Allain Graux

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Photos manifestation anti Otan

Lundi 6 avril 2009

J’étais à Strasbourg.

 

Tous les dirigeants de la gauche de gauche de Côte d’or, avec des militants du PCF, du Parti de Gauche, du NPA, de Solidarités 21, du Mouvement de la Paix, des syndicalistes et même des socialistes, rassemblés dans le collectif pour la paix, étaient samedi dans le bus qui emmenait ces militants manifester contre l’OTAN à Strasbourg. L’ambiance était enjouée, pleine d’empathie et de sympathie.

A 25 kilomètres de la capitale alsacienne, le car est dévié sur de petites routes. A chaque rond-point il faut négocier avec les policiers qui indiquent la route à suivre. La police est omniprésente, jusque sur les toits des châteaux d’eau et des silos, bloquant le moindre chemin. Le bus se retrouve à la frontière allemande, sur le Rhin, bloqué par la polizei. On nous renvoie d’où nous sommes venus. Là, un gradé nous bloque car la route est interdite au plus de 7,5T ! Plus loin, ce n’est pas autorisé. On se croirait dans un gag de Raymond Devos. Finalement, c’est un gendarme qui intervient auprès de l’officier pour lui dire de laisser passer le bus, aujourd’hui, on n’applique pas le code de la route…Nous finissons par arriver près du lieu de rassemblement, un immense terrain vague où il semble évident que tous les manifestants n’ont pas pu accéder. Beaucoup de jeunes vêtus de noirs et portant cagoules sont présents. Derrière un bouquet d’arbres s’élève une colonne de fumée. Des hélicoptères tournent dans le ciel. Quelque chose tombe de l’un d’eux. Aussitôt une nouvelle colonne de fumée noire, très épaisse, s’élève. On entend des détonations. De la fumée, des gaz, envahissent le lieu du rassemblement. Les rumeurs courent, c’est l’hôtel Ibis qui brûle.

Les haut-parleurs nous invitent à partir.

C’est un départ impromptu, avant que le meeting prévu ait pu se tenir.

Une première évidence :

beaucoup de manifestants pacifistes n’ont pas pu rejoindre le lieu de rassemblement qui était déjà investi par les anarchistes autonomes.

Des bus ont été égarés pour qu’ils ne puissent pas rejoindre Strasbourg.

Alors que nous avons déjà pu constater une présence d’une ampleur extraordinaire des forces de  l’ordre, rien n’a été fait pour isoler les casseurs des manifestants pacifistes.

 Pour sortir de la nasse, ce n’est pas évident, le passage est très étroit et rétréci encore par la présence de plusieurs véhicules de CRS qui barrent la moitié du chemin. Et aussitôt des cagoulés armés de grands bâtons attaquent les policiers, tapant sur les fourgons, jetant des pavés et des pierres. Les flics s’enfuient.

Cette violente agression était parfaitement inutile, mais prévisible. Que faisaient ces policiers sur la route d’évacuation du terrain ? Ils constituaient une véritable provocation. Pourquoi vouloir fermer la voie de dégagement du rassemblement ?

J’aperçois Francis Wurtz, député européen du PCF, qui répond à une interview de Léo, un dirigeant de la gauche autrichienne, du réseau de la Charte pour une autre Europe.

Tant bien que mal, la manifestation s’organise. Les militants se regroupent derrière leurs bannières et banderoles, défilent dans le calme, canalisés et dirigés vers un quartier périphérique de Strasbourg  par les nombreux barrages policiers qui bloquent tous les accès. C’est une zone qui paraît vide, près du port fluvial, avec de nombreuses usines.

Nous passons devant un bureau de poste, une église et arrivons devant une voie ferrée et un tunnel. Là, nous sommes bloqués. Derrière, s’élève un panache de fumée. La sono nous informe qu’il faut attendre que les pompiers aient terminés d’éteindre l’incendie d’un immeuble. Des gens s’assoient sur la chaussée, d’autres circulent. On attend patiemment, dans le calme.

