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II

Comment ont-ils voté ?

Résultats, décomposition et recomposition, c’est en marche, rien n’est achevé.

 

LA DROITE

La droite (LR/UDI/DVD), bien qu'ayant obtenu près de 30% des suffrages en 2012 n’est plus qu’à 21,5%. La droite résiste cependant sur son noyau électoral (28% chez les 60-69 ans, 34% chez les plus de 70 ans, 30% chez les retraités), tout en restant derrière LREM même dans ces catégories qui lui sont traditionnellement acquises.

LR et l’UDI, malgré la déconvenue des aventures abracadabrantesques des emplois familiaux du candidat Fillon, les divisions provoquées par le captage de figures importantes de ces partis comme Bruno Lemaire et le premier ministre Edouard Philippe, a subi une défaite moins lourde qu’au PS car la droite n’a pas à supporter le désastreux bilan du quinquennat Hollande. Elle perd cependant la moitié de ses sièges avec 131 élus sur les 230 sortants. Sont éliminés des ténors comme NKM à Paris, la circonscription de Fillon, réputée imprenable. Les ambitions de cette dernière pour la mairie semblent très compromises. C’est pourtant une femme intelligente, à l’esprit ouvert y compris au macronisme, mais qui ne bénéficiait pas de sa bienveillante neutralité comme d’autres, opposée à un LREM titulaire. Des fiefs de tradition et de réaction ont pu être conservés, comme ceux des Eric : Woerth et Ciotti. Et déjà, tout un groupe d’élus n’a pas résisté à l’attrait d’un pouvoir, en fait dominé par des hommes et des femmes proches de l’idéologie du MEDEF. Un groupe parlementaire qui rassemble une vingtaine de députés LR et 18 UDI aura pour nom « Les Républicains constructifs UDI et indépendants » avec pour ambition d’être la troisième force politique de l'Assemblée nationale. Va-ton assister à la fin de l’UMP créée par Chirac, il y a 15 ans ? Ce qui diminuera d’autant la force de cette opposition-là, d’intérêt partisan et de principe plus que de programme On en revient aux clivages de la droite française entre bonapartistes, conservateurs et libéraux et la fraction centriste du Modem (42 sièges, allié à LREM) issue de la démocratie-chrétienne française qui n’a été vraiment influente que lors de la Libération avec le MRP.

 

LA... GAUCHE ?

Au PS et consorts : Le PS s'effondre partout, n'atteignant les 15% des suffrages que chez les cadres. La majorité (54%) des électeurs se déclarant proches du parti socialiste n'a pas voté PS au premier tour des législatives ; 35% ont préféré le candidat LREM, 8% celui de la France Insoumise, 5% le candidat EELV.

Aux législatives, le bloc PS/PRG/DVG a progressé un peu par rapport à la Présidentielle, tout en restant nettement en deçà des scores obtenus lors des législatives 2012.

Le PS français avait surmonté la défaite de 1993, avec 17,5% des suffrages il était resté la principale force d’alternance face à la droite. Cette fois, c’est l’éclatement sous les coups conjurés de LFI et du macronisme et surtout du PS hollandisé. Cet effondrement doit beaucoup aux socialistes eux-mêmes et à leur réponse ordolibérale à la crise de 2008. La crise a aussi précipité la clôture sur elles-mêmes d’élites politiques fermant la porte à toute politique alternative[1].

L’ensemble des candidats du Parti Socialiste et d’Europe Écologie les Verts a reçu environ 15 % de voix en plus que Benoît Hamon. Ils ont probablement bénéficié de voix de gauche qui s’étaient portées sur Mélenchon par vote de gauche utile, voire de Macron pour les mêmes raisons utiles, selon la nature du candidat PS et de ceux qui lui étaient opposés. La notoriété et la qualité ont parfois joué, mais pas toujours.

