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Tableau Comparatif ELECTIONS PRESIDENTIELLES 2002.2007.2012 22 - 1° tour

 

 

La participation

Le nombre d’inscrits est passé de 41 194 689 en 2002 à 46 037 545 en 2012,  soit : 4 842 856 électeurs de plus.

L’abstention  qui était importante en 2002, 28.40 % et a manqué au candidat socialiste Lionel Jospin n’est que de 20.53 % en 2012, après une mobilisation record de la droite en 2007 (16.03%). A noter, le grand nombre de bulletins nuls en 2007 : 4,20% et peu importants en 2012, même par rapport à 2002.

Exprimés : au total,  ce sont 7387 268 citoyens de plus qui ont voté en 2012, et 111 720 de plus qu’en 2007.

Même si le taux d’abstention est plus important qu’en 2007, les près de 80 % de participants, avec 98 % d’exprimés,- soit un plus fort taux qu’en 2002 et 2007, démentent les commentateurs politiques qui déclaraient que ces élections n’intéressaient pas les électeurs.  En fait, on pourra observer au travers des résultats de chaque grande famille politique de droite et de gauche, l’évolution de la recomposition politique en cours dans chaque camp. Les électeurs se sont intéressés à trancher ce débat, à droite comme à gauche. L’évolution, commencée après la chute du dernier gouvernement de gauche, et surtout après la victoire inattendue du NON au référendum sur le Traité Constitutionnel européen (TCE), suit son cours et n’est pas complètement achevée.

 

 

LE VOTE en faveur du FN

En pourcentage des voix, Marine Le Pen n’a pas réussi à obtenir le score cumulé de l’extrême-droite en 2002 qui avait vu son père ravir la deuxième place à Lionel Jospin. En effet, il convient d’ajouter le score de Bruno Mégret au résultat du FN, soit 19,14 % pour 17,90 % en 2012.

Cependant, la progression en voix est importante : 1 617 060.

Les électeurs du  FN dont les voix de 2002 s’étaient reportées largement sur un vote utile en faveur de Nicolas Sarkozy, ont retrouvé - semble t-il -  les chemins boueux et démagogiques de l’extrême droite. En fait, La fille Le Pen a gagné 950 034 électeurs sur 2002, soit 13,4 % sur le nombre de votants supplémentaires par rapport à 2002. Ce qui ramène sa performance à une plus juste réalité qui ne doit pas pour autant être un signe de négligence à son égard. Car d’où viennent ces électeurs ? Les analystes politiques estiment que 20 % des votes du Fn se reportent au second tour sur la gauche, soit

3,58 % de ses voix. Il serait nécessaire de convaincre ces votes d’électeurs égarés de regagner une famille politique qu’ils n’auraient jamais dû quitter malgré leur colère légitime face aux politiques libérales de droite et de gauche. Il existe maintenant une gauche alternative largement rassemblée derrière la bannière du Front de Gauche. Il faut les en convaincre.

Il est particulièrement important pour l’avenir de la gauche et du Front de Gauche en particulier, que le vote protestataire en faveur du FN ne devienne pas un vote d’adhésion à ses thèses qui reposent avant tout sur la xénophobie. Ce mouvement, né de la droite collaborationniste et fascisante, après avoir incorporé le vote nostalgique Algérie française, puise maintenant dans le répertoire des références de la gauche et de l’altermondialisme pour masquer un programme dont le fonds reste lié au système capitaliste. Les mouvements d’extrême droite se sont toujours accommodés des régimes libéraux et les financiers leur ont toujours bien rendu la monnaie pour imposer l’exploitation du capital sur les travailleurs.

Sa banalisation est en cours par des médias avides de sensations fortes, par ses thèses reprises à satiété par la droite UMP et peu dénoncées. Nous avions déjà observé l’osmose et la capillarité des reports de voix aux élections régionales et cantonales entre l’UMP et le FN.