Je vais voir ce qui se passe au bout du tunnel qui est barré par un grillage derrière lequel sont stationnés deux cars de CRS. La grande échelle des pompiers s’élève au milieu de la route devant un immeuble où de la fumée s’échappe du dernier étage. Je ne vois pas de pompiers, seulement des policiers.

Réflexion : comment ce feu a-t-il pris au dernier étage ?  Les casseurs ne sont tout de même pas montés là-haut pour mettre le feu comme ça !

Je rencontre Michel Soudais, de Politis, et une autre amie journaliste. Je me dis que l’on ne voit pas les grandes chaînes de la télé.

Au bout d’un long moment, la sono nous dit que suite à des négociations, nous allons pouvoir passer. Les policiers qui étaient sur la voie ferrée, au-dessus du pont, se retirent, mais en fait le tunnel est toujours barré. Les cagoulés en profitent pour grimper sur le ballast et aller attaquer les forces de police. Les policiers reviennent chassant les casseurs qui se mêlent aux pacifistes. On entend l’explosion des tirs de grenades lacrymogènes. Puis ce sont les gaz qui arrivent et des cailloux. Incroyable ! Les flics nous balancent des cailloux. Ils ne font pas le détail, ils arrosent la foule qui reflue. Mais derrière, sur l’avenue par laquelle nous sommes venus, la route est barrée et les policiers nous arrosent également. Panique générale. Le camion de la CGT nous demande de le suivre le long de la voie ferrée. C’est alors que de violents affrontements éclatent sur le remblai, car les CRS envoient à nouveau des bombes lacrymogènes sur le convoi. Des vagues de casseurs cagoulés vont à l’assaut, les tirs répondent. Les manifestants sont scindés. Beaucoup n’on pas pu suivre le camion. C’est un véritable piège, une souricière dans laquelle nous ont conduit les forces de police, sans possibilité d’évacuation. Je suis gazé, asphyxié, je pleure, comme beaucoup d’autres manifestants.

A nouveau je reflue vers la l’avenue et nous sommes à nouveau bombardés par la police, à tirs tendus, de grenades qui explosent au milieu de nous et de balles de flash-ball. Je suis coincé contre un mur, en larmes, étouffant, avec la présidente d’Attac 21. Nous sommes séparés de nos amis, dispersés. Un jeune militant libertaire de Dijon nous aide, il a du chlorure de sodium qu’il nous verse sur les pupilles. Soulagement. Nous nous réfugions dans la cour d’une usine. Nous profitons d’un instant de calme pour essayer de passer à nouveau le long de la voie ferrée avec deux amis dijonnais, puisque nous ne pouvons pas revenir sur nos pas. Cette fois le passage est dégagé.

Nous retrouvons la route, et d’autres manifestants qui reviennent également. Nous passons devant l’Eglise dont la porte a été défoncée, la porte vitrée de la poste a volé en éclats, les arrêts de bus, les cabines téléphoniques ont été détruites. Plus loin, des wagons ont été tirés au milieu de la route. Des tas de palettes ont été répandus sur la chaussée. Les panneaux de signalisation et de publicité, les feux tricolores, ont été arrachés. Tout cela s’est produit derrière nous. Par qui ? Alors que nous avions vu tant de forces de police déployées, partout, plus nombreuses que les manifestants …

Au pont, nous sommes dirigés le long de la voie d’eau par un barrage de police. Des groupes de manifestants pacifistes, très dispersés refluent calmement, pour revenir vers les bus. Regardant vers le pont, je vois deux canons à eau prendre position alors que d’autres groupes arrivent tranquillement. Ils arrosent. Pourquoi ? Il n’y avait aucun incident, les gens rentraient tranquillement. Comme pour me punir de cette pensée, nous sommes à nouveau bombardés de bombes lacrymogènes par les flics du pont. Pourquoi ? Il ne se passait rien !

