme Ensemble et le PCOF atteignent une moyenne de 11,42 % et même 15,3 % en cas d'alliance avec EELV. (la moyenne des listes uniquement EELV est de 9,69 %).

-4) Des cas limités où la totalité du Front de gauche se retrouve aux côtés de socialistes, notamment pour la reconduite de l’équipe sortante, comme à Nanterre, Gennevilliers ou Villeneuve-Saint-Georges.

Les listes désignées par le ministère de l’Intérieur comme étant celles du Front de Gauche ou comme des listes « alternatives » où figurent des composantes du Front ont regroupé un total de 8,2 % des suffrages exprimés ( Certaines listes FDG ont été baptisées Divers gauche par le ministère, pour limiter les résultats du FDG) . Dans les communes dont le maire sortant conduisait ou soutenait la liste de Front de Gauche, ils sont toujours supérieurs à 20 %. Ailleurs, ils vont de 2,4 % (Agde) à 33,5 % (Lyon 1er secteur), en passant par les 24,7 % de Clémentine Autain à Sevran et les 25,8 % de Sofia Dauvergne à Romainville. A l’élection présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon avait recueilli 12,4 % dans ces 259 communes.

Le Front de Gauche n’a donc pas été totalement épargné par le mouvement de rejet du « tous pourris », d’autant plus que certains choix d’alliance du PCF ont brouillé son image. La préoccupation essentielle des dirigeants communistes est apparu de se maintenir là où ils sont, d’augmenter le nombre de leurs élus en pactisant avec le PS, quand ils jugent cela opportun pour le parti, au risque d’engendrer la plus grande confusion auprès de l’électorat que les artisans non-communistes du FDG cherchent à conquérir, les assimilant à des complices des politiques de la gauche libérale. Ce qui n’est cependant pas le cas de tous les militants du PCF. Nombre d’adhérents condamnent cette politique à géométrie variable.

Dans les grandes agglomérations, la France la plus urbanisée, le résultat des listes estampillées Front de gauche, n’a rien de calamiteux, comme à Grenoble, à Rezé ou à Rennes où l’alternative a été couronnée de succès.

Les bons résultats d’EE-LV

Le score honorable des listes EE-LV, (la moyenne des listes uniquement EELV est de 9,69 %), majoritairement autonomes comme le celles du FDG, alors que les écologistes soutiennent les orientations négatives du pouvoir installé, démontrent aussi le choix alternatif des couches de cet électorat urbain. Il est à rapprocher d’un relatif succès des listes dites "citoyennes" un peu partout. Ce qui a attiré les électeurs est l’offre nouvelle face à un monde politique jugé ossifié, en rupture avec les discours nationaux du PS et de l'UMP très généralistes et déconnectés des préoccupations quotidiennes des Français.

Les raisons de l’échec socialiste : de renoncements en renoncements.

Le social

- Dès son arrivée à l’Élysée, François Hollande a ignoré les 4 millions d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche en faisant ratifier le traité européen TSCG malgré sa promesse de le modifier. Puis, il a annoncé les premières mesures de baisse du coût du travail[2] à l’automne 2012 (le pacte de compétitivité inspiré par le rapport Gallois), en libéralisant le marché du travail avec l’ANI et en allongeant la durée des cotisations lors de la réforme des retraites. Les fonctionnaires se sont vus confirmés le gel de leur avancement inauguré depuis trois ans sous Sarkozy.

- En matière sociétale, il renonce sur le contrôle au faciès et le droit de vote des étrangers, irritant les jeunes des quartiers populaires et les militants des associations comme RESF qui ont aussi vivement protesté contre les propos de Manuel Valls sur les Roms ou le scandale Leonarda.

Puis, récemment c’est l’abandon de la loi famille, le renoncement à la PMA pour les couples de femmes.