Les motivations du vote FN reposent sur le triptyque : immigration, insécurité, pouvoir d’achat, alors que pour l’ensemble des Français, les préoccupations majoritaires sont : le pouvoir d’achat, la crise économique, le chômage. Les électeurs du FN sont en majorité des électeurs de « la droite populaire » ouvriers, employés, petits commerçants, artisans, ruraux. Plus on s’éloigne des villes et plus le vote FN est important, notamment dans les périphéries rurbaines, des villages où l’immigration est absente …mais où on craint pour son bien, sa maison durement acquise, par des endettements excessifs. Ces « petits blancs » ont surtout peur du déclassement social alors qu’ils vivent souvent avec des revenus guère différents de ceux des tours de la cité voisine. Les ouvriers et plus généralement les membres des classes populaires ont l’impression d’être les victimes de l’évolution récente de la société, par la dégradation de leurs conditions de vie et de travail, où leurs identités de classe ont été déstabilisées par la désindustrialisation massive, les délocalisations.

L’influence du FN régresse dans les grandes villes. Sa progression est cependant inquiétante dans les petites localités, dans le Vaucluse, à Bollène avec 32,99 %, Orange : 29,54 %, Béziers à 25,70% , 23.87 % en Alpes Côte d’Azur, 26,3 % dans l’Aisne, 25,53 % dans le Nord Pas de Calais, le nouveau territoire de chasse de Marine avec 35,41 % à Hénin-Beaumont. Il s’enracine, là où le tissu industriel s’effrite, où la désespérance ouvrière est grande et sa situation sans avenir. Il est traditionnellement fort dans l’Est, en Alsace et en Lorraine, en Champagne-Ardennes.

 

 

 

 

L’UMP

Nicolas Sarkozy obtient le plus mauvais résultat cumulé des forces de droite depuis 2002, passant de 31,18 % en 2007 à 27,18 %, il perd 1 696 458 voix. Elles ne sont pas toutes allées au FN dont il avait siphonné les voix en 2007 ; le FN améliorant son score de 2 586 744 voix sur 2007. Il est probable qu’une partie de ces voix se soient abstenues puisque Bayrou ou Dupont-Aignan n’en ont pas ou peu profité. Faute d’étude fine, la probabilité est un glissement général de voix UMP vers le centre et de voix du centre vers la gauche socialiste.

A chasser sur les terres du FN avec des thèses identitaires et sécuritaires, Nicolas Sarkozy s’est pris les pieds dans le tapis. Les électeurs préfèrent toujours l’original à la copie. Il a effrayé le centre sans gagné l’extrême droite. Son électorat populaire ne croit plus aux engagements jamais tenues pour sortir d’une situation sociale de plus en plus précaire. Il ne croît plus aux promesses du Président des riches qui a été surtout le champion des inégalités renforcées, du travailler plus pour gagner moins...pour ceux qui ont encore la chance d’avoir un emploi.

Cependant avec 27 %, la bête n’est pas morte. Tous les coups seront permis dans les semaines à venir pour tenter de se maintenir au pouvoir, quitte pour sa droite à tenter de s’allier au FN comme le prône Guillaume Peltier, l’un de ses conseillers issu de ce parti. Un FN qui justement, rôde sur un futur cadavre qui n’est pas encore décomposé…Il pourrait l’être lors de la guerre de succession qui, elle, a déjà commencé.

 

Bayrou

C’est la troisième famille de la droite, héritière du MRP, du courant démocrate-chrétien, qui n’a jamais été très important en France, sauf à rallier ou à se rassembler parfois avec des parties de la droite libérale, avec Lecanuet ou comme sous Giscard.

De 18,57 % en 2007, l’effet de surprise, Bayrou est retombé à 9,13 %. Il a cependant progressé de 2,29 % sur 2002, et gagne 1 326 179 voix sur l’année de son élargissement du carcan UMP. Indépendance mais un programme toujours résolument à droite, juste adouci par des critères de bonne morale…chrétienne, sur les aspects de la sociabilité, des discriminations.