Le PS ne compte que 29 élus, profondément divisés entre ex-hollandais, macro-compatibles deux tendances sociales-libérales et un reliquat de frondeurs et sociaux-démocrates. 8 bénéficiaient de la neutralité bienveillante de LREM dès le premier tour, comme Stéphane Le Foll. Des ex-ministres ont été balayés : Najate Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri, Jean-Jacques Urvoas, Marisol Touraine.

Le PRG n’a que trois élus sur 15 précédemment. Le groupe PS ne compte donc plus que 32 députés, presque dix fois moins que lors du quinquennat Hollande. Et quelle cohérence pour ce groupe, déjà divisé sur l’attitude à tenir face au pouvoir ? Un premier projet de communiqué proposait :« Loin de tout populisme, les députés socialistes seront les alliés vigilants de la majorité. Sans cacher leurs désaccords, ils se mobiliseront pour la réussite du quinquennat. » En clair, les députés PS semblaient se préparer à soutenir Macron. Certains s’en émeuvent. Le communiqué est rapidement changé. La phrase devient : « Loin de tout populisme, les députés socialistes seront une force libre et indépendante qui affirmera ses positions au regard de ses valeurs : égalité, justice sociale et protection des plus démunis. » Ce qui ne mange pas de pain et n’engage à rien ! Avec un tel projet la reconquête du « peuple de gauche » est mal partie...

Au passage, la signature de Manuel Valls parmi les députés PS a été retirée…

 

Les EELV sont éradiqués  de l’Assemblée. Pas un seul élu.

973 527 voix : 4,30 % au premier tour des législatives.

 

Le PCF, explique Roger Martelli  (Ensemble, ex-PCF) à Mediapart, « il s’est rétracté mais avec suffisamment de force matérielle pour marquer de son empreinte l’espace à la gauche du PS. N’étant plus une force d’impulsion, il demeurait une force d’empêchement ». Selon l’historien, JLM a compris assez tôt que ce duopole PS/PCF était « obsolète ». Les dirigeants du PCF, attachés pour des raisons identitaires et d’existence matérielle à leur étiquette dégradée par le stalinisme, leur image dévalorisée des grandeurs dépassées, n’ont rien compris, pas plus que nombre de vieux militants, « socialo-trotsko-libertaires » encore bercés par des rêves unitaires obsolètes ou pour le moins insuffisants pour obtenir un Front populaire alternatif gagnant.

 

L’extrême-gauche

Elle subsiste, divisée en groupes, sectes et groupuscules, mais ne s’est pas remise du FDG et aujourd’hui de LFI qui l’ont reléguée aux présidentielles à :

Philippe Poutou (NPA) 394 505 voix et 1,09 % ; Nathalie Arthaud (LO) 0,64 %...

Aux législatives : 1 ,60 % des exprimés et 0,77 % des inscrits pour les Divers gauche ...

Le NPA ne s’est jamais remis du retrait par renoncement au vedettariat d’Olivier Besancenot et Nathalie n’a pas le charisme exotique d’Arlette Laguiller...

 

L’EXTREME-DROITE

- Debout la France : Dupont-Aignan : 1 695 000 : 4,70 % et 265 420 : 1,17 % aux législatives.

- Asselineau : 332 547 - 0,92 % - Divers, UPR et autres ... 68 320 - 0,30% aux législatives.

 

Le FN 13,20 % aux législatives : 2 990 454 voix

Le FN est en baisse par rapport au score de Marine Le Pen le 23 avril (21,3%). Le FN a été le premier choix des ouvriers (29%) et au sein des foyers disposant de moins de 1250€ mensuels (25%), mais il est devancé par LREM dans toutes les autres catégories d'électeurs.

