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AVANT-PROPOS

 

Ce chapître constitue le début du livre que j'ai écrit sur l'histoire des syndicats. Vous y retrouverez les articles écrits précédement sur ce blog, actualisés et développés, auxquels s'ajoutent de nouveaux chapîtres qui figurent dans le sommaire ci-dessous.

Si vous aimez , si vous êtes interressés, aidez- moi pour la publication de ce livre prévue en mai juin 2012, en souscrivant . Votre chèque d'un montant de 24€ ( frais de port inclus) ne sera prélevé que lors de la parution.

 

 

Vous trouverez ci-joint un BON DE RESERVATION pour l'aider à la publication du livre que j'ai écrit sur un Panorama de l'histoire des syndicats en France.
 
 Seule cette pré-commande peut me permettre de faire éditer ce type d'ouvrage qui devrait intéresser les salariés jeunes et moins jeunes, les militants syndicaux et politiques.
 

 

 Evidemment , n'hésitez pas à le faire connaître en diffusant largement cette offre.
  
Je suis à votre disposition pour tous renseignements complémentaires et vous prie d'agréer mes sincères salutations.
  
amicalement
  
             Allain GRAUX
( ancien responsable syndical)

 

Bon de réservation – Aide à la publication

Panorama sur l’Histoire des Syndicats

-

Préface : Georges Ubbiali, Mcf en sociologie, Université de Bourgogne.

Le livre qu’offre Allain Graux présente cette caractéristique heureuse de

se présenter comme une synthèse grand public des principales questions afférentes

à l’état des organisations syndicales dans l’hexagone, essentiellement, mais avec de

bienvenues ouvertures au-delà.

L’appui revendiqué sur différentes disciplines (histoire, sociologie,

science politique, économie également) procure une large vision du phénomène

syndical dans ce pays. Il en résulte une contribution fournie, documentée et

précise du mouvement syndical, de ses composantes, de son évolution, de

quelques un des problèmes auxquels il doit faire face.

Parution juin 2012

345 pages – 20,00 €

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Adresser à : Allain Graux 3 Impasse du Vauloin 21370 LANTENAY 038035351 - 0673509588

allain.graux@wanadoo.fr Chèque à l’ordre de Les points sur les i - Merci

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Depuis 1974 et les années 1980, avec la fin de « l’âge d’or[1] » le système capitaliste a évolué vers ce que l’on appelle le néo-libéralisme, une exploitation dominée par les banques, la grande finance internationale, les fonds de pension, la spéculation. Ce qui provoque de manière cyclique de nombreuses crises économiques et sociales, Avec le développement des moyens de communication (Internet, téléphonie), les nouvelles méthodes de gestion du personnel, des stocks et des échanges internationaux se sont globalisées.

La paupérisation des salariés les plus défavorisés s’est aggravée, les inégalités sociales ont explosées et démontrent l’injustice flagrante du système capitaliste pour répartir les richesses produites. Les acquis sociaux, sécurité et protection sociale, qui constituent des transferts sociaux, une part de salaire redistribuée vers les travailleurs les plus pauvres, sont remis en cause ainsi que les services publics.

Un vaste marché financier mondial livré à la concurrence « libre et non faussée », s’exerce aussi à l’égard des travailleurs du monde entier pour les opposer les uns aux autres, collectivement comme individuellement. Tout cela devrait rendre ce système encore plus odieux à la conscience des exploités.

Or, de façon qui peut sembler paradoxale, en France mais aussi en Europe et dans les pays industriellement développés, les effectifs des organisations syndicales diminuent au lieu de se renforcer. Pourquoi ?

Quel est l’état réel des forces syndicales en France ?

Pourquoi cette division en de multiples organisations ?

Et dans les autres pays occidentaux, qu’en est-il ?

En présentant un panorama qui rappelle l’histoire, les origines du mouvement syndical français, son organisation, sa diversité, son influence réelle (représentativité), les formes de l’action (dialogue social et- ou -  grèves -, son évolution, j’essaie modestement de dresser un tableau qui peut permettre d’apporter une meilleure compréhension des enjeux de cet engagement qui fût le mien tout au long de ma vie professionnelle.