Il refuse encore de dire son choix pour le deuxième tour au moment où j’écris ces lignes. Et c’est bien là le drame du centre, le cul entre deux chaises et la tête animée par l’antisarkozisme qui lui sert de programme. Cela lui a valu de perdre la moitié de son électorat de 2007 retourné très vite dans le bercail UMP, la droite naturelle à cet électorat. Est-ce à dire que le reste de son électorat de 2007 est plutôt à gauche, et se reporterait sur Hollande? Pour une partie sans aucun doute, comme Benhamias venu des Verts, ou de l’ancien directeur de l’hebdomadaire Marianne. Mais comme je l’évoquais plus avant, il a pu hériter d’une partie de l’électorat de Sarkozy et perdu une partie de ses voix social-démocrates.

 

LES VERTS

Sauf aux élections européennes et locales, l’écologie ne fait guère recette aux présidentielles. C’est un électorat volatile, peu ancré dans le parti lui même très dispersé. Les candidats verts sont victimes du vote utile en faveur de la sociale démocratie, voir du centre démocrate.

Du résultat cumulé de 7,13 % en 2002, Eva Joly ne réalise que 2,31 % en 2012. C’est cependant mieux qu’en 2007 où Dominique Voynet n’avait réalisé que 1,57 % au 1° tour. Elle améliore le résultat de 251 693 voix, la concrétisation de la transformation du Parti vert avec l’apport des coopérateurs d’Europe écologie ? Mais il manque les 535 837 voix de Corinne Lepage. C’est la moitié moins que Noël Mamère en 2002. Il faut dire que ses propres amis, en commençant par Cohn Bendit, Laurence  Vichniesvski et José Bové lui avaient savonné la planche sans scrupule aucun. La courageuse juge a aussi été victime d’un accord négocié avec le PS avant le vote et qui leur accordait 63 circonscriptions législatives. Pourquoi voter aux présidentielles dans ces conditions où on a vu les Verts renoncer à beaucoup de leurs principes et de leurs objectifs programmatiques.? Dans ces circonstances, le résultat n’est pas si mauvais, mais évidemment bien loin de celui des européennes, une élection sans enjeu national…EELV est en concurrence aussi avec le Front de Gauche qui a recueilli nombre de ralliements de la gauche écologiste grâce au positionnement de Jean Luc Mélenchon, du Parti de gauche, de la Fase, n’en déplaise à Vincent Placé et Cohn Bendit qui l’ont calomnié et d’Eva Joly elle-même qui a menti sur son positionnement à l’égard de l’aéroport de Notre Dame des Landes, sans doute mal informée et conseillée…

 

Hollande

Parti de très loin, après avoir bataillé pour remporter les primaires, l’ancien premier secrétaire du PS triomphe en devançant le candidat–Président sortant avec 519 738 voix d’avance et la promesse des reports de toute la gauche qui totalise 43,76 % au premier tour, un total néanmoins inférieur à 2002 ( 45.62 %). Mais en 2002, il s’agissait d’une gauche très dispersée, aujourd’hui elle est organisée en 2 pôles principaux et des accessits : un PS à 28,63 %, un FGD à 11,11 %, des écologistes à 2,31% et la gauche extrême qui ne fait plus que 1,71 %. C’est un des meilleurs résultats du PS depuis 1988, qui devrait lui assurer la victoire au deuxième tour le 6 mai. Mais rien n’est jamais gagné d’avance.

