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EXTRAIT DU LIVRE : PANORAMA SUR L'HISTOIRE DES SYNDICATS

 

La place de Solidaires dans le syndicalisme français

Le syndicat Solidaires a pris naissance et s’est développé dans  le cadre d’un gouvernement de gauche, à partir de 1981, sous les gouvernements du président Mitterrand, puis de 1997 à 2002, avec celui de la « gauche plurielle » du premier ministre Lionel Jospin. Ce syndicalisme est né du refus de la rigueur imposée en 82-83 et des adaptations sociales-libérales de la globalisation sous Jospin.

La retraite à 60 ans, la 5e semaine de congés payés instaurée en 82, les lois Auroux (extension du droit syndical après 1968), l’adoption des lois Aubry (35 h, RTT), la CMU (Couverture maladie universelle), la prime pour l’emploi (PPE), sont des avancées importantes qui ont donné à penser que la collectivité se souciait des plus démunis et de l’emploi. Mais après les nationalisations de 1981 qui ont modernisé l’industrie et les services bancaires au prix de lourdes restructurations, payées en chômage et pouvoir d’achat par les salariés (mines, sidérurgie, télécommunications), ce fut la période des privatisations entamées sous le gouvernement de Jacques Chirac (86-88) et poursuivies par celui de Lionel Jospin. La privatisation des services publics ne s’est plus interrompue, la protection sociale est menacée, les plans de licenciement se succèdent au rythme des délocalisations et « modernisations ».

La politique libérale de l’Union européenne, par ses directives, encourage ce processus mondialisé, comme le FMI, l’OMC, la Banque mondiale.

Solidaires a été la première organisation à soutenir les intersyndicales dans les luttes contre les vagues de licenciements des grands groupes multinationaux. Mais son faible poids, par rapport aux grandes confédérations, l’a souvent amenée à constater son incapacité à initier seule une action. C’est devenue une préoccupation permanente de l’Union. La reconnaissance a aujourd’hui fait bien des progrès, mais la bataille n’est pas encore complètement gagnée.

Dans ce contexte de transformation économique et social, en France, en Europe et dans le monde, accompagné par la soumission et la dérive libérale de la social-démocratie, l’Union juge très important de s’engager – comme nous l’avons déjà souligné – dans les combats avec des associations de résistance et de lutte du mouvement social.

L’existence et le développement de Solidaires, bousculent les habitudes des autres confédérations. Solidaires n’à aucun contact - en dehors des intersyndicales de lutte où elle a pris sa place dans l’action -  avec la CFDT, FO, CFTC et CGC… Elle partage cependant un grand nombre d’analyses avec la FSU. Toutes deux s’efforcent avec l’UNSA de faire bouger les questions relatives à la représentativité.[1]

Sur le plan International, l’Union n’est pas adhérente à la Confédération européenne des syndicats (CES), barrée par FO et la CFDT qui sont opposés à cette adhésion, alors que toutes les grandes confédérations françaises y sont présentes. La FSU a demandé son adhésion le 31/08/2010.

L’Union diverge sur de nombreux points avec une confédération qu’elle juge trop liée au social libéralisme. Cela ne l’empêche pas cependant, sur le plan international, de collaborer avec de nombreux syndicats membres de la CES.

Solidaires veut construire « un autre monde », moins injuste et plus solidaire.

Pour créer une alternative de la transformation sociale, Solidaires se veut une nouvelle forme de syndicalisme par son orientation résolument antilibérale, ses méthodes d’organisation privilégiant la base et la démocratie directe, son implication dans le mouvement social et sur le terrain de la citoyenneté pour recréer du lien social

 



[1] Un exemple de l’ostracisme, en l’occurrence politique, à l’égard de Solidaires :

Lors d'une entrevue avec le journal Sud-Ouest, le 26 novembre 2007, François Hollande, alors secrétaire national du Parti socialiste, déclare, au moment où Sarkozy remet en cause les régimes spéciaux, que « le syndicalisme que l’on doit combattre est celui de SUD » ...

 

 

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Panorama sur l’Histoire des Syndicats

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Préface : Georges Ubbiali, Mcf en sociologie, Université de Bourgogne.

Le livre qu’offre Allain Graux présente cette caractéristique heureuse de

se présenter comme une synthèse grand public des principales questions afférentes

à l’état des organisations syndicales dans l’hexagone, essentiellement, mais avec de

bienvenues ouvertures au-delà.

L’appui revendiqué sur différentes disciplines (histoire, sociologie,

science politique, économie également) procure une large vision du phénomène

syndical dans ce pays. Il en résulte une contribution fournie, documentée et

précise du mouvement syndical, de ses composantes, de son évolution, de

quelques un des problèmes auxquels il doit faire face.

Parution juin 2012

345 pages – 20,00 €

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Tag(s) : #SYNDICALISME

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