Comme l’écrit Jacques Généreux dans « La dissociété » :

«… comment un système économiquement inefficace, écologiquement suicidaire, socialement désastreux et parfaitement évitable (!) suscite-t-il aussi peu de résistance dans les sociétés démocratiques ?[2] »

Une prise de conscience d’appartenance de classe subie par les salariés me paraît nécessaire, et j’espère contribuer au choix que chacun pourrait faire, en fonction de sa sensibilité, pour « réenchanter la connaissance[3] ».

 

 



[1] Eric Hobsbawm - L’âge des extrêmes – (Editions complexe) – Chap. 9.p.341

[2] Jacques Généreux- La dissociété – Points (Le Seuil) – p.105.

[3] Edgar Morin –voir : La voie – (Fayard) – p.158

 

 

 

LES ORIGINES DU SYNDICALISME 

 

Dans l’ancien régime, les corporations rassemblent de façon obligatoire dans une même organisation corporative, les maîtres et les compagnons. Petit à petit, se forment des confréries de compagnons qui, bien qu’interdites, vont s’opposer aux confréries d’artisans.

Après 1455, se développent l’imprimerie et avec l’introduction du ver à soie, la création d’une industrie de filature et de tissage dans le Lyonnais. On peut ici situer ce qui fût sans doute la première grande grève ouvrière en France, « le grand tric », qui fût le fait des ouvriers imprimeurs de Lyon en 1539.

Mais ce n’est pas la plus ancienne grève connue. Les archéologues la situent en 1169 avant JC, sous le règne du pharaon Ramses II, parmi les constructeurs de pyramides. Les ouvriers ne touchent plus leur ration de céréales. Ils se mettent en grève pour obtenir leurs rations. Le scribe menace alors les grévistes de leur intenter un procès devant le conseil du village.

 

Avec la révolution de 1789, les corporations sont abolies par le décret d’Allarde des 2 et 17 mars 1791. Mais avec l’arrivée de la bourgeoisie au pouvoir, c’est le libéralisme qui triomphe et qui conduit à interdire tout ce qui pourrait gêner la  liberté du commerce. La loi Le Chapelier du 14 juin 1791 interdit toute forme d’association ouvrière et patronale. Le rapport entre le patron et l’ouvrier est le contrat individuel reposant sur la libre volonté des parties. La révolution  a choisit la « liberté du travail » contre la liberté d’association.

 

Le mot « syndicat » provient du grec syndic : « qui dit le droit ». Jusqu’au XVIII° siècle, le syndic désigne un délégué. On retrouve le terme à l’époque contemporaine pour les chargés de gestion des immeubles.

La naissance du syndicalisme et son essor sont liés au développement de l’industrie et du capitalisme au XIXe siècle. L’impitoyable exploitation des ouvriers entraîne des réactions de défense qui vont se traduire, tout d’abord, par la constitution d’organisations de solidarité, les mutuelles et associations d’entraide. Puis, les plus conscients vont passer de la solidarité à la résistance et à la lutte, à l’aspiration d’une transformation de l’ordre social.

Les « chambres syndicales » apparaissent à partir de 1864, conséquence de la suppression de l’interdiction du droit de grève, des associations interdites par la loi Le chapelier du 14 juin1791. Le terme syndicalisme apparaît en 1893, deux ans avant la naissance de la CGT.

La loi du 21 mars 1884 sur les syndicats professionnels, votée après de nombreux reports, pose le principe de spécialité. Les syndicats ont en charge les questions économiques et ne doivent pas déborder sur le champ politique. La circulaire de Jules ferry aux préfets qui accompagne le texte incite ces derniers à favoriser, avec doigté, la création de ces associations[1].

Selon le guesdiste Charles Vérecque, le syndicalisme est l’organisation syndicale ou corporative de la classe ouvrière. Pour les anarchistes, il avait le sens d’une méthode d’expropriation du capitalisme.