Le François a bénéficié encore du vote utile qui a freiné la progression des transfuges de la gauche socialiste vers le candidat ex-PS du front de Gauche Si bien qu’il a été nécessaire de gauchir le discours et de reprendre des thème du candidat Mélenchon comme l’augmentation du SMIC et la taxation des riches. Mais bien des ambiguïtés subsistent, sur l’austérité européenne, car s’il veut renégocier le traité, il affiche aussi sa volonté de revenir à 3 % de déficit. Comment fera t-il ? En augmentant les recettes ou en taillant dans les dépenses, la retraite. Ses hésitations à s’engager clairement à gauche pourrait lui coûter nombre de reports de la fraction la plus radicale du Front de gauche, d’une partie de cette extrême-gauche qui s’est fédérée dans le FDG. La probabilité des reports de gauche et des voix de gauche du FN  (3.85 %) donnent un score d’environ 46 %. Il  lui faut donc obtenir aussi le report d’au moins la moitié des voix du Modem. Ce qui semble réalisable et au-delà selon les instituts de sondage. Mais, il ne faut pas leur accorder une confiance absolue, comme l’a démontré les incertitudes du premier tour sur le vote FN et du FDG. Encore que pour le deuxième, les sondages à la sortie des urnes soient plus précis.

 

L’Extrême-gauche

Complètement isolée, elle est réduite à la portion congrue avec l’émergence du Front de gauche qui a conquis plus d’un électeur de ces mouvances dispersées, à l’électorat volatile. La mode n’est plus au facteur Besancenot, ni au « Travailleurs travailleuses » de l’égérie de LO, Arlette Laguiller.

Nathalie Arthaud dispense un discours agressif et inaudible qui ne recueille plus que 200 000 voix alors qu’Arlette en avait obtenu 1 630 045 en 2002.

Le sympathique Philippe Poutou arrive péniblement à 411 178, alors que son mentor Olivier Besancenot avait réalisé 1 498 835 en 2007 et 1 210 562 en 2002. Le NPA, figé dans son rigorisme anti socialiste, son sectarisme, s’est fractionné, émietté en de multiples chapelles alors que son objectif affiché était de rassembler la gauche de la gauche. La plupart des adhérents et électeurs ont rejoint le FDG, y compris une partie des dirigeants, la Gauche anticapitaliste qui a appelé à voter Mélenchon et Hollande au deuxième tour. C’est Jean Luc Mélenchon qui en rassemblant la gauche de transformation sociale, du PG au Parti Communiste et toutes les composantes du Front de gauche, a siphonné l’électorat de cette extrême gauche. Ce vote avait atteint 10,44 % des voix en 2002, il n’est plus que de 1,71 % en 2012, le POI ayant jeté l’éponge. Ceux qui comptabilisent les voix communistes et celles de José Bové, en 2007, dans le vote d’extrême gauche commettent une erreur, de classe…Il y a la gauche qui comprend la social-démocratie et la gauche de transformation sociale rassemblée dans le FDG, et une extrême gauche réduite à des organisations sectaires . POI, LO, NPA.

 

Le VOTE FRONT DE GAUCHE

Le FDG, depuis ses 6,45% des européennes progresse régulièrement : 6,95 % aux régionales, 9 % aux cantonales. Cette nouvelle force, issue des collectifs unitaires qui avaient animé et gagné la bataille du NON au TCE - déjà derrière Jean Luc Mélenchon - après son éclatement en de multiples chapelles, a regroupé le PCF au Parti de Gauche[1] et à une fraction du NPA (La Gauche Unitaire). Elle n’avait cependant pas décollé nettement. Depuis d’autres forces l’ont rejoint aux diverses étapes des scrutins locaux, la FASE, les Alternatifs, Socialisme et République (Gauche du MRC), Convergences et Alternatives (Fraction du NPA), Le PCOF, et une partie du NPA pour ces élections présidentielles, ainsi que de nombreuses personnalités du monde syndical, altermondialiste, des Verts, des socialistes de gauche. En 2007, Marie Georges Buffet n’avait réalisé que 1,97 % des suffrages pour un PCF en déclin.