La majorité des Français ont constaté la dégradation de leur vie quotidienne, faite de précarité, de pauvreté, de perte d’emplois, principalement pour les classes populaires, mais aussi pour les salariés des classes moyennes affaiblis par les hausses d’impôts, le chômage. La promesse non tenue d’inversion de la courbe du chômage a confirmé la sensation des mauvais choix économiques favorisant la politique de l’offre au détriment d’une demande en déshérence, de nouveaux cadeaux fait uniquement au MEDEF, dont le dernier avec le pacte de responsabilité qui offre 30 milliards d’Euros supplémentaires aux actionnaires après les 20 milliards du CICE, sans garantie qu’ils ne seront pas de simples effets d’aubaine payés par les contribuables salariés. Le tout avec un sentiment d’amateurisme d’une équipe gouvernementale divisée comme l’ont démontrées les récentes déclarations contradictoires au sujet des écoutes Sarkozy. Du pain béni pour l’extrême-droite.

Le PS s’est affaibli partout, dans tous ses bastions locaux et dans toutes les strates de son électorat.

L’implantation du FN

Le FN a porté ses efforts entrepris depuis le marinisme, pour s’implanter dans le tissu local, avec de jeunes candidats et en accentuant la formation de ses nouveaux cadres.

Cependant, on peut observer une fracture à deux niveaux :

- un succès qui s'appuie sur l'utilisation d'un discours totalement opposé sur le plan économique entre ses deux bastions du Midi et du Nord-Est. Dans le Sud, son discours est proche des idées traditionnelles de l’extrême-droite, exprimées dans les déclarations de Jean Marie le Pen : contre les impôts (il avait proposé jadis la suppression de l’impôt sur le revenu et d’augmenter la TVA), contre l’Etat républicain et interventionniste, contre les fonctionnaires. Un discours poujadiste, mouvement dont Le Pen fut un député. Dans le Nord, le discours est mariniste, inspiré des idées mégrétistes, plus social, avec l'idée d'aider les populations suivant une logique discriminatoire, la priorité nationale ou uniquement les « Européens », contre la globalisation et les délocalisations, pour la défense des « petits Blancs », dans la ligne des mouvements nationaux-socialistes des années 30, discours qui a été accueilli favorablement chez les descendants de mineurs ou sidérurgistes qui sont privés d’emploi.

Cette démagogie populiste explique probablement pourquoi ce parti prospère avec deux lignes politiques divergentes mais dont le discours est adapté à l’environnement social, et sans que les commentateurs relèvent cette contradiction, ou trop rarement.

Les idées exprimées par le Front national, reposent aussi sur un travail de terrain et une stratégie médiatique sur le Web, où elles peuvent se propager avec facilité dans les esprits, quitte à dire tout et son contraire en fonction du contexte, stratégie typique du populisme.

La presse et la démocratie !!!

Le cumul des relevés publiés pour les chaînes d’information, sur la période du 10 février au 7 mars, indique des déséquilibres très marqués entre les principales formations, le plus remarquable d’entre eux étant un Front national qui culmine à… 43% de temps de parole sur BFM TV (et qui figure aussi en bonne place sur i-Télé et LCI avec respectivement 15,1 et 19 %). Un score d’autant plus étonnant que le FN n’est présent que dans moins de 60 % des villes de plus de mille habitants[3].

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a mis en garde, mercredi, plusieurs stations de radio (Europe 1, France Info, Radio classique et RTL) pour «des déséquilibres persistants» dans les temps de parole pendant la campagne municipale. Selon les relevés du Conseil au niveau national, Europe 1 a ainsi consacré 41,89% du temps de parole au parti socialiste contre 20,80% à l'UMP, France Info 45,05% au parti socialiste et 26,87% à l'UMP, Radio Classique 32,35% au Front national ou RTL 22,56% à Europe Ecologie-Les Verts et 22,56% au Parti de gauche[4].

Des résultats que ne présentent pas la presse:

Sur 600 listes du FDG : 11,42 % et + 0.32 % sur la présidentielle;

Sur 585 listes FN : 16,50 % et -1.40 % "

Listes à plus de10 % FDG = 308 - FN : 323

Conseillers élus au 1° tour

FDG + de 2000 - FN : 473

Villes gagnées au i° tour : FDG :67 - FN : 1

Les mythes, comme le vote ouvrier du FN

Les ouvriers « ne pèsent que 30 % à 35 % à l’intérieur de l’électorat du FN », alors qu’ils étaient « 50 % au sein du Parti communiste[5].