On distingue deux tendances principales :

- les « révolutionnaires », partisans de l’action directe par le boycott, les grèves, voire le sabotage. L’aboutissement extrême étant la rupture avec le système capitaliste provoquée par la grève  générale.

- les « réformistes », partisans de la négociation, et de la mise en œuvre progressive d’avantages pour leurs mandants.

Entre les deux positions, se trouve une diversité de nuances qui peuvent combiner l’action et le dialogue. Elles s’illustrent avec la palette colorée des syndicats en France, du rouge révolutionnaire au jaune collaborationniste et au noir de l’anarchie.

Avant l’autorisation de création de syndicats, une tentative de représentation avait été tentée par Napoléon 1e de créer des corps intermédiaires pour stabiliser la société.

Historiquement en France, deux tentatives ont été effectuées en ce sens avant la loi de 1884. Tout d’abord, il faut évoquer la notion de « corps intermédiaires » qui sont envisagés pour contribuer à la stabilisation de la société. Sauf erreur, la notion apparaît pour la première fois sous la plume de Benjamin Constant dans De l’esprit de conquête (1814). Le grand libéral français participe en 1815 au Projet constitutionnel de Napoléon Ier, de retour de l’île d’Elbe. Il suggère une représentation des intérêts professionnels, disposition qui sera baptisée « la Benjamine ».[2]

L’empereur va codifier de nouvelles règles qui interdisent le droit de grève :

« Toute coalition de la part des ouvriers pour faire cesser en même temps de travailler, interdire le travail dans un atelier, empêcher de s’y rendre et d’y rester… et en général pour suspendre, empêcher, enchérir les travaux, s’il y a eu tentative au commencement d’exécution sera punie d’un emprisonnement d’un mois au moins et de trois mois au plus. » (Code Pénal)  

Le livret ouvrier est instauré en 1803. La seule loi favorable fut celle de la création des prud’hommes à Lyon en 1811.

 

L’UNSA, syndicat réformiste issu de la FEN[3], utilise souvent la notion de corps intermédiaires pour exprimer sa conception du syndicalisme.

La seconde tentative pour canaliser l’expression et les aspirations ouvrières est celle de Gustave de Molinari qui a publié les Bourses du travail en 1849 :

À l’instar des Bourses de valeurs qui agrègent les capitaux et favorisent les échanges, les ouvriers réuniraient leurs offres d’emploi et les mettraient en rapport avec les demandes. Molinari tente d’obtenir l’approbation et l’appui des organisations ouvrières.

...Quand les libéraux s’occupent du syndicalisme, ils visent à le domestiquer. Émile Ollivier, l’homme-clé de l’Empire libéral et principal auteur de la version finale de la loi du 25 mai 1864 autorisant la grève affirme : « La liberté de coalition tuera les grèves ».[4]



[1] René Mouriaux - les syndicats face au néolibéralisme - 22.01.2011- Institut de recherche de la FSU : séminaire « Politiques néolibérales et action syndicale » du 8 décembre 2010 ».

 

[3] FEN : Fédération de l’éducation nationale.

[4] (René Mouriaux- les syndicats face au néolibéralisme- 22.01.2011)

 

 

 POUR LIRE LA SUITE ACHETER LE LIVRE ....

 

 

SOMMAIRE

 

        Préface de Georges Ubbiali (Mcf en sociologie, Université de Bourgogne)

        Et avant- propos

 

I.     - Les origines du syndicalisme

 

II.        - La CGT

 

III.        - La CGT-FO

 

IV.        - La CFTC

 

V.         - La CFDT

 

VI.          - L’Union syndical Solidaires

 

VII.          - La CGC            

 

VIII.          - La FEN

 

IX.          - La FSU

 

X.          - L’UNSA

 

XI.          - La CNT

 

XII.          - Les syndicats Indépendants : la CISL, la CFT

 

XIII.          - L’UNEF

 

XIV.          - La représentativité

 

XV.          - Le dialogue social

 

XVI.          - Le Syndicalisme international

 

          Lexique

 

          Bibliographie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #SYNDICALISME

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