Le 29 juin 2011, les « sondagiers » accordaient généreusement 3 % des votes à Jean Luc. Inaptitude ou manipulation ? Fin 2011, on en était encore qu’à 5 % avec un mépris souverain et une ignorance crasse de la plupart des médias. En janvier, ça décolle vraiment et Jean Luc monte à 13 %, 15 % en  mars. Au FDG, on se prend à rêver et même d’être présent au second tour ou pour le moins de battre un FN qui retombe, dans les instituts, entre 14 et 16 %. Il semblerait qu’après avoir dénoncé à juste titre les « erreurs manipulatrices des instituts de sondage et des médias, les partisans du FDG aient été eux-même intoxiqués par les sondages. Les médias, notamment de sensibilité de gauche - comme Libération et le Nouvel Observateur – ou de centre-droit comme Le Monde, se sont mis à tirer dans le dos et à bras raccourcis, du candidat Mélenchon, devenu subitement un danger pour Hollande. Même les Verts ont rejoint la cohorte des imprécateurs, utilisant le mensonge et la calomnie, caricaturant ses prises de position sur le Tibet ou Cuba, à l’image désolante et injurieuse des dessins nauséabonds d’un Plantu que l’on avait connu mieux inspiré.

Le vote Mélenchon a aussi été victime du vote utile de ceux qui, au dernier moment, insatisfaits de la tiédeur hollandaise préfèrent néanmoins se rassurer en déposant un bulletin Hollande, faute de croire suffisamment et vraiment au changement possible. D’autres votent pour le candidat socialiste parce qu’ils ont peur d’un trop grand changement qui chambarderait leurs vieilles habitudes à défaut de certitudes. C’est aussi un raisonnement de l’abstentionnisme de gauche. Les personnes qui votent « très à gauche », interrogées par la SOFRES[2], ont choisi François Hollande à 45 % pour 35 % à Jean Luc. Cherchez l’erreur ! 32 % des électeurs du socialiste ont déclaré produire un vote utile. Ce qui ouvre des perspectives pour l’avenir du FDG, s’il arrive à convaincre que l’utilité c’est lui.

Il n’en reste pas moins que si le résultat, finalement obtenu, n’est pas à la hauteur de l’espérance de battre le FN, la performance à deux chiffres est remarquable. Pas seulement pour le score obtenu mais aussi pour l’animation de cette campagne et la mobilisation du peuple de gauche au-delà même des partisans du Front de gauche, Nombre d’électeurs « utiles » du vote Hollande et Verts étaient venus encourager le FDG en assistant aux meetings géants de Jean Luc. C’est à cette aune qu’il faut mesurer le chemin parcouru de puis trois ans seulement.

Il reste à convaincre les milieux populaires que la solution à leurs difficultés n’est pas dans le vote protestataire en faveur du Front national et de son héroïne qui leur sert de drogue pour masquer la réalité. Elle est prête demain à s’allier avec le parti de ce Sarkozy qu’ils ont rejeté, malgré toutes ses dénégations. C’est son rêve de respectabilité et d’insertion républicaine, alors qu’elle représente tout ce qui est étranger à la République française en termes de valeur humaines et universelles.

Dans la ville communiste de Saint-Denis dans le 93 à la population ouvrière si stigmatisée, Jean Luc double son résultat national et redonne du rouge aux bastions PCF en déclin de la petite ceinture[3]. La population a voté massivement en faveur de François Hollande (45,78 %), dont le score dépasse celui de Ségolène Royal en 2007. Marine Le Pen ne fait que 9,89 %.

Le discours de JL Mélenchon faisait appel à l’intelligence des individus, quelle que soit leur catégorie sociale, même les plus défavorisés y ont été sensibles. Les « pauvres »n’ont pas tous voté Marine Le Pen mais aussi pour Jean-Luc Mélenchon. Les scores du Front de gauche en Seine-Saint-Denis en attestent, qui passent de 20 542 voix et 3,54 % en 2007 à 90 710 voix et 16,99 %.