On nous le promettait au plus haut niveau, on s’en servait comme d’un épouvantail pour discréditer tout vote en faveur de ceux qui refusaient de choisir entre la peste noire fascisante et le choléra libéral. Il a perdu les ¾ des 10,6 millions d’électeurs de Marine le Pen. Il recule même de 600 000 voix sur le premier tour des législatives de 2012. Cependant au deuxième tour, il confirme son ancrage populaire dans le Pas de Calais où il rafle 4 sièges dont celui de sa présidente qui obtient  58,6 % des voix et 1 dans le Nord. Louis Alliot, son compagnon et vice-président est aussi élu député de la 2è circonscription des Pyrénées-Orientales. Malgré cela, il n’aura même pas le minimum de quinze députés pour pouvoir former un groupe au Palais-Bourbon. Et pour le clan Philippot c’est l’échec. Au total l’assemblée comptera 8 élus FN dont deux apparentés.

Ce vote exprime des colères, parfois des espoirs mais surtout une grande désespérance. Il rassemble des disqualifiés, des réprouvés, des exclus du monde tel qu’il devient, un peu plus à la campagne oubliée qu’à

la ville et en fonction du degré d’instruction reçu ou de l’absence de diplôme. La géographie des votes est structurée par des contrastes entre les centres urbains et les espaces qui en sont les plus éloignés – les cartes du second tour le montrent[2]. Sans pourtant généraliser ce qui est une tendance. Ces écarts expriment avant tout des contrastes sociologiques – en matière d’âge, de catégories socioprofessionnelles, de revenus, etc. – et donc que « toutes les grandes villes françaises ne se ressemblent pas[3] ».

Tous n’ont pas les mêmes intérêts, entre les petits patrons, artisans et commerçants, hostiles par principe aux allocations et prestations sociales et les salariés qui regrettent de soi-disant usages abusifs des aides chez les « immigrés et les feignasses, mais n’envisagent pas un instant leur suppression[4].»   

La surreprésentation des enfants de l’immigration, discriminés à l’embauche, dans les structures aidées du marché de l’emploi alimente le sentiment que les aides publiques, les aides sociales sont captées par les immigrés à leur détriment[5]. « Dans le monde rural pauvre où domine le vote FN, les écoles, les magasins, les cafés, les bureaux de poste, les églises ferment. Trains et cars sont supprimés. » Dans les zones périurbaines, techniciens et agents de maîtrise, des petits propriétaires se voient victimes de frustrations identitaires causées par un management de plus en plus inhumain et disqualifiant. C’est pourquoi les espaces populaires d’ouvriers et employés, techniciens, se fédèrent derrière le populisme mariniste, car les lieux de socialisation, de formation, d’éducation populaire ont disparu avec :

- La professionnalisation des partis politiques de la gauche traditionnelle, PS et  PCF inclus, devenus des partis d’élus. C’est cela qui est rejeté aujourd’hui et a produit leur effondrement.

- L’évolution des milieux industriels, la fin des grandes concentrations, les horaires variables, qui défavorisent l’action syndicale de masse.

La domination des appareils de la « vieille gauche » détruits, le champ s’est libéré pour qu’une force nouvelle puisse exprimer le clivage latent suscité par la mondialisation néolibérale. La question n’est pas manichéenne entre gauches irréconciliables comme le pense Valls et le reproche qui est fait par Noël Mamère à JLM de se vouloir tout aussi inconciliable. Elle consistait à tracer une frontière nette, non seulement avec le PS en perdition, mais avec toutes les forces qui y restent associées par des intérêts à préserver.

C’est à ce défi qu’il faut répondre par de nouvelles alternatives non seulement politique comme celle de LFI, mais aussi sur le terrain par des projets alternatifs : boulangerie, commerces, cafés associatifs et coopératifs, initiatives culturelles, éducation populaire, pour reconstruire les solidarités collectives nécessaires à la résistance et pour préparer la transition, non d’une simple alternance, mais de l’alternative écosocialiste.  