Le vote d’ouvriers à droite a toujours existé et il est aujourd’hui plus favorable à l’extrême droite qu’à la droite dite modérée.

Le sociologue Florent Gougou explique : si « Des terres de gauche basculent vers l’extrême droite, c'est l’interprétation de ces données qui pose problème… Ce ne sont pas les mêmes ouvriers qui votaient hier pour la gauche qui votent désormais pour le Front national », mais « de nouveaux ouvriers qui entrent dans le corps électoral », avec le « renouvellement générationnel. Il détaille : « Leurs parents étaient de gauche, mais eux n’ont jamais eu des habitudes de vote à gauche. Ils ont les mêmes professions qu’eux, mais ont été socialisés dans un monde différent, dans lequel le FN est présent. » D’un côté, on trouve des ouvriers socialisés dans les années 1960, « où le jeu politique était dominé par la prédominance du Parti communiste à gauche[6] », de l’autre ceux des années 1990, « où le FN est un acteur du jeu politique et Jean-Marie Le Pen est connu[7] ».

A la présidentielle, 28,5 % d’ouvriers avaient voté pour Marine Le Pen, ce qui signifie que l’immense majorité, 71,5 %, se sont abstenus ou ont voté pour un autre parti…

La sociologue et politologue Nonna Mayer remet elle aussi en cause le « mythe » selon lequel « on passerait de l’extrême gauche à l’extrême droite », « on a clairement un monde ouvrier de droite qui est plus séduit par Marine Le Pen. Soit « un droito-lepénisme » selon son étude s’appuyant sur l’enquête électorale française 2012 du Centre d’études européennes.

Le monde ouvrier a changé : deux ouvriers sur cinq sont isolés et non dans un collectif, ils font du travail de manutention. Ils ne sont plus dans de grandes unités de production organisés collectivement dans des syndicats puissants, mais livrés à eux-mêmes pour faire face aux dégâts de la désindustrialisation, à la peur du déclassement pour les professionnels qualifiés, aux frustrations face aux inégalités croissantes générées par la mondialisation. « Qui vote le plus pour Marine Le Pen en 2012 ? Pas les ouvriers précaires – qui, quand ils sont allés voter, ont d’abord voté Hollande. Ce sont les ouvriers non-précaires, dont le vote pour Marine Le Pen a atteint 36,8 %. Ce sont ceux qui ont peur de tomber. Ils regardent vers le haut mais aussi vers le bas désormais, ils ont peur d’être déclassés[8]. »

AGIR

Il s'agit d'aborder les sujets tels que l’immigration, les délocalisations, la petite délinquance, l’insécurité avec les populations concernées et non d'éviter le débat. Il est important d’accomplir un travail de pédagogie vis-à-vis d'un électorat qui se satisfait de discours simplistes dans un contexte global de complexité, qui rend difficile la compréhension du monde et de ses évolutions. La politique est un combat d'idées et c'est sur ce plan que le Front national doit être combattu. Cela concerne les militants politiques syndicaux et associatifs, mais aussi tous les citoyens – à commencer par les journalistes, tous ceux pour lesquels les idées de liberté, d’égalité et de fraternité ne sont pas un vain mot.

Allain Graux

Le 27 mars 2014

[2] C’est-à dire du salaire différé

[3] Temps de parole : BFM, la part belle au FN _Par Pierre Martini – Regards -18 mars 2014

[4] Le Parisien : Publié le 26.03.2014,

[5] Mediapart : En finir avec les idées reçues sur le « FN, parti des ouvriers »26 février 2014 | Par Marine Turchi

[6] 50 % de l’électorat communiste était ouvrier pour 30 % concernant l’électorat lepèniste

[7] Mediapart : En finir avec les idées reçues sur le « FN, parti des ouvriers »26 février 2014 | Par Marine Turchi

[8] ibid

Tag(s) : #politique
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