Les bons résultats ne sont pas concentrés dans la ceinture rouge de la région parisienne, ils dépassent les 14 % dans vingt départements. A Paris même le FDG devient le 3° parti de la capitale où il dépasse les 17 % dans les quartiers populaires, comme le 20°, les 15% dans le 19° et le 18°. Il recueille 25,5 % à Ivry, 24,9% à Bagnolet, 24 % à Montreuil dont la mairie est dirigée par l’écologiste Dominique Voynet, ex-candidate à la présidence. On peut noter aussi les 16,86 % dans l’Ariège, 15,15 % dans les Alpes de Haute-Provence, 15,16 % en Hautes Pyrénées, 14,38 % dans le Lot.

Les éléments de faiblesse se situent dans l’Est, surtout en Alsace avec 7,42.et 7,22 % des voix, mais il faut se souvenir que Marie Georges Buffet n’ait obtenu que …0,61 % en 2007 ; la progression y est aussi remarquable que partout en France, avec 11, 4 % à Strasbourg. C’est dans cette région que le FN est traditionnellement fort, avec 22,12 % des voix , un score moins élevé que celui de son père qui avait culminé à 25,41 % en 2002.

Ceci prouve ici et là que plus le FDG est fort et influent, et plus le FN recule. C’est encore vérifié en Essonne à Grigny où le Front de Gauche réussit les 21,23 % quand la châtelaine de St. Cloud y est maintenue à 11,5 %.

Le Front de Gauche a un véritable ancrage populaire même s’il parle à l’ensemble des couches de la société et est mieux perçu par les couches sociales les plus qualifiées de la classe ouvrière, des employés, des salariés du public[4].

 

Le FRONT de Gauche doit s’organiser davantage pour permettre à tous ceux qui l’ont rejoint dans les urnes et sur les places publiques, dans l’action,  de continuer et d’augmenter la dynamique, à l’image de creuset du Parti de gauche, pour structurer cette Force Nouvelle, transformer le mouvement de sympathie en adhésions de conviction.  

Des dizaines de milliers de gens ont découvert qu’ils pouvaient se rassembler, échanger autour d’un programme neuf et réaliste qui place l’Humain d’abord, au centre de nos préoccupations. Si Jean Luc Mélenchon a été le formidable tribun, la belle et tonitruante voix qui les représentent , il n’est pas dans leur esprit l’idole, ni le dieu, ni le sauveur suprême. C’est le collectif qui l’emporte sur l’individu, le « Présidons » et Non Mélenchon Président. C’est un symbole du changement opéré avec les autres, pour la majorité (en dehors de Poutou, Arthaud, Joly) candidats élitistes, voire « égocentrés ».

 Tout ce peuple de gauche, au-delà même de ceux qui ont voté Mélenchon, est le mouvement populaire en marche qui vise la Révolution citoyenne, la véritable alternative, celle qui veut rompre avec la logique des traités qui nous lient ou veulent nous lier à une Europe libérale. Il ne s’agit pas de soigner le système qui nous a conduit là où nous en sommes, mais de le changer.

La prochaine étape, après le vote du 6 mai pour éjecter Sarkozy, ce sont les législatives.

 Allain Graux

   24.04.2012 

 

 http://allaingraux.over-blog.com/article-analyse-du-premier-tour-des-elections-presidentielles-francaises-du-22-avril-2012-104002717.html

 



[1] PG, :créé le 29 novembre 2008 par Jean Luc Mélenchon, sénateur socialiste, et Marc Dolez, député socialiste. Il est issu des courants de la gauche du PS , Trait d'union et Forces militante, de militants de l’association PRS animé par jean Luc Mélenchon, du parti MARS -gauche républicaine, présidé par Éric Coquerel, de personnalités syndicales comme Claude Debons. Parti creuset, il a été rejoint par Martine Billard, député vert, et de nombreux écologistes, des communistes, des socialistes, des syndicalistes, des altermondialistes, des sans parti. De 3000 membres en 2008, il dépasse aujourd’hui les 10 000 adhérents avec de nouveaux apports de responsables et militants du NPA.

