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Qu’est-ce-que le trading ?

C’est une opération de négoce, c’est-à-dire d’achats et de ventes d’actions, d’obligations, de produits bancaires dérivés, pour une très courte durée. Si courte, qu’elle peut-être de l’ordre de quelques secondes, le temps de passer à une autre spéculation jugée plus intéressante, soit rapportant puis de profit. Le but du trading c’est le profit. Le moins que l’on puisse constater, c’est qu’il s’agit d’un profit à court terme ! Et de caractère le plus souvent spéculatif. Cette activité est pratiquée par des traders, agents d’institutions financières dont les banques. La vôtre - pas la mienne (mais le groupe auquel elle est associée, si !). Grâce à des ordinateurs en réseaux qui utilisent des logiciels et des algorithmes ayant des temps de réponse extrêmement brefs, les transactions s’effectuent en millième de seconde.

En novembre 2011, plus de 90 % des ordres de bourse sur le marché européen étaient émis par des traders haute-fréquence. Il s’agit de 38 % des transactions mondiales sur le marché des changes, soit près de 40 % des transactions sont des opérations spéculatives qui ne produisent aucune richesse, mais qui enrichissent les spéculateurs et en particulier les grands établissements bancaires, les 28 plus grandes banques dites systémiques qui dominent le monde économique capitaliste, à partir de robots informatiques...

Ces banques développent ce qu’on appelle des dark pool (places de l’ombre) à travers des filiales, dans des marchés de gré à gré opaques (dans l’ombre !) ou l’anonymat des investisseurs est garanti... Malgré des rappels à l’ordre pour pratiques douteuses, notamment pour la Deutsche Bank et UBS (Union des banques suisses), le trading haute fréquence est devenu la principale mine d’or de la haute finance. Il est dominé par cinq banques américaines avec 54,2 % des parts du marché, sui vi par trois banques de la zone euro (16,7%), les trois britanniques (14,5%), les deux banques suisses (11,8%). Elles y réalisaient en moyenne 22 % de leur profit en 2013. Avec un record pour l’Américain Goldman Sachs (42 %) où vient d’entrer l’ancien Président de la commission européenne, où opérait M. Draghi, le directeur général de la BCE (Banque Centrale européenne), banque responsable de la crise économique mondiale des subprime en 2008, des dissimulations et trafics sur les comptes bancaires de la Grèce... Le rendement propre des capitaux de Goldman Sachs s’était situé à 40 % en 2006.

Ces banques ont de fait une dimension oligopolistique et sont en capacité d’influencer la formation des prix. Un pouvoir dominant écrasant, qui fait peser des risques majeurs sur l’économie mondiale et les sociétés, provoquant des bulles financières, des crises dont les peuples sont les victimes.

Allain Louis Graux

Le 17 juillet 2016

Référence : François Morin – L’Hydre mondiale ( Lux)

Tag(s) : #EECONOMIE