     

LREM : UNE MAJORITE MINORITAIRE

Selon l’IFOP, L’électorat de LREM est diplômé, aisé, enclin à se mobiliser. Il a progressé de 8 points entre le score d'Emmanuel Macron au premier tour de la Présidentielle (24%) et celui des candidats LREM au premier tour des Législatives (32,2%). Il est arrivé en première position dans toutes les catégories socio-démographiques testées par l’institut de sondage à l'exception des ouvriers et de la tranche de revenus la plus basse. Au premier tour des législatives, LREM est aussi en tête dans toutes les catégories d'âge, chez les cadres mais aussi les professions intermédiaires, les employés, chez les retraités, les salariés du privé et du public, les personnes à leur compte, les chômeurs, quel que soit le niveau de diplôme, dans toutes les tranches de revenus sauf la plus basse, dans les zones rurales comme dans les villes, moyennes ou grandes. Les meilleurs scores sont enregistrés au sein des foyers les plus aisés (43%), chez les diplômés au moins Bac + 3 (38%) ;  on relève surtout des progressions spectaculaires auprès de catégories que lui disputait JLM à la Présidentielle : les chômeurs (32%, +18), les 18-24 ans (32%, +14 points), les employés (29%, +10), les ouvriers (26%, +10).

Cependant, selon un sondage de LCI, cité par Laurent Joffrin dans Libé, 52% des électeurs ne sont pas satisfaits des résultats du premier tour et 61 % souhaitaient rectifier la tendance  pour éviter de donner aux macronistes une majorité qui s’apparenterait aux pleins pouvoirs. Il n’en reste pas moins qu’avec 32 % du corps électoral, ce gouvernement possède une majorité absolue de 60 % des députés. Sera-t-elle aux ordres ?

Et les candidats LREM, qui sont-ils ? Plutôt des candidats en haut de l’échelle sociale,  à 68,6 % selon le Cevipof. « On enregistre une très forte présence de chefs d’entreprise, surtout de PME et TPE (17 %), en particulier dans la gestion des ressources humaines et de la communication », relève le Cevipof. Les cadres supérieurs et les cadres dirigeants représentent de leur côté 20 % des candidats et les membres des professions libérales, 12 %. »

On y trouve une parité réelle femmes-hommes 267 femmes contre 262 hommes. Cependant, c’est parmi les 284 novices que les femmes sont les plus nombreuses : 57 %. L’âge moyen est de 47 ans, il varie de 24 à 72 ans. 33% d’entre eux viennent de la gauche au sens large dont 24,8% du PS, alors que 15% sont issus de la droite (LR, Union des démocrates et indépendants, UDI, divers droite), 12,3% du MoDem et que 39,7% n’ont pas de proximité politique particulière. Presque la moitié de ceux qui ont été déjà élus viennent de la gauche pour 23% qui viennent de la droite et 9% des novices. On perçoit les effets de la reconversion des anciens élus, notamment socialistes en direction de LREM ; ce ralliement a également poussé des socialistes à se revendiquer de la majorité présidentielle...

Il appert donc de cette étude que le personnel directement issu de la société civile n’est pas si vierge politiquement que ça ! « La notion même de « société civile » est d’ailleurs assez ambiguë puisqu’elle désigne ici des candidats qui n’auraient eu aucune responsabilité électorale à gauche comme à droite pour se consacrer uniquement à leurs affaires privées et qui seraient censés représenter la « vraie société » au terme d’un raisonnement aux consonances quelque peu populistes. » On  pouvait remarquer : 25 députés, dont 21 étaient au PS, 2 au PRG, 1 EELV et  seulement 1 LR (Bruno Le Maire). L’équilibre droite-gauche était atteint au sein des 32 conseillers régionaux avec 11 PS, 6 « divers gauche » et 10 au MoDem.  Pour les 76 maires candidats, 23 avaient été élus sur des listes PS, 7 « divers gauche », 6 PRG mais 13 sur des listes « divers droite », et 11 sur des listes MoDem. Au total, 47% appartiennent à la gauche (sans aucun représentant ni du Front de gauche ni de EELV), 29% à la droite, 14,5% au MoDem et 9% environ sans étiquette ou se réclamant de LREM. Cela confirme une forte attraction de LREM sur les élus du PS et traduit l’incapacité corrélative du PS à garder sa cohésion.