 

 

 

[2] SOFRES : à noter le meilleur institut de sondage quant au diagnostic du vote Le Pen (17 %). Les autres se sont complètement plantés !

[3] Médiapart | Par Carine Fouteau

[4] Sondage  SOFRES (sur les inscrits et non les exprimés):vote  Mélenchon 8 % d’ouvriers (20% pour le FN) ; employés 9% ( FN 16%) ; Chômeurs :14 % ( 13 % pour le FN) ; moins de 1200€ : 8.5 % (FN :12,5 %).

Candidats

  

Poutou

  NPA

Arthaud

    LO

 

 

 

 

POI

JLM

FDG

 

Hollande

PS-PRG-   Mrc

E.JOLY

EELV

Bayrou

MODEM

Chemi

 nade

Dupont

Aignan

Sarkozy

UMP- NC

LE PEN

 FN

National

   2012

   2007

   2002

411 178

1 498 835

1 210 562

202 562

488 119

1 630 045

 

123 711

132 686

3 985 298

PC707 327

Pc 960 480

 

483 076

10 273 582    9 501 295

4 610 113

+

828 451

576 758

1 495 724

3 275 3496 820 914

1 949 170

89 572

644 086

9 753 844

11 450 302

  5.665.85

6 421 773

3 835 029

4 804 713

 

Ins 2012

      2007

       2002

 

46 037 545

44 472 363

41 194 689

 

 

 

 

 

 

TAUBIRA660 447

CHE

1 518 528

Lepage*

535 837

 

 

 

St Josse*

2002

1 204 689

Mégret

 +  667 026

=5471739

Votants:

2012

2007

2002

36 585 858

(79,47%)

37 343 469(83,97%)

29 495 733 71,60

 

 

 

 

 

Total 2002

6 78 9088

 

 

 

 

Madelin**

1 113 484

 

Abstentio

2012

2007

2002

9 451 687

(20,53%)

7 128 894

(16,03%)

11 698 956

28,40%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Boutin***

339 112

 

Nuls

2012

2007

2002

700 119

(1,52%)

1 569 450

(4,20%)

997 262

03,38%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exprimés

35 885 739

(98.09%)

35 774 019

(95,80%)

28 498 471   96,62

1,15 %
4,08 %
4.25%

0,56 %

1,33 %
5.72%

 

  POI

0,34 %
 0.47%

 

11,11 %

PCF 1,93

Pcf   3.37
 

 

Bové

1,32
 

28,63 %

25,87 %
16.18 %

+2.32

+5.33

=23.83%

2,31

1.57

5.25 +

1.88*

  9,13 %
18,57 %
06,84 %

0,25 %

1,79 %

27,18 %
31,18 %
19,88

  4.23*

  3.91**

1.19***

17,90 %

10,44 %
 16.86% +

2.34 =

19.14 %

 

Droite

2012

38.35

+17.9

=56.25 %

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gauche

2012

43.76%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2002

2007                  

2012

GAUCHE du NON

14.66 %

9     %           

12.82 %                          

Gauche SD (PS+PRG+MRC)

23.83 %             

25.87                 

28.63                    

VERTS

7,13 %              

1,57                   

2,31            

Total gauche                                        

45.62 %            

36.44                 

43.76 %

 

 

 

 

EXT Droite :                                               

19.14 %           

10.44 %            

17.90 %

UMP ou RPR : 19.88 +4.23+3.91+1.19

29.21 %            

31.18                 

27.18

CENTRE Bayrou                                        

6.84 %           

18,57                    

9.13

Total Droite                                                 

36.05  *19.14 = 55.49

49.75%  + 18.57 =60.19 %

38.35 + 17.90 = 56.25 %