 

Au pont de l’Europe, le camion du Mouvement de la Paix propose de le suivre pour aller au Jardin, lieu prévu pour le meeting de fin, ou de rentrer. L’immense majorité des troupes préfère revenir vers les cars. Et le camion finit par en faire autant.

Les Dijonnais se regroupent peu à peu et décident de rester ensemble, d’éviter la dispersion pour retrouver notre bus garé fort justement là où il nous avait déposé à midi. En face dans les fourrés, on distingue des casques noirs et des canons de fusils. Des petits groupes de CRS sont embusqués tout le long du parcours de retour.

Pendant plus d’une heure, les groupes de manifestants dispersés au fil des évènements, rentrent vers leurs véhicules.

Conclusion

 Il apparaît d’évidence que tout a été fait pour que cette manifestation autorisée ne puisse pas avoir lieu : 

en empêchant le rassemblement, égarant les cars ;

en changeant à la dernière minute le parcours autorisé par la préfecture ;

La manifestation n’a jamais pu s’organiser et se structurer, permettant ainsi aux casseurs de se mêler aux pacifistes.

Les forces de  police ont tronçonné la manifestation en plusieurs groupes qui ont été l’objet d’attaques par des tirs de grenades lacrymogène et de flash-balls dont l’objectif évident était de faire peur, d’impressionner les manifestants pour les inciter à ne plus revenir manifester.

Les autorités ont laissé se rassembler et agir des groupes de Blacks-Blocks, d’autonomes anarchistes, arrivés dès jeudi. Le déploiement massif et inégalé des forces de l’ordre permettait d’interdire l’accès de ces casseurs à la manifestation et d’éviter les graves  incidents et les destructions qu’ils ont causés.

Le but était manifestement de dénaturer le caractère pacifiste de la manifestation.

C’est un quartier populaire qui a subi ces dommages alors que le centre-ville était hyper protégé et inaccessible, souvent au mépris des droits des citoyens de Strasbourg.

 

Les plus hautes autorités de l’Etat portent une lourde responsabilité dans les incidents qui se sont produits et qui auraient pu être encore plus dramatiques sans la solidarité et la sagesse des forces militantes présentes.

Pour le moins une commission d’enquête devrait éclaircir ces responsabilités et pour le plus, devant la gravité de la situation engendrée par les directives données aux forces de l’ordre par le ministère de l’intérieur, nous devons exiger la démission de la ministre de l’intérieur, Madame Alliot-Marie.

 

Cette volonté d’empêcher une manifestation pourtant autorisée, en utilisant tous les moyens est à rapprocher de la politique répressive et de la « judiciarisation » mises en œuvre par le gouvernement de Monsieur Sarkozy à l’égard de tous les opposants, les syndicalistes qui manifestent, les militants de RESF qui ont été victimes des mêmes mesures à Vichy, les jeunes des quartiers populaires, les militants politiques qui utilisent pourtant le propre langage du président :

« Casse toi, pov’con ! »

 

Allain GRAUX

  Le 6.04.2009

- Publié dans : politique
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Commentaires

Bonjour,

Je fais partie du secrétariat de l'Union Départementale CGT 67 qui a été chargée par le Collectif Anti Otan du camion sono unitaire qui était en tête de manif.

Je suis tout à fait d'accord avec Alain pour dénoncer l'attitude irresponsable et provocatrice de la police.

Simplement une rectification, à la fin de la manif, c'est le camion unitaire qui indiquait les directions (et non celui du mouvement pour la paix).