Plusieurs candidats se sont présentés comme des produits de la société civile au titre de leurs fonctions de chefs d’entreprise alors qu’ils ont été auparavant assistants parlementaires...

Le parti du MEDEF et de la CGPME...

On enregistre une très forte présence de chefs d’entreprises, surtout de PME ou de TPE, notamment dans le domaine de la gestion des ressources humaines et de la communication, qui constituent plus de 17% des candidats... []Il faut ajouter à ces patrons les cadres supérieurs ou dirigeants d’entreprises, qui constituent 20% des candidats et les membres des professions libérales qui en offrent 12%.

Les candidats des classes populaires ne constituent que  8,5% du total, les représentants des classes moyennes 23% et ceux des classes supérieures 68,6%[6].

Conséquences :

Si le carriérisme politique est un danger pour la démocratie, il peut être régulé facilement par un statut du contrôle des mandats : non-cumul dans l’espace et le temps pour une même fonction. La formation d’élites politiques au sein des appareils des partis, en particulier à gauche permet à des candidats d’origine modeste de progresser  sur le plan social et de se présenter. Cette fonction d’ascendance par la politique pourrait être remise en cause par la généralisation d’un recrutement direct ne profitant qu’à des personnes déjà suffisamment dotées en ressources sociales et financières. En outre, puiser largement dans le milieu de l’entreprise privée ou des professions libérales déjà très représentées par le passé (avocats...), est également porteur de risques de conflits d’intérêts à moyen ou long terme et ne peut qu’exiger un renforcement drastique des contrôles qui vont devoir peser sur le personnel politique.

Comment réagiront les « braves gens » issus de la vie civile ?

Comment  réagiront les gens à la sensibilité de gauche face aux mesures de droite (Code du travail, retraites, fiscalité favorable aux plus riches) et aux atteintes à la démocratie : l’inscription des mesures d’urgence exceptionnelle dans la Constitution. Par exemple ce texte : au cas où serait repérée une personne "à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics". Avec ce texte particulièrement flou, un préfet pourrait juger que votre comportement porte atteinte à l’ordre publique parce que vous avez manifesté pour une raison ou une autre et vous placer sous surveillance électronique, en résidence surveillée, hors de votre lieu de résidence habituel, vous obliger à déclarer vos identifiants, e-mails, mots de passe, à ne plus fréquenter certains de vos amis syndicalistes ou associatifs, ou connaissances, à vous présenter  périodiquement à la police, sans décision de justice ! C’est un texte liberticide. Tout comme les textes concernant le code du travail la CSG ou les retraites, qui sont des projets attentatoires aux droits des travailleurs.

Quelques semaines avant les élections, ces électeurs LREM qui ne connaissaient rien des idées des candidats Macron, de leur représentation du monde et de leur projet pour demain. Leur attitude, assez fascinante est plus proche de celle du consommateur que de celle du citoyen éclairé. C’est plutôt inquiétant si on observe l’incohérence à élire de candidats aux profils décrits ci-dessus, appartenance politique et sociale, sur des critères de moralité et de renouvellement dont on peut observer qu’il n’y a pas corrélation pour une majorité d’entre-eux. Un seul critère semble avoir été déterminant : la mention « La République en marche » accolée sur l’affiche, un réflexe de consommateur victime – consciente ou non – d’une publicité mensongère ou masquée : élire un pur produit de la finance, qui a gouverné avec un président honni et se présente comme le sauveur de la nation et de l’Europe.  

Cela nous ramène au « confusionnisme de l’illusion » que je décrivais dans un article précédent.

 

[2] Ripoll et Rivière 2007

[4] Source : Le mode Diplo – juin 2017 Vote FN, une bataille de proximité –Willy Pelletier

[5] Ibid

[6] Source et citations de : Luc Rouban Cevipof ( Sciencesn Po : ROUBAN (Luc), « Le profil des candidats investis par la République en marche : un renouveau limité », Note ENEF 39, Sciences Po CEVIPOF, juin 2017, 9 p. URL : https://www.enef.fr/les-notes/

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