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Trois grands types d’inégalités sont ressenties par nos concitoyens :

-         celles liées au statut de la personne : revenu, patrimoine, conditions et précarité du travail ;

-         celles liées aux conditions d’existence : logement, santé, insécurité, exposition aux risques technologiques ;

-         celles liées au genre, l’origine ethnique, l’âge.

Si le sentiment le plus élevé est lié aux conditions de la vie économique, aux conditions d’existence engendrées par la précarité, une corrélation ave l’âge, le sexe, l’origine ethnique accentue le sentiment d’injustice sociale.

 Cependant, parmi l’ensemble des inégalités ressenties, c’est le revenu et le patrimoine qui sont le plus largement cités (51 % des Français), mais ce sont celles liées à l’emploi et à la précarité qui cristallisent le plus d’inquiétude : 30 % craignent pour l’emploi, 32 % estiment l’être pour la pénibilité de leur travail, 25 % par leur sexe ou par leur âge, 24 % de la population se déclare défavorisée en matière de logement, d’insécurité, d’exposition aux risques. Et ceux qui se sentent défavorisés par l’origine ethnique (1/6°) se sentent également pénalisés en matière de sécurité et de logement. Concernant les conditions d’existence, les facteurs s’accumulent bien souvent et ce sont les plus fragiles, les plus défavorisés par leur revenu, qui ressentent très fortement l’injustice de leur condition sociale d’existence et l’associe à un sentiment d’exclusion et de précarisation. 31 % des personnes appartenant aux classes populaires et ouvrières se sentent exclus dont 69 % du fait de leur logement, conditionné par leur revenu. Tendance renforcée par les plus précaires pour l’accès aux soins.

L’intensité du sentiment d’être victime d’inégalités est liée aux perceptions différenciées de ce qui paraît être plus ou moins acceptable[1].

 

Ce ne sont pas les dernières déclarations de l’ineffable Coppé, qui furieux du succès de la primaire du PS, s’attaque au programme du PS en le déclarant irréaliste. Il coûterait trop cher, nécessiterait l’augmentation des impôts alors qu’il faut - selon lui - réduire les dépenses. Vieille chanson et vieilles recettes Monsieur Coppé ! Vous feriez mieux de faire le bilan du quinquennat de votre président, celui des riches, qui persiste à entraîner notre pays droit dans le mur de la récession économique, avec un cortège impressionnant d’injustices sociales, d’aggravation de la précarité, de casse des services publics et de la protection sociale. Et quels sont vos projets ? Accentuer l’austérité, les cadeaux aux banques qui ont spéculé sur notre dos, porter de nouveaux coups aux retraites, à la santé. Taxer les mutuelles, ça il fallait y penser ! Qu’allez-vous encore inventer pour rendre la vie plus difficile pour des millions de Français dont 8,2 millions vivent déjà en-dessous du seuil de pauvreté.

Nous n’allons pas défendre le projet du PS porté par Monsieur Hollande, mais nous devons vous dire qu’avec le Front de Gauche et Jean Luc Mélenchon, ce sera encore pire pour les plus riches, en particulier les profiteurs et spéculateurs :

-         nous allons taxer les plus riches, les dividendes, les revenus de la spéculation, des  transactions financières, les multinationales à la même hauteur d’imposition que les citoyens imposables. Ce sont ces recettes là qui sont nécessaires pour augmenter sérieusement le SMIC ( 1700 € en 5 ans) et les salaires, payer la retraite à 60 ans, les enseignants et les infirmières, développer notre industrie en la relocalisant, en mettant en oeuvre une planification écologique pour développer l’emploi tout en diminuant les pollutions, l’effet de serre, en coopération avec les autres peuples et non en les affrontant dans une redoutable compétition, source de tensions et de conflits.

-         Nous mettrons les banques sous contrôle, séparant leurs activités de dépôt pour garantir les comptes des salariés, de celles des affaires. Nous créerons un pôle financier public pour aider au développement, au financement des petites entreprises, du commerce et de l’artisanat, afin de créer des emplois.

Voila quelques mesures urgentes que nous proposons et que nous ferons Monsieur Coppé.  Nous en finirons aussi avec cette V° République, au service de l’oligarchie financière, de la corruption, et des prébendes en tous genres qui illustrent la fin du règne de votre petit maître.

Nous élirons une Assemblée constituante qui aura pour but de rédiger une nouvelle constitution, démocratique, parlementaire et participative, avec une large participation des forces populaires, et nous  la proposeront au référendum, au vote des citoyens.

 

le 18 octiobre 2011

 



[1] Source : Les Français face aux inégalités et à la justice sociale – Armand Colin - chapitre IV.

Tag(s) : #politique