Je tiens à préciser que rien n'avait été organisé par la Mairie pour le retour des manifestantEs vers le camp international à la Ganzau (transport en commun ou simple fléchage). C'est avec le camion unitaire que nous avons regroupé les camarades pour rejoindre le camp. Les forces de police barrant tous les accès pour aller au plus court, il a fallu faire un détour de 5 kilomètres pour rejoindre le camp. Le tout sans aucune aide logistique (eau par exemple) !
Commentaire n°1 posté par KARAS Frédéric le 06/04/2009 à 16h14
Nous vivons une période d'atteintes aux libertés :
- Contrôle des médias par le pouvoir
- atteinte à la liberté d'expression : les militants qui ont affiché à leur fenêtre : "PACE, non à l'OTAN" ont été obligés par les forces de l'ordre de retirer leurs drapeaux
- Généralisation du fichage, du délit d'outrage pour les militants dans leur expression politique
- atteinte à la liberté de manifester ...

Le pouvoir aide les casseurs dans les manifestations pour légitimer le controle sécuritaire et discréditer l'action militante non violente.

Par ailleurs, je m'interroge quand aux casses dans les manifestations. J'ai vu lors des manifs anti CIP et anti CPE des "casseurs", qui lorsqu'ils se sont fait attraper par les services d'ordre des syndicats ont été se réfugier derrière les cordons de CRS.
Commentaire n°2 posté par Cartayrade Lionel le 06/04/2009 à 20h49
excellent article,, merci Alain
çà corrobore entièrement et sans ambiguité les vidéos faites ce jour et que certains mettent en doute!
on m'a même demandé plus qu'officieusement si elles étaient prises avec un téléphone portable alors qu'un ado verrait de suite qu'il s'agit d'une cam (je tairai la marque)
Commentaire n°3 posté par Malika R le 10/04/2009 à 01h17
T'avais qu'à rester chez toi pov'con!
A ton âge t'as pas tiré les leçons de 68?
Grâce à des gros nazes comme toi on aura de la graine de Le Pen au pouvoir et t'aura gagné!
Commentaire n°4 posté par dounet le 10/04/2009 à 09h04
c'est celui qui le doit qui l'est !
Réponse de le 15/04/2009 à 17h02
Bonjour,

A lire ce reportage, ça fait froid dans le dos. Oui, assurément il y a eu une réaction violente des hautes autorités de l’Etat ; la peur de perdre leur superbe, leur arrogante domination, les font utiliser, avec l’aide de stratèges, des pires provocations.
L’immense majorité des gens est pacifique et non dominatrice. Seul l’agressivité des puissants est à craindre. Pour se défendre ils utilisent des instruments légaux : la police, et laissent faire ce qui les arrangent.
Il ne faudrait pas tomber dans le piége qu’ils nous tendent, et que certains comme Frédéric par exemple tombe : dénoncer l’attitude irresponsables et provocatrice de la police.
Non, la police, malheureusement n’est qu’un des instruments des puissants. L’immense majorité des gens qui composent les forces de l’ordre sont des gens biens : comme vous et moi. Relisons ce que l’éthologie nous apprend sur nous même.
En stigmatisant la police, on ne fait que renforcer « l’esprit de corps » qui est celui du groupe, de la bande, de la communauté de travail, et réjouit les puissants en en faisant des boucs émissaires.
Je ne dénonce pas les faits relatés dans le paragraphe : « Une première évidence » mais je veux souligner le fait le plus important, à mes yeux : c’est qu’il y a des stratèges qui font manœuvrer la machine policière.
A l’instar des ces manifestants qui offrent des fleurs au policier, voyons dans l’homme qui maintient l’ordre un autre nous même. Humanisons nos rapports avec cet homme, qui n’obéit que parce qu’il veut vivre lui aussi : Là les puissants trembleront.
Commentaire n°5 posté par jean michel le 10/04/2009 à 12h38
Nous étions samedi 04/04/09 aussi dans le car du "collectif" de Dijon et à Strasbourg ensuite .Je remercie Allain d'avoir bien "raconté" les faits. Je veux juste ajouter que c'est un peu aussi grâce à un jeune passager du car connaissant Strasbourg et les rues de la banlieue que finalement nous sommes arrivés au lieu de rendez-vous. Car sinon, la "dissuasion" fonctionnait vraiment comme vous l'avez souligné. Et l'on a bien cru ne pas y arriver. Par ailleurs, il se trouve que lors du repli, nous n'avons pas suivi le même chemin . Nous nous sommes retrouvés coincés entre les CRS du pont de chemin de fer et les wagons de marchandise poussés là par des black block parait-il, mais nous ne le savions pas. La rangée de CRS postés devant ces wagons filtraient les manifestants. Certains d'entre eux se sont mis à passer en levant les bras en l'air (sans sommations me semble-t-il ?). J'étais stupéfaite! Qu'avions nous fait de mal. Une jeune fille se mit à crier:"pourquoi lever les bras? ne le faites pas" . Totalement de son avis, je suis passée en brandissant bien haut mon fanion multicolore (Paix). Je trouve qu'à ce moment là, les CRS étaient plutôt bienveillants et je suis de l'avis de Jean-michel (n°5). Néanmoins j'avoue avoir eu peur à deux reprises 1) quand des grenades lacrymogènes ont été lancées à l'aveugle par des hélicoptères avant le départ de la manif et ensuite dans la "souricière" car les gaz lacrymogènes nous ont "noyés" et il s'est trouvé là aussi de jeunes inconnus qui a plusieurs reprises nous ont offert du serum physiologique. Bien sûr, les vieux n'avaient qu'à rester chez eux (cf. dounet) mais je pense aussi qu'à mon âge je n'ai plus rien à perdre et je revendique le droit de défendre mes convictions. Je suis aussi contente que finalement il n'y ai pas eu de blessés parmi nous car s'il y avait eu des "vieux blessés", que n'aurions-nous pas entendu ! Deux personnes (inconnues ?) avec caméra et micro m'avaient interrogée au début de la manif me demandant si je n'avais pas peur des casseurs. J'avais répondu que non et que je me sentais de ne répondre à aucune provocation. Heureusement, comme le dit Allain, "la solidarité et la sagesse des forces militantes" ont permis d'éviter le pire.
Commentaire n°6 posté par Marie-Reine le 10/04/2009 à 20h03
Les manifs dites pacifistes sont un bon prétexte et vous savez très bien que la moutarde mont très vite au nez des pacifistes.Vous avez un bon moyen de manifester:c'est le bulletin de vote.Vous êtes responsables de ces dégâts qu'on ne peut qualifier de débordement.C'est ce que vous souhaitez.
Commentaire n°7 posté par claude Girard le 10/04/2009 à 20h33
Un bulletin de vote tous les cinq ans, voilà votre conception de la démocratie? Le droit de manifester comme le droit de grève sont inscrits dans la constitution, ce sont des droits démocratiques pour lesquels des femmes et des hommes se sont battus, ont manifesté pour que vous puissiez voter...
La politique ne se résume pas à abandonner tous droit d'expression pendant la durée d'un mandat électoral, surtout quand on sait que la majorité des médias sont acquis au pouvoir actuel. Chaque citoyen, a le droit de s'exprimer, individuellement ou collectivement. C'est cela la démocratie. Vouloir l'empêcher ou dénaturer ce droit par des manipulations constituent une atteinte à ces droits. Par ailleurs le devoir du gouvernement et de resoecter ces droits , les faire respecter et protéger les citoyens, non de les attaquer à coups de pierres comme je l'ai vu et que vous pouvez le voir sur les photos ...
Réponse de le 15/04/2009 à 17h01
Bonjour,
Ce temoignage va dans le sens de milliers d'autres. Ce qu'a fait la police et les autorités est indigne d'une democratie.
Signons et faisons signer la petition-Manifestation du collectif national otan-non.org. Et poursuivons les auteurs de ces brutalités.
Commentaire n°8 posté par arielle Denis le 14/04/2009 à 10